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Bande-Annonce Bedwin Hacker

Vos avis sur ce film

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Résumé

Un film de , avec , , , Nadia Saïj. SYNOPSIS Kalt est belle, libre, bisexuelle. Elle vit au milieu d'une "Tribu" amicale et familiale pleine de vitalité. A l'aide d'un émetteur de fortune, depuis Midès, Oasis de montagne du sud tunisien, elle diffuse sur les écrans européens un premier télétexte en arabe :"Dans le troisième millénaire, il existe d'autres époques, d'autres lieux, d'autres vies… Nous ne sommes pas des mirages…" Signé d'un petit logo animé : un dromadaire du nom de "Bedwin Hacker". A la DST Julia, alias Agent Marianne, croît reconnaître là une allusion au pseudonyme Hacker de Kalt : "Pirate Mirage". Habilement, elle manipule Chams, son amant, journaliste parti en reportage à Tunis, pour obtenir des informations sur le piratage… Tiraillé par Julia avec qui il correspond sur Internet et Kalt qui le séduit intensément, Chams préférerait na pas avoir à choisir son camp… L’AVIS DE LA REDACTION : Disons-le tout de suite : BEDWIN HACKER est un premier film qui ne manque pas d’audace ! D’abord, parce que faire l’apologie du piratage à l’heure où les spécialistes de la sécurité virtuelle ne savent plus quoi inventer pour parer les virus en tout genre qui envahissent le net et dévorent nos disques durs, il fallait oser. Ensuite, parce qu’il est réalisé par une femme, maghrébine de surcroît, et qu’il prône une liberté sans tabou, y compris sexuelle, à une époque où la tendance est plus au retour du voile qu’à l’émancipation cybernétique. Enfin, parce qu’il est mené d’un bout à l’autre avec une hargne sans compromis par une cinéaste de caractère qui sait visiblement ce qu’elle veut. Exit donc la Tunisie traditionaliste où les femmes enrubannées servent le thé aux maris tout puissants, et bienvenue dans le troisième millénaire : ici les héros sont des héroïnes, polytechniciennes, entêtées et farouchement indépendantes et les hommes, totalement dépassés, quand ils ne sont manipulés à leur nez et à leur barbe, sont réduits à un statut peu honorant de faire valoir malgré eux. La pétillante Kalt, avec son look de garçonne, petit soldat d’aplomb dans ses babouches, peut être fière de sa nouvelle "arme d’intrusion massive" : un dromadaire iconique qui, d’un instant à l’autre, peut surgir sur votre écran et parasiter les émetteurs du monde entier… Nouvelle forme de terrorisme on line ? N’allons pas jusque là… Le petit "Bédouin Pirate" de serait plutôt un militant pacifiste, voire un "Robin des Bois" philosophe, en témoigne ce message diffusé en arabe via tous les écrans de télévision : "Dans le troisième millénaire, il existe d’autres époques, d’autres lieux, d’autres vies… Nous ne sommes pas des mirages". Il faut avouer que l’idée, insidieusement subversive, a du génie. Et s’il fallait effectivement en passer par là pour attirer l’attention de l’opinion et des autorités internationales ? Comme le clame la réalisatrice : "Bedwin Hacker est né d’une urgence : celle de prendre la parole ! Ici et ailleurs… Raconter l’histoire de personnages décalés, rebelles, marginalisés mais résistants, face cachée de cette société à la fois moderne et réactionnaire qu’est l’Afrique du Nord aujourd’hui". Un plaidoyer politique qui, reconnaissons-le, n’est pas exempt de légitimité. Une femme pirate en plein désert, capable de défier les services de la DST, peut-on pourtant y croire ? ne recule pas devant l’objection : elle a tout fait pour rendre son film crédible, n’hésitant pas, pour les besoins du scénario, à le transformer en thriller d’espionnage : intrigue nébuleuse, langage ultra-codé, outillage high-tech… Pas toujours simple à décrypter ! Malheureusement, on finit par se noyer dans cette histoire à entrées multiples et par se désintéresser des personnages et de leurs supposées interconnexions sentimentales. Le film aurait été plus clair et aurait eu plus de chances d’atteindre sa cible s’il avait bénéficié d’un centrage plus rigoureux sur son sujet. Alors, combat perdu d’avance ou simple jeu d’enfant ? BEDWIN HACKER n’en reste pas moins une prise parole libre et délibérément féministe qui donne à réfléchir. Saluons comme il se doit cette courageuse œuvre de résistance au féminin ! Laurence Berger L’AVIS DE LA PRESSE : Studio Magazine : "(…) Bedwin Hacker, (…), s'il montre un vrai talent de mise en scène, pèche par les boursouflures improbables de son scénario et la qualité trop inégale de son interprétation." M.R. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 30) Première : "(…) Cette tripotée de personnages pas franchement excitants évoluent en roue libre et en pure perte au service d'un message humano-libertaire (…)" N.S. (article entier disponible dans Première n°317, page 39.) Le Monde : " Un film dont l'héroïne est une femme arabe, bisexuelle et pirate informatique ne peut être entièrement mauvais. (…) Au bout du compte on reste ravi par l'idée que pareil film puisse exister plus que par son existence même." Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site de Le Monde) NOTES Quelques précisions a réalisé un court-métrage en 1998, Tant Qu'Il Y Aura De La Pelloche avant de produire un documentaire My Heart Is My Witness écrit et dirigé par Louise Carré. Elle a écrit, réalisé et produit son nouveau film Bedwin Hacker. Ce dernier scénario a reçu le prix de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie. Il a été écrit en fonction des lieux de tournage, le Sud de la Tunisie, à Midès, un village presque abandonné. La notion de liberté est au cœur de l'histoire avec le personnage de Kalt, qui préfère une société où elle n'est pas libre, Julia qui tente de contenir la liberté des autres et Chems qui, comme bon nombre d'entre nous, croit qu'il est libre. L'une des volontés de a été de choisir des acteurs (français et tunisiens) inconnus, voire inexpérimentés. Retrouvez une interview de la réalisatrice sur www.africultures.com. En voici quelques extraits. ENTRETIEN AVEC Quel message doit transmettre votre film ? "Ce qui m'habitait le plus, c'était une réflexion sur le pouvoir de l'information et de la télévision. Je ne fais rien de didactique et j'avais des images assez oniriques au départ, impossibles à réaliser ! L'idée m'est venue d'un pirate informatique, pour une prise de parole. J'avais envie de dire qu'au Sud de la Méditerranée, on trouve des esprits libres. Nos images ne sont pas diffusées au Nord, et il en ressort un malentendu terrible qui fait croire aux gens que nous sommes des arriérés. (…) J'ai volontairement inversé le rapport Nord-Sud, et cela avec ce qui aujourd'hui parle le plus aux gens, avec des images purement occidentales : la télévision." Vous associez la femme à la notion de liberté. Pourquoi? "Depuis le premier de mes courts métrages, mes personnages féminins sont plus que libres. Pour moi, banaliser la liberté d'une femme est le meilleur moyen de l'imprimer dans la tête des gens au Maghreb. Je n'ai pas envie de faire des constats d'échec. La liberté est un combat. En Tunisie, par rapport à d'autres pays arabes, on est très libres, même si c'est dans le non-dit, dans les chaumières… Je connais beaucoup de femmes vivant de façon très marginale, par exemple ayant des enfants sans être mariées, etc…" Considérez-vous votre film comme un moyen de véhiculer une nouvelle vision du Maghreb? "On attend de nous des films formatés. Jamais en Tunisie on ne m'a dit que Kalt n'était pas une femme tunisienne alors que je l'ai souvent entendu dans les commissions de financement européennes. Ce n'est pas toujours dit de façon explicite mais c'est là. Cela m'a été dit clairement dans des débats publics. Je m'habille avec des pantalons de cuir et assez rock et je le fais autant à Tunis qu'en France. Nous ne sommes pas "la Tunisie", mais en faisons partie. Il n'y a pas qu'une seule Tunisie et je ne vois pas pourquoi nos films devraient représenter obligatoirement la majorité des Tunisiens. Musique, danse, couscous, médina… J'ai eu envie de reprendre ces thèmes mais de façon décalée : les femmes sont dans la médina mais s'y retrouvent à se saouler et manger une soupe de pois chiches en pleine nuit, Kalt installe une antenne moderne en plein désert, le père boit avec les femmes dans la fête, etc. Il s'agit de casser les clichés en montrant que c'est aussi possible et présent dans notre culture. C'est un racisme à l'envers de refuser à notre culture, sa modernité." L'histoire a un côté thriller. Cible-t-elle une génération en particulier? "J'avais envie de parler aux jeunes en priorité, et finalement il plaît un peu à tous les publics. Je ne voulais pas qu'il soit rébarbatif pour un public maghrébin. Mais avant tout, je voulais une héroïne maghrébine qui soit quelqu'un qui gagne. Ce n'est pas un thriller pur dans la mesure où le rythme est cassé régulièrement, mon propos étant de montrer la Tunisie : c'est une radiographie de marginaux tunisiens. Mais ce ton plaît en Tunisie : j'avais été surprise de voir que mes courts-métrages étaient appréciés malgré leur liberté de ton. Les Tunisiens ont beaucoup d'humour et apprécient la liberté. Je n'insiste jamais sur ma façon de bousculer des tabous : ce n'est jamais le sujet du film, c'est du domaine du normal et du coup, ça passe très bien !" Le support numérique a-t-il été un obstacle pour les paysages? "Au contraire. Cela a été une belle expérience au niveau de l'image. Si j'avais eu davantage d'argent à la post-production, j'aurais été encore plus contente d'avoir tourné en numérique. C'était un choix : le sujet est numérique, la musique est électronique, l'image… Un pari !" Justement, le choix de musiques électroniques est-il destiné à renforcer la rupture avec le cinéma tunisien? "C'est ma culture et c'est en phase avec ce qui se fait actuellement, notamment en Algérie. J'adore ce mélange. Par contre, j'ai travaillé avec un musicien français qui a samplé des musiques arabes, à l'inverse des musiques orientales imprégnées de rock. J'avais envie que ça pète pour que cela corresponde au personnage de Kalt." La post-production s'est-elle déroulée en France ? "Oui, cela n'était pas prévu et a coûté très cher alors que mon budget n'atteignait même pas 4 millions de francs ! Nous avons jonglé de façon incroyable pour assumer l'électronique, 35 décors sur le film, des déplacements incessants, des tournages à Paris, dans le désert… Bien sûr, je ne me paie pas et beaucoup ont travaillé gratuitement, ou presque. L'enthousiasme a été formidable. Accidents, vents de sables, etc… on a eu tous les problèmes, mais ça a été très fort. C'est la post-production qui a été la plus dure." Propos recueillis par Olivier Barlet.. Retrouvez l'intégralité de cette entrevue sur www.africultures.com FICHE ARTISTIQUE : Kalt : Julia : Chams : Frida : Zbor FICHE TECHNIQUE Scénario, réalisation, production : Musique originale : Milton Edouard Direction photo : Tarek Ben Abdallah Décors : Mohsen Raïss et Hatem Miladi
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