Partager


Utilisez les options ci-dessous pour partager votre vidéo.

Embed:

http://www.commeaucinema.com/embedded.php?v=MzQzOHwjIyN8MHwjIyN8QmFuZGUgQW5ub25jZSBjYWbpIGRlIGxhIHBsYWdl

Iframe:

<iframe id="cacplayer" scrolling="no" style="border:none" src="http://www.commeaucinema.com/embedded.php?v=MzQzOHwjIyN8MHwjIyN8QmFuZGUgQW5ub25jZSBjYWbpIGRlIGxhIHBsYWdl" width="100%" height="390"></iframe>

Bande-Annonce café de la plage

Vos avis sur ce film

Exprimez-vous

Résumé

Un film de , avec et . SYNOPSIS Driss, un jeune tangerois, devient l'ami d'un impossible vieillard. Sournois, traître, parfois dangereux, Fouad est le pire ami du monde qu'on peut avoir. Pourtant, lucide, Driss sait parfaitement à quoi s'en tenir avec le vieux. Son combat pour cette amitié se situe bien au-delà dans une région mystérieuse qu'il ne comprend pas toujours lui-même. L’AVIS DE LA REDACTION : De prime abord, CAFE DE LA PLAGE est un film qui passe inaperçu. Un film anodin, parmi tant d’autres. De ceux qu’on a peut-être tendance à oublier un peu vite lorsque la lumière se rallume… Pourtant, pour peu qu’on y prête une attention plus soutenue, que l’on délaisse notre posture alanguie de spectateur blasé, le film de révèle un charme et une richesse qui, pour un peu, auraient bien failli nous échapper! L’histoire, il est vrai, enracinée dans la culture marocaine, ne concerne pas forcément " Monsieur tout le monde ". Elle revêt cependant, par-delà sa singularité, un caractère parabolique qui tend vers l’universalité et qui donc, par un juste revers de balancier, nous touche indirectement. Cette histoire est celle de Driss, un jeune homme naïf et pétri d’idéaux (il croit dur comme fer à la fidélité, la générosité, la noblesse du cœur…), qui se prend d’amitié - d’une amitié profonde, sincère, obstinée - pour un vieil homme bourru et solitaire, qu’il espère ainsi sortir de sa misanthropie paranoïaque. La cause est-elle perdue d’avance ? Peu importe. Sur un scénario co-écrit par (on retrouve d’ailleurs, dans l’approche du sujet, un certain lien de parenté avec Loin, sa dernière réalisation en date), met l’accent sur le ressort humain, s’intéresse à l’ambivalence de ses personnages, sans excès de complaisance ni d’exotisme. On assiste alors à la confrontation de deux individualités aux antipodes l’une de l’autre, au croisement de deux trajectoires inversées qui n’avaient rien pour se rencontrer, mais qui se rencontrent malgré tout… CAFE DE LA PLAGE expose, par la même occasion, un Maroc en pleine mutation socio-culturelle (l’émancipation des femmes en est ici l’élément le plus symptomatique). Le réalisateur filme corps et décors avec une réelle précision du détail, beaucoup de pudeur et de sensibilité. On regrette seulement que le point de vue narratif reste un peu trop autocentré sur la personnalité du jeune homme, de sorte que la psychologie des autres protagonistes n’est souvent qu’esquissée. On n’a certes pas affaire à un chef-d’œuvre incontournable (ce qui n’est pas une raison suffisante pour le contourner…), mais à un petit film intelligent, inventif et bien mené. Et ce n’est déjà pas si mal ! Laurence Berger NOTE D'INTENTION CAFE DE LA PLAGE est l'adaptation d'une nouvelle de Mohammed Mrabet, retranscrite par Paul Bowles. "Le soin, dans la mise en scène, était d'exclure du cadre tout ce qui, de près ou de loin, s'apparentait au folklore marocain. Le monde arabe n'en finit pas de se révéler, de s'ouvrir. Un monde difficile, impossible à connaître. Je voulais faire un film au Maroc sans prendre en charge cet ailleurs, cet exotisme. C'est par l'intimité, la complexité, la contradiction des personnages que j'ai essayé d'entrer dans ce monde, et non par des issues sociales, politiques, voire par une critique des conditions de vie. En allant à Tanger, j'ai souhaité être le plus transparent possible, faire "comme si" je m'exprimais depuis l'intérieur d'une culture, sans en souligner la différence de plain-pied avec son étrangeté. LES ACTEURS : Fouad () "Quand j'ai vu L'Arriere-pays de à Cannes, je me suis dit que Jacques serait le Fouad du CAFE DE LA PLAGE. Dans le personnage de son propre film, j'ai découvert une affinité avec le rôle de Fouad. Le vieux du Cap Spartel s'est exclu, isolé lui-même de son village, il vit une relation d'amour et de haine vis-à-vis des siens. Il y a chez lui comme une jouissance à souffrir de ne pas être accepté." Driss () " est dans le film "le héros", "le pur", "l'amoureux". Il n'a aucune raison de s'exposer à l'altérité, et à partir de là, il se lance à corps perdu dans sa conquête. Pour ce rôle, j'avais besoin d'un visage qui conjugue mélancolie et vaillance. Ouassini est un acteur d'une grande intuition, d'une grande retenue. Il nous permet de croire au projet du personnage, d'en accepter l'étrangeté. Il exprime la sensibilité d'un jeune homme qui prend son secret au sérieux. Un jeune homme dont les principes, et parfois l'intransigeance, ne sont plus l'affaire d'un code, mais la résultante fragile d'une émotion, d'un trouble…" UNE HISTOIRE VRAIE Fouad a existé, et le Café de la plage aussi. A la différence de l'histoire, Fouad, décédé, est aujourd'hui, célébré tel un saint par les gens de sa famille. Son café a prospéré, il est devenu un des endroits les plus prisés des Tangérois pour boire le thé et fumer. Les fils s'en occupent toujours. La légende veut que Fouad ait servi du thé au roi Mohammed V, venu là incognito. Beaucoup de gens à Tanger se souviennent de lui, parfois avec les termes du venin, parfois avec amour. Driss est évidemment Mrabet. LE SCENARIO "Réécrire le scénario avec a été un grand plaisir. La première version du scénario lui fut envoyée par , ma productrice, qui a eu la bonne intuition de nous mettre en contact. Car l'idée d'une réécriture l'a, contre toute attente, séduit. Après cette première version, beaucoup de gens m'avaient dit : on ne comprend pas pourquoi Driss retourne au café. Il aurait été facile et satisfaisant pour moi de mieux expliquer, et de mieux justifier cette obstination. Contrairement à beaucoup, Téchiné a été sensible au caractère atonal du récit, à son absence revendiquée de toute dramaturgie, c'est-à-dire à son absence de stratégie. Il m'a permis de ne pas trahir l'étrangeté fondamentale de l'histoire, permis d'en assumer le vide. Ce vide est une force d'aspiration, une force de cinéma, un questionnement… Le questionnement sur la virilité, sur l'humanité, qui reste incertain tout au long de l'histoire…" L’AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: " Sortie des autistes " (article entier disponible dans Cinélive n°54, page 53) Studio : " Toujours est-il que le film, lui, est bel et bien manqué " (article entier disponible dans Studio Magasine n°175, page 30) Première : " Le réalisateur ne nous donne jamais l'opportunité de saisir un chouia de ses belles intentions " (article entier disponible dans Première n°299, page 32)
Remonter