Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand s'est dit mercredi attaché à ce que le projet de loi sanctionnant le téléchargement illégal "passe rapidement" au Parlement et a annoncé qu'il comptait lancer une "vaste concertation" sur la rémunération des auteurs.
"Auteur, réalisateur, producteur moi-même de cinéma et de télévision, je sais ce dont je parle et j'attache la plus grande importance à ce que cette loi passe rapidement", a déclaré le ministre, pour sa première intervention lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.
"Le processus ne s'arrêtera pas à cette première étape. Arrêter le pillage des oeuvres était un préalable. Je veux maintenant m'attaquer à la définition des nouvelles conditions de la rémunération des créateurs", a-t-il déclaré en réponse à une question de la députée UMP Françoise Guégot (Seine-Maritime).
"J'ai proposé au président de la République et au Premier ministre de lancer très rapidement une vaste concertation avec tous les acteurs de la culture", a-t-il annoncé.
"La tâche qui nous attend tous est aussi importante que celle qui avait été accomplie en 1985 avec la grande loi qui avait refondé le droit d'auteur", a-t-il dit.
Le projet de loi, surnommé "Hadopi 2", débattu le 8 juillet en séance publique au Sénat, constitue la réponse du gouvernement à la décision du Conseil constitutionnel du 10 juin de censurer la mesure controversée autorisant la haute autorité administrative Hadopi à couper l'accès internet.
Le texte "prévoit que la suspension de l'abonnement à internet -qui est une sanction pédagogique car elle est bien adaptée aux comportements auxquels nous voulons mettre fin- sera prononcée par le juge", a déclaré M. Mitterrand.
© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.