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Le président du CNC conteste les propos de Cahuzac dans une lettre à ses agents

Eric Garandeau, président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), a écrit mercredi aux agents du centre pour contester des déclarations "erronées" du ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac sur le CNC et y apporter des "rectifications".
Lors de l'examen lundi par l'Assemblée Nationale du projet de loi de finances 2013, "la politique de l'Etat en matière cinématographique a été critiquée", regrette M. Garandeau dans sa lettre, dont une copie de sa lettre a été transmise à l'AFP.

Il a notamment été fait mention devant l'Assemblée d'"une augmentation de la masse salariale qui aurait conduit à de trop importants gains de pouvoir d'achat du personnel du CNC, et des investissements immobiliers hasardeux", explique-t-il.

"Je tiens à apporter les rectifications suivantes, les faits sur lesquels s'appuient le ministre délégué étant erronés", affirme le président du CNC.

Selon lui, "contrairement à ce qui a été indiqué par" Jérôme Cahuzac, "l'établissement a récemment (2010) acquis un seul immeuble et non plusieurs".

"L'opération d'acquisition a été engagée en toute transparence, avec l'avis favorable des services du ministère des Finances (France Domaine) et après approbation formelle du projet par la direction du Budget", assure-t-il.

M. Garandeau conteste également les propos de M. Cahuzac s'agissant de la masse salariale, qui a augmenté de "34,7%" au cours des "huit dernières années et non dix", résultant notamment, selon lui, de nouveaux recrutements.

Lundi, Jérôme cahuzac avait évoqué devant l'Assemblée "la progression" de la masse salariale de "35%" du CNC, sans qu'il y ait eu des recrutements, et que le CNC avait procédé à "des achats d'immeubles en plein Paris", pour son "compte propre".

Dans un rapport rendu public le 11 octobre, la Cour des comptes a demandé un pilotage budgétaire précis du CNC.

Le CNC est un établissement public dont le rôle est de réglementer, promouvoir et soutenir l'économie du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia, à travers des aides à la création, à la numérisation des salles, etc.

Il est financé exclusivement par des taxes affectées, dont une taxe sur les entrées en salles et une taxe sur les services de télévision (TST) due par les distributeurs de services de télévision.

Les députés ont voté lundi un prélèvement de 150 millions d'euros sur le fonds de roulement du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) dans le cadre du projet de budget 2013, pour que cet organisme "participe au redressement des comptes" publics.

(24 Octobre 2012 - AFP)

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