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Bande-Annonce Emprise

Vos avis sur ce film

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Résumé

Titre Original : FRAILTY Un film réalisé par , avec : , Derk Cheetwood, Scott Adsit, Luke Askew SYNOPSIS : Fenton Meeks (Matthieu McConaughey), alerte le FBI que son frère Adam peut être le tueur en série prénommé "les Mains de Dieu". Le film est un flash-back sur l'enfance de Meeks et de son père () qui a cru qu'il était sur terre pour accomplir une mission de Dieu et détruire les démons qui peupleraient des corps humains. Fenton a vu son papa comme le mal, tandis qu'Adam l'a vu comme un héros. L'AVIS DE LA REDACTION : "Choquant" est le juste adjectif pour qualifier le premier film de l'acteur-réalisateur . Pour ses débuts derrière l'objectif, le texan fait bonne impression : des mouvements de caméra soignés, une lumière travaillée... Le parti pris est de suggérer et non de montrer, heureusement ! La violence n'est pas dans l'image, le fond de la bobine est à lui seul suffisant pour créer le malaise chez le spectateur. Par ailleurs, la tension va crescendo, en particulier dans les dernières minutes, bien que l'issu de certaines scènes soit parfois prévisible. Les acteurs sont excellents à l'image du jeune pour la première fois à l'écran. Il rappelle Edward Furlong à ses débuts (TERMINATOR 2, PECKER, AMERICAN HISTORY X...). Paxton joue avec justesse un père de famille aimant, mais qui ne se rend pas compte que sa quête est démente et des répercutions qu’elle peut engendrer. L'un de ses deux fils deviendra serial killer, comme son papa, l'autre un "bon catholique". Il présente les caractéristiques du tueur en série type : blanc de plus de trente ans, bon père de famille, et surtout convaincu d'être la "main de dieu". Ses crimes, aussi durs qu'ils soient, sont, cela dit, justifiés par l'action divine au travers de son bras. Quant à Matthew Mc Conaughey, il appartient pour la seconde fois à une famille de fous après TEXAS CHAINSAW (MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 4)… vraiment inquiétant cet homme là! Il narre l'histoire de son enfance avec lenteur et gravité, ce qui colle avec exactitude à l'image du film et à une ambiance plus glauque que gothique. Il est réellement terrifiant dans ces rôles sombres. Il ne sert à rien de s'attarder sur ces détails techniques tant le message délivré est controversé. La dernière fois qu'un film m'a choqué à ce point, c'était 8MM, mais par son côté descente aux enfers et démonstratif. L'interprétation de Nicolas Cage y faisait également. Cependant, EMPRISE véhicule un message complexe et ambigu : - On peut l'envisager comme un plaidoyer pour la peine de mort et les biens faits d'une vie pieuse. La justice de Dieu au travers de celle des hommes. Les origines texanes des deux protagonistes principaux suffiraient à n'en pas douter pour certains. Le manichéisme des dernières répliques, du genre "you 're a good guy", fait très Bush, et renforce cette idée. Le danger est de justifier les actes de fous prétendant agir au non du "tout puissant". Le titre original est de plus FRAILTY, fragilité humaine en français, à vous de juger . - On peut l'envisager également comme une critique de l'extrémisme religieux et des missions dont se croient chargés quelques fous. Le rôle de dangereux psychopathe fasciste que tient dans le très grinçant et décalé L'ULTIME SOUPER vient renforcer cette idée. Du moins c'est à espérer. Le réalisateur déclare tout de même "Malheureusement, à l'heure actuelle beaucoup de gens croient que Dieu est de leur côté et qu'ils ont raison. C'est du fondamentalisme religieux". Un film à ne pas mettre entre toutes les mains. Il reste une fiction, mais l’on ne peut rester indifférent à la sortie de la salle. Il pourrait s'avérer dangereux pour des personnes un peu déséquilibrées… mais reste intéressant à voir. Grégory Delavallée. ENTRETIEN AVEC BILL BAXTON (réalisateur) Pour quelles raisons avez-vous souhaité