Bande-Annonce Fausto 5.0

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Résumé

Un film de Carlos Padrissa, Isidro Ortiz et , avec , Raquel Gonzales. SYNOPSIS :
Dans un futur proche... Responsable d'un service de soins pallialtifs, le docteur Fausto passe sa vie au milieu de patients en phase terminale. Immergé dans la routine d'un travail astreignant, il est peu à peu devenu un homme sans rêve et sans désir. A l'occasion d'une convention médicale, il est abordé par un certain Santos Vella. Celui-ci affirme être un ancien patient que le docteur avait condamné huit ans plus tôt. Or Santos se porte comme un charme. Ce patient n'évoque aucun souvenir chez le praticien, en dépit d'une guérison miraculeuse contredisant toute certitude médicale. Le docteur tente de se débarrasser au plus vite de cet homme étrange qui le met mal à l'aise. Mais le hasard ne cesse de le remettre en travers de sa route. Agaçant, envahissant, faussement affable et étrangement charismatique, Santos Vella perturbe vite l'ordonnancement rigide de la vie du professeur. Sous l'emprise de Santos à laquelle il n'oppose rapidement qu'une faible résistance, l'homme de sciences se retrouve projeté dans un monde étrange où ses certitudes vacillent, où les apparences s'altèrent et où la réalité qui est la sienne se fissure. Un labyrinthe équivoque, enivrant, où Fausto a rendez-vous avec ses pulsions les plus secrètes et ses désirs les plus refoulés. Malgré lui, il finit par accepter la proposition de Santos Vella qui lui offre de réaliser ses voeux. Mais ce qui apparaît tout d'abord comme un cadeau se révèle en réalité le pire des cauchemars. L’AVIS DE LA REDACTION : Curieux, très curieux film que ce FAUSTO 5.0. Une production et une équipe espagnole pour un long-métrage qui a raflé nombre de récompenses dans divers festivals, créant la surprise en remportant notamment le grand prix du dernier Festival de Gérardmer, Fantastic’Arts. Basée sur une information trouble et surprenante (l’homme qui harcèle le médecin est-il vraiment un de ses anciens patients, condamné par sa maladie ?), l’intrigue de FAUSTO nous plonge au fur et à mesure de l’histoire au cœur d’une manipulation. L’affrontement des deux personnages gagne peu à peu en intensité dramatique, les décors et l’atmosphère se font de plus en plus étranges et oppressants, et une inquiétude certaine se distille, lentement mais sûrement, au cœur des images. Monde parallèle ou concret, réalité ou fantasmes, ange ou démon ? autant de questions qui restent en suspens, et laissent le doute s’insinuer dans les esprits. A l’instar du docteur Fausto, (au nom étrangement prédestiné pour ce genre d’aventures !), le spectateur se retrouve complètement manipulé par les trois réalisateurs. Il ne possède pas plus d’informations que le héros, et vit ainsi en même temps que lui cette expérience aux frontières du rêve et du cauchemar, de l’imagination et de l’illusion. Les deux acteurs principaux ont également été récompensés pour leur interprétation, intense et juste. C’est donc par ce film original et détonnant que la troupe "La Fura dels Baus" clôt sa trilogie sur le thème de Faust, initiée avec la pièce "Fausto 3.0", et poursuivie par l’opéra "La Damnation de Faust". Sarah Beaufol FICHE TECHNIQUE : Réalisateurs : CARLOS PADRISSA ; ISIDRO ORTIZ & Scénariste : DE ARANOA Directeur de la photo : PEDRO DEL REY Compositeur : JOSEP SANOU Producteur délégués : RAMON VIDAL & EDUARDO CAMPOY L’AVIS DE LA PRESSE : Chronic’art : " Plutôt ambitieux, Fausto 5.0 tente en définitive de nouer ensemble deux univers de cinéma trop peu souvent réunis : l’efficacité anxiogène du fantastique et les velléités philosophiques du cinéma d’auteur. Malheureusement, cette intention se traduit dans le film par une grandiloquence métaphysique qui ennuie plus qu’elle ne fascine." Anne Robidel (article entier disponible sur le site de Chronic’art) CinéLive: " Une ballade schizophrénique entre la vie et la mort, comme support à une métaphore décapante autour de l'expression de son identité. Entre dégoûts et fascination, un film aux relents de culte. Marc Toullec (article entier disponible dans Cinélive n°60, page 62)
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