La revue
La Règle du jeu et le magazine
Transfuge organisent le 1er février à Paris, au cinéma La Pagode, une soirée de soutien au cinéaste iranien
Jafar Panahi, qui a fait appel de sa condamnation à 6 ans de prison et 20 ans d'interdiction de travail dans son pays.
Les organisateurs ont également souhaité associer ses deux confrères, dont son collaborateur
Mohammad Rasoulof (six ans de prison) et
Mohammad Nourizad, en grève de la faim depuis décembre, précisent-ils dans un communiqué adressé jeudi à l'AFP.
Cette soirée se veut aussi "
un appel adressé aux autorités iraniennes" à l'approche de la décision judiciaire sur l'appel interjeté par Panahi.
De très nombreux artistes et personnalités du monde du cinéma (
Agnès Varda,
Amos Gitai,
Jane Birkin,
Michel Piccoli,
Nicole Garcia ou
Serge Toubiana) et des intellectuels, dont
Bernard-henri Lévy, fondateur et directeur de la Règle du Jeu, seront présents pour soutenir les trois cinéastes aux côtés d'artistes iraniens résidant à Paris, comme les réalisateurs
Rafi Pitts,
Armin Arefi et
Abbas Bakhtiari.
"
Panahi a déposé le 8 janvier une lettre d'appel, actuellement en cours d'examen par le tribunal de Téhéran. Les autorités iraniennes devraient se prononcer sur la recevabilité de l'appel dans les prochains jours", indique un appel de personnalités qui le soutiennent publié par
La Règle du Jeu.
Les acteurs
Vincent Lindon,
Charles Berling,
Hyppolite Girardot et le réalisateur
Jean-pierre Mocky liront des messages de soutien.
Jafar Panahi, 50 ans, déjà privé du Festival de Cannes (où il devait siéger comme juré en mai dernier) puis de Mostra en septembre à Venise pour avoir soutenu le candidat réformateur Mir Hossein Moussavi contre Mahmoud Ahmadinejad en 2009, sera de nouveau empêché de rejoindre le festival de Berlin, qui s'ouvre le 10 février.
Son film,
Hors-jeu sera projeté à La Pagode, parce que "
Le seul crime qu'ait commis Jafar Panahi est d'avoir tenté de continuer de travailler en Iran, son pays, malgré la censure de ses oeuvres", soulignent les signataires de l'appel.
Mohammad Rasoulof a été également condamné à six années de prison ferme pour avoir participé au dernier projet de
Jafar Panahi. Tandis que
Mohammad Nourizad, arrêté en décembre 2009 pour avoir écrit une lettre de contestation à l'Ayatollah Ali Khamenei, a entamé une grève de la faim en décembre 2010.
"
Il est inconcevable que Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof passent les six prochaines années de leur vie derrière les barreaux de la prison politique d'Evin. Il est inconcevable que Mohammad Nourizad demeure en prison. Il est inconcevable que les autorités iraniennes privent les cinéastes iraniens de leur droit, élémentaire, d'exercer leur métier et de s'exprimer", concluent-ils.
=> Toutes les infos sur Jafar Panahi
(27 Janvier 2011 - AFP)
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