réaliser EMPRISE ? « À l’origine, j’ai été contacté par les producteurs du film pour jouer dedans et pour le coproduire ; J’aime beaucoup le scénario, mais j’étais inquiet au sujet de la personne qui s’en emparerait, car je le trouvais particulièrement intense. Je sentais qu’il fallait le manipuler avec sensibilité, en particulier à cause de l’implication de deux enfants dans le projet. Comme j’avais envie depuis quelques temps de passer à la mise en scène, j’ai finalement décidé de la réaliser moi-même. » Quelle couleur, quel ton avez-vous voulu donner à ce film et pour quelles raisons ? « Je souhaitais que le public ait le temps de savourer le parcours sombre que ce film l’invite à emprunter, comme on dégusterait un chocolat à la fois amer et sucré. J’ai dès le départ considéré ce film comme une sorte de conte de fées pour adultes inspiré des frères Grimm. Un peu dans la tradition des récits de Stephen King. J’avais la sensation que le seul moyen de rendre ce film appréciable par un large public était de le réaliser comme on aurait pu le faire il y a vingt ou trente ans. C’est pourquoi j’ai préféré tout suggérer… Vous ne voyez jamais rien à l’écran, un peu comme dans les films de Robert Aldrich ou d’Alfred Hitchcock qui ont été mes modèles pour ce film. » Quel est selon vous le ou les thèmes de EMPRISE « Malheureusement, le climat aux Etats-Unis est actuellement plutôt réactionnaire. Cela valait déjà pour les évènements d’avant le 11 septembre et dans la situation politique général. Je pense que le public Français aura assez de recul pour juger du film pour ce qu’il est, c’est-à-dire une sorte de conte de fées gothique. Pour moi, le film est avant tout l’histoire de la chute d’un homme au moment où il décide de se substituer au bras vengeurs de Dieu. […] Le film est avant tout une réflexion sur le fondamentalisme de la religion et ce q u’il advient lorsqu’il se traduit par l’extrémisme, le fanatisme et toutes sortes de comportements qui mènent à un terrible chaos. Malheureusement, à l’heure actuelle beaucoup de gens croient que Dieu est de leur côté et qu’ils ont raison. C’est du fondamentalisme extrême. L’autre thème du film, ce sont les rapports entre l’enfant et le père, cet héritage de l’enfance qui vient des parents. […] Dans le film, le plus jeune des deux garçons considère son père comme un dieu vivant. Tout ce que ce dernier lui dit est vrai. Il se voit comme un super héros combattant des méchants. Alors que le plus âgé des deux approchant de l’adolescence remet cette autorité en question. Il ne voit pas son père comme un dieu mais comme un homme tout à fait ordinaire. J’aime ce thème de l'innocence et de la perte de celle-ci. » FICHE ARTISTIQUE Le père : Adam Meiks : Wesley Doyle : Powers Boothe Fenton Meiks (jeune) : Adam Meiks (jeune) : Jeremy Sumpter L’Agent Griffin Hull : Derk Cheetwood Le Shérif Smalls : Luke Askew Becky : Melissa Crider Brad White : Alan Davidson Cynthia Harbridge : Cynthia Ettinger Edward March : Vincent Chase Fenton Meiks : Levi Kreis FICHE TECHNIQUE Directeur de la photographie : Bill Butler Costumes : April Ferry Chef décorateur : Nelson Coates Mise en scène : Scénario : Brent Hanley Production : David Kirschner, David Blocker et Corey Sienega. Musique : Brian Tyler L’AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: « Alors que offre une réalisation très digne en contrôlant parfaitement son atmosphère et ses comédiens, il se heurte aux limites d’un sujet délicat qui mêle maladroitement une réflexion sur le châtiment capital à la légitimité de bousiller soi-même son prochain, le tout au nom d’un droit divin. » Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Cinélive n°57, page 68) Studio Magazine : « Celui-ci () signe un thriller impersonnel, où s’accumulent les situations grossières et prévisibles : violence gratuite, flash-back redondants et trop explicites… » T.B. (article entier disponible dans Studio Magasine n°178, page 31)
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