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Bande-Annonce Comment j'ai tué mon père

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Résumé

Un film d’, avec , , , SYNOPSIS : Jean-Luc, médecin à qui tout réussit, pense avoir oublié son père. Un père parti il y a si longtemps, qui a donné si peu de nouvelles… Comme si le souvenir – ou le ressentiment – était du temps perdu. Mais voici que surgit Maurice, de retour d’un long exil. Il n’exprime aucun remord. Sans état d’âme apparent, il regarde autour de lui avec un drôle de sourire. Il considère la vie, l’univers de Jean-Luc avec une distance qui en devient cruelle. C’est u qui a l’air de juger. De quel droit ? Face à ce père qui le séduit, le rebute, le rejette, Jean-Luc ne pourra plus éviter d’affronter sa propre histoire. LE DVD : Image : DVD 9, écran 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85 Son : Français, Dolby Digital 5.1 Sous-titres : Anglais Bonus : - Entretien avec - Commentaire audio d’, la réalisatrice - Interviews de , et - Galerie de photos - Bande-Annonce - Menus animés L’AVIS DE LA REDACTION : Quatre ans après NETTOYAGE A SEC, qui avait déjà fortement marqué les esprits, récidive avec un film d’une rare intensité, qui explore, sans jamais les révéler vraiment, les tréfonds de l’inconscient. COMMENT J’AI TUE MON PERE… un titre freudien par excellence, presque un lieu commun, qui, cependant, recèle sa part d’énigme. Le risque était de tomber dans la psychologie facile, la réalisatrice le contourne par une habile distanciation. Lorsque Maurice, le père indigne, refait surface après vingt ans d’absence, il fait l’effet d’un chien dans un jeu de quilles. Ou plutôt, il ouvre une brèche, d’abord imperceptible, puis de plus en plus béante, dans le quotidien fissuré de ce fils, étriqué dans sa vie bourgeoise. Peu à peu, le vernis s’écaille. Tout un passé enfoui ressurgit. Dès lors, la confrontation ne pouvait qu’être terrible… Elle l’est d’autant plus qu’, un peu à la manière de Chabrol, a choisi de gommer tout substrat émotionnel, donnant à ses personnages une froideur, une opacité, qui sonnent extrêmement juste. D’emblée, elle instaure entre eux un rapport cérébral, ambigü, fait d’un curieux mélange d’amour refoulé et de haine latente, des sentiments sous-jacents, qu’on devine à demi-mots, mais qui n’éclateront jamais au grand jour. Manifestement, les deux hommes ont des comptes à régler ! Et nul ne sortira indemne de ce face à face cathartique, qui fait voler en éclats un ordre familial (trop) bien établi. Comment se débarrasser, au sens propre, comme au figuré, de ce père encombrant, qui s’immisce, subrepticement, presque malgré lui ? La réalisatrice laisse planer un subtil suspense, comme une impression diffuse d’irréalité… COMMENT J’AI TUE MON PERE présente, par certains égards, un lien de parenté avec HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN. Comme chez Dominik Moll, c’est en effet l’intrusion d’un élément extérieur, en l’occurrence, la présence quasi spectrale de ce père qui, au fond, n’a jamais cessé d’exister, qui va finalement permettre au personnage de se révéler à lui-même. Servie par une interprétation magistrale de et , la délicate exploration du rapport père / fils au cinéma a rarement été aussi aboutie. Peut-être devait-elle, paradoxalement, passer par un regard de femme… Laurence Berger : Comment est née l’idée de ce retour du père prodige ? " J’avais à nouveau envie d’explorer le thème de l’intrus, celui qu’on n’attend pas et qui surgit dans un monde constitué, dont il va transgresser les codes. C’était déjà le cas dans NETTOYAGE A SEC où un jeune travesti venait infléchir le destin d’un couple de petits commerçants. Ici, le retour impromptu d’un père, exempt du sentiment de paternité, va mettre sous pression son entourage et en particulier son fils aîné dont la vie offre tous les signes extérieurs de la réussite. Je trouvais intéressant de voir comment un père, qui n’éprouve apparemment aucune culpabilité, est amené à se confronter ses deux fils, qui croient eux aussi avoir refermé le dossier œdipien. C’est cette lutte incessante entre le conscient et l’inconscient, ravivé par ce rapport si tardif, qui va entraîner insensiblement chaque personnage dans une mise à nu, dont personne ne sortira indemne. " : Le sujet du film vous touchait-il particulièrement ? " Moi, mon père ne me parlait jamais. C’était un homme brisé par la guerre de 14, brisé plus tard par la guerre de 40. Il en était revenu complètement hagard. C’était un homme qui ne pouvait plus parler. Il ne s’animait qu’avec ses compagnons de régiment quand ils venaient le voir. Ils se racontaient ce qu’ils avaient vécu et, à ce moment-là, je voyais mon père vivre. Je le voyais vivre et je lui trouvais un charme extraordinaire alors. Dès que les copains étaient partis, il se refermait. Depuis qu’il n’est plus là, il vit en moi deux fois plus, et bizarrement je me sens devenir un peu de lui. "
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