Une centaine de postes supprimés chez UGC

 
Le passage au numérique entraîne la suppression de 93 postes d'opérateurs projectionnistes sur 215 chez UGC où une grève a perturbé les diffusions de films mercredi soir, a-t-on appris vendredi auprès de la CFDT et de la direction.
"Une salle sur trois a été touchée à des degrés divers mercredi par notre action qui correspondait à la sortie du film Millenium 2", a indiqué à l'AFP Damien Mullatier, de la CFDT.

La direction avance le chiffre de sept complexes touchés sur une quarantaine.

Ces suppressions de postes font partie d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sur lequel le CE a donné un avis négatif, précise la CFDT. Le syndicat demande notamment que 20 de ces 93 postes soient maintenus, et dénonce "la nouvelle fonction +fourre-tout+ que veut créer la direction, de +technicien agent de cinéma+" qui rendra les offres de reclassement "impossibles à accepter".

La direction précise que le passage au numérique s'étalera sur 24 mois, délai qui assurera "le maintien dans l'entreprise de la totalité des salariés qui le souhaiteront".

"La société va très bien et le PSE justifié par le passage au numérique ne tient pas alors qu'UGC a fait 25 millions d'euros de résultat net en 2009", estime la CFDT.

Le groupe compte 1.550 salariés en France.

Né en 1971 de la fusion de plusieurs réseaux régionaux de salles de cinéma, UGC est l'un des tout premiers groupes du secteur en Europe où il compte près de 600 salles et s'est lancé également dans la production et la distribution.



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