Bande-Annonce Fais-moi des vacances

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Résumé

Un film de , avec Aymen Saisi, Ibrahim Koma et Nabil Bouhairi. SYNOPSIS : Adama, un jeune garçon noir de 10 ans et son meilleur ami Lucien, un petit blanc du même âge, décide de profiter autant qu’ils le peuvent de leurs vacances d’été dans la cité. ENTRETIEN AVEC Quelle était l'idée de base de FAIS-MOI DES VACANCES ? "On a eu l'idée d'un court-métrage sur ce thème : deux enfants veulent partir en vacances, ils voient tous les autres s'en aller, mais rien n'est prévu pour eux. Avec Djamila Djabri, la scénariste avec qui je travaille, on s'est amusé à l'écrire et Bertrand Gore, le producteur, nous a convaincu qu'on pouvait faire un long-métrage à partir de ce sujet. On l'a pris au mot…" Que saviez-vous de la vie dans les banlieues et les cités ? "Pas grand-chose si ce n'est que j'y ai vécu 18 ans. La vie dans les cités de "banlieue", c'est comme la vie dans les immeubles de "Paris". On y mange à la même heure ! On y a les mêmes envies. On y trouve mille histoires toutes différentes les unes des autres. Bien sûr le cadre change, mais c'est parce qu'il y a moins d'argent. FAIS-MOI DES VACANCES n'est pas un film sur la banlieue. C'est un film sur l'enfance, dans un milieu assez défavorisé." L'histoire des enfants, c'est de la pure comédie… "A cet âge-là, tout est encore ludique. Tout ce qu'ils voient autour d'eux, ils le détournent et s'amusent avec. Même confrontés à une scène violente, ils la transforment, en font un jeu. Par mimétisme. Ils jouent à faire comme les grands. La scène où ils se battent sans raison le montre bien. S'ils sont comiques, c'est aussi parce qu'ils n'ont que 11 ans." José, le grand frère, a un rôle très important dans l'histoire…
"Ne parler que des enfants aurait réduit l'histoire et l'aurait certainement rendue anecdotique. Les petits, ils se construisent par rapport à un entourage. Comme des éponges, ils s'imbibent de ce qu'il y a autour. José est pour eux une référence, au même titre que leurs parents respectifs. Ca aussi, on voulait en parler : la passation entre générations. Comment tout se répond du père au grand frère au petit frère, comment ça circule… Quand il était plus jeune, José a été comme Lucien, mais dans le film il a 19 ans. Lui, il ne fait plus rire personne. Il a pris des mauvais plis et il est assez mal barré. C'est un personnage un peu perdu, mais qui a beaucoup d'importance pour Lucien." Et le père qui rate un peu l'éducation de ses enfants ? "C'est un homme plein de bonne volonté, mais qui n'a pas le temps. Il travaille durement et, le soir, il veut simplement avoir la paix. Pour lui, être un bon père, c'est subvenir aux besoins de la famille." Où avez-vous trouvé Ibrahim Koma et Aymen Saidi, les deux enfants ?
Un film de , avec Ibrahim Koma et Aymen Saïdi "Le scénario était terminé avant qu'on ne commence à chercher les deux petits comédiens. Le casting a été long. On a commencé par les agences, puis les écoles, les cours de théâtre, les maisons de quartiers, la rue… Et on a fini par les trouver. La difficulté, c'était que les deux s'entendent bien ensemble. On a fait des improvisations, et à mon grand étonnement, ils se sont très vite mis à se féliciter mutuellement. Chacun essayait d'étonner l'autre." Quelle a été la scène la plus difficile pour eux ? "La scène des nudistes. C'était un endroit dérangeant pour eux, ils étaient mal à l'aise." Et la scène du canard ?
"Cette scène, j'avais un peu d'appréhension à la tourner. Je ne savais pas comment les petits réagiraient par rapport à cet animal mort. Mais là encore, ils m'ont étonné. Une fois la scène expliquée, ils ont immédiatement pris la mesure de l'histoire et le canard est devenu pour eux un morceaux de viande à manger." Comment définiriez-vous le genre du film ? "C'est un film singulier, un pari difficile. On voulait que le film soit un peu dur tout en étant une comédie. On voulait de l'aventure tout en montrant énormément l'ennui. Je ne sais pas bien le définir…" Que retenez-vous de cette aventure ? "Une énorme envie de recommencer…" L’AVIS DE LA PRESSE : Première : " On passera donc sur le couplet un brin larmoyant de "la dure vie des pauvres en cité" pour ne retenir que la géniale spontanéité des jeunes acteurs amateurs" (article entier disponible dans Première) n°299, page 28) Studio : " un premier long métrage touchant " (article entier disponible dans Studio Magasine n°174, page 40) Télérama : " La fugue de deux gamins privés de soleil. Entre sourire et critique sociale. " (article entier disponible sur le site de Télérama) FICHE ARTISTIQUE Lucien : Aymen Saidi. Adama : Ibrahim Koma. José : Nabil El Bouhairi. La mère de Lucien : Hiam Abbas. Le père de Lucien : . La mère d'Adama : Marie-Philomène Nga. Mamadou (le frère d'Adama) : Makan Fofana. Fanta (la sœur d'Adama) : Hawa Yakaré Sissoko. L'anglaise : Rochelle Redfield. John : Louis Bustin. Lila : Lilly-Fleur Pointeaux. Le père de Lila : . La mère de Lila : Françoise Pinkwasser. FICHE TECHNIQUE
Réalisation : . Scénario, adaptation et dialogues : , Djamila Djabri, Marc Syrigas et Philippe Lasay. Musique originale : Martin Wheeler. Musiques additionnelles : Patrice, Doctor L. Directeur de la photographie : Laurent Barès. Cadreuse : Claude Garnier. Son : Régis Leroux et Philippe Welsh. Montage : Sophie Bonnard et . Montage son : Béatrice Wick et Gilles Fargout. Mixage : Stéphane Thiébaut et olivier Dô Hùu. Assistant réalisateur : Mathieu Schiffman. Scripte : Krystel Rende. Casting : Pascale Schuller, Yvan-Scott Ducourau et Alain Charbit. Costumes : Isabelle Sanchez. Maquillage : Laurence Grosjean. Décors : Jimmy Vansteenkiste. Photographe de plateau : Christophe Ena. Direction de production : Nathalie Duran. Producteur délégué : Bertrand Gore. Coproducteur : Christina Berard. Productrice associée : Nathalie Mesuret.
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