Bande-Annonce Broceliande

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Résumé

Un film de , avec Elsa Kikoïne, Cylia Malki, Alice Taglioni, Cédric Chevalme, Mathieu Simonet SYNOPSIS: Chloé, jeune étudiante en archéologie, vient s'inscrire à la faculté de Rennes pour se spécialiser en histoire celte. Dès son arrivée dans cette ville où elle se sent étrangère, son parcours est jalonné par une série de meurtres inexpliqués. Tous les indices semblent converger vers la forêt de Brocéliande, creuset des légendes celtiques, où Chloé participe à un chantier de fouilles sur de très anciennes sépultures. Mais en exhumant ce qui doit rester enfoui, ne risque t-elle pas de réveiller des forces d'une sauvagerie oubliée? L'AVIS DE LA REDACTION : Le jeune cinéma français n'a pas encore trouvé son "genre", mais pour rivaliser avec le cinéma américain sur ce terrain en s'en démarquant, des réalisateurs cherchent à le franciser. est allé chercher la "french touch" dans la mythologie celte. Alors qu'il a un terrain de légendes, de symboles et d'imaginaire prolifique pour créer deux mondes parallèles qui se répondent et se confondent, le réalisateur peine à nous emmener ailleurs. La pierre qui lance le meurtre initial et les recherches de Chloé ne distille pas son pouvoir maléfique. L'ombre du méchant terrifiant aura connu des traitements plus subtils et "merveilleux". La forêt de Brocéliande pourrait être celle du village d'à côté - les cieux ont beau y être épais et les torches allumées, on a l'impression d'être dans un jeu de rôles. Entre le film de campus, le film fantastique, le film d'horreur et gothique, la mise en scène manque de repères. Deux mondes s'imbriquent très vite et le fond celtique sonne comme un prétexte pour une barbarie plus spectaculaire et finalement trop distanciée, voire kitch – sans que le côté série B soit assumé. Les dialogues gâchent tous les effets. La Lara Croft française n'est pas spécialement crédible quand elle dit "oh putain c'est où la sortie?" pas l'air trop affolée alors que les autres sont en train de se faire trucider. De plus les combats ne sont pas des meilleurs : les coups que se donnent les filles font très mal à l'oreille mais visiblement pas à elles qui s'en sortent avec des bleus. Ce film de "genre" français se différencie au moins des films de genre américains dans un domaine : il prend un peu moins les jeunes pour des abrutis! Le point de vue sur les femmes change certes un peu mais au moyen d'un retournement abracadabrantesque – la jeune fille, seule dans une ville nouvelle est l'objet de sacrifices et les hommes sont ou méchants ou impuissants. Ce premier film est laborieux et au final, pour plus de mal que de peur. Maryline Poux. POUR LE FUN... Si de nombreuses références dans la mise en scène et l’éclairage apparaissent à l’écran, quelques unes viennent également se perdre dans le décors… Ainsi, parmi les quelques scènes d’intérieur, et plus particulièrement celles se déroulant dans le hall d’entrée de la " Faculté de Rennes " (qui n’est autre que la Fac de Droit de l’Université René Descartes, PARIS V), vous pourrez déchiffrer le nom prêté à l’amphithéâtre du dernier plan. Initialement baptisé " Amphi Delbarre ", ce dernier est renommé pour l’heure : Amphithéâtre Anton Phibes, rôle phare de la richissime filmographie de feu Vincent Price ( THE ABOMINABLE DR. PHIBES, et sa suite DR. PHIBES RISES AGAIN). Grégory Delavallée PROPOS DU RÉALISATEUR: Le film de genre français : "Pour BROCÉLIANDE, j'ai essayé de transformer la proposition de base qui était, en gros de faire un film d'horreur avec des jeunes. J'ai essayé de l'enrichir, de lui apporter d'autres éléments, de mélanger les genres. Peut-être est-ce une définition de l'approche "starfixienne" : on aimé tellemnt de choses dans le cinéma qu'on ne peut s'empêcher de laisser ressortir des influences multiples. En fait, nous faisons des films par amour du cinéma, avec une approche de cinéphiles. C'était à mes yeucx l'une des grandes qualités du PACTE DES LOUPS. Pour BROCELIANDE, la démarche est la même, toutes proportions économiques gardées : il y a une part de film de campus, un peu de ROSEMARY'S BABY, un côté "giallo" à l'italienne, et puis, après le suspense, vient l'action. Le film se barre alors dans quelquechose de plus délirant – les références celtiques sont très "Hammer films". Enfin, il y a une petite nouveauté : le monstre du PACTE DES LOUPS mêlait animatronics et images de synthèses, le nôtre est joué par un acteur portant un costume. BROCELIANDE a le premier "man-in-the-suit-monster" français ! Au final, j'ai simplement essayé de proposer au spectateur un film sincère, original et divertissant. Les légendes celtes : "Il y a (...) bien assez de mythologies françaises et européennes pour servir de base à un grand cinéma de genre et elles sont autrement plus riches que le histoires de serial killers. Nous possédons un fonds littéraire inépuisable dans le registre du fantastique et de l'étrange, des contes de Hoffman à Jean Ray, de Thomas Owen à Dumas. La bête du Gévaudan et les forêts celtiques, comme la légende arthurienne ou les contes de fée, participent de cet imaginaire. Avec BROCELIANDE, par exemple, il était amusant de se réapproprier Halloween, la grande célébration macabre des américains, qui a son origine dans la fête celtique de Samain, née en Europe. J'aimerais dans la même optique tourner un vrai western, mais qui se passerait en Farnce à la fin du siècle dernier, dans un contexte authentique peu connu et passionnant." FICHE ARTISTIQUE: Chloé : Elsa Kikoïne Iris : Cylia Malki Léa : Alice Taglioni Erwann : Mathieu Simonet Gilles : Cédric Chevalme Thomas : Alexis Loret Vernet : Brennos : Vernon Dobtcheff FICHE TECHNIQUE: Réalisation : Scénario : et Benoît Lestang Image : Guillaume Schiffman Décors : Franck Benezech Costumes : Anne David Montage : Sébastien Prangère Son : Antoine Deflandre et Jean Dubreuil Mixage : Gérard Lamps et Eric Tisserand Musique originale : Sarry Long Directrice de production : Nora Salhi Produit par : Eric Névé / La Chauve-Souris
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