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Bande-Annonce Gangsters

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Résumé

Un film de , avec , et .
SYNOPSIS Lieu : Paris – 18ème arrondissement – le commissariat de police le plus trash de la capitale. Objet : 48 heures de garde-à-vue. Cause : Hold up sanglant / 7 morts sur le trottoir. Enjeu : 100 millions en diamants bruts. Suspects : Franck Chaïevski au casier judiciaire long comme le bras et sa compagne, une pute, Nina Delgado. Enquêteurs : 5 flics, spécialistes des interrogatoires musclés. Problème : Parmi les 5 flics, 2 ripoux prêts à tout pour récupérer le pactole. Question : Qui sont véritablement Franck Chaïevski et Nina Delgado ? Franck et Nina sont des gangsters poursuivis par toutes les polices de France. En volant des diamants, ils se mettent tous les flics ripoux à dos. L’AVIS DE LA REDACTION : Sur le petit écran, est connu pour avoir été le scénariste novateur de la série POLICE DISTRICT (diffusée sur M6). Mais avant de se découvrir une vocation de cinéaste et de franchir le pas de la réalisation, l’homme a passé dix ans à la PJ de Versailles. Dix ans à se frotter au grand banditisme, à côtoyer tout ce que la capitale recèle de criminels de haut vol et malfrats en tout genre. Vous l’aurez compris : les rôles de flics, ça le connaît ! Bien évidemment, cette expérience "bétonnée", cette connaissance parfaite du "milieu", se ressentent dans son film. GANGSTERS, c’est la PJ comme si on y était, le quartier de Belleville et ses néons glauques, son insécurité et sa prostitution, ses flics véreux et ses indics douteux. La mise en scène, très à vif, contraste singulièrement avec le polar aseptisé qu’on a l’habitude de voir en prime time sur les chaînes à forte audience. Sûr que les NAVARRO et autres JULIE LESCAUT font bien pâle figure à côté de ce vrai film de "durs", condensé et opaque… Mais au fait, pourquoi le cinéma ? De son propre aveu, la discipline le tanne depuis toujours. Non pour magnifier la réalité, bien au contraire ! Chez , ce serait plutôt un moyen de sortir de l’ornière… pour mieux y retomber. Le corollaire, c’est une brutalité sans ménagement qui, sur la longueur, peut devenir assez éprouvante. Du côté du casting, rien à redire, les acteurs sont excellents, y compris les seconds rôles (on est très impressionné par la performance époustouflante du tandem / ). Malgré tout, le scénario reste trop classique et laisse une impression de déjà vu. Même l’épilogue, donnant lieu à un surprenant revirement de situation, s’avère assez convenu. Un vrai/faux flic se compromet dans une affaire douteuse qui tourne mal. Il se fait piquer par de faux/vrais flics qui le font passer pour le gangster de service. Au fil d’interrogatoires musclés, ponctués de mots d’esprit très " en dessous de la ceinture ", on assiste peu à peu à un brouillage en règle des profils et des identités : le bon, la brute et… la pute. Dans l’ordre ou dans le désordre. Comme si bons et méchants, flics et voyous, étaient finalement interchangeables. Tant et si bien qu’au bout du compte, on ne sait plus très bien qui est qui, qui œuvre pour quoi... Véridique ou non, GANGSTERS est avant tout un film très " professionnel ", réservé aux amateurs de polars hyperréalistes. Laurence Berger LE DVD : Bonus : - Making of - Interview du réalisateur - Essais de comédien - Documentaire " Le temps d’un tournage " - Teasers - Bande-annonce - Filmographie L’AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: " Rien de neuf, à priori, sur le bitume luisant de GANGSTERS, d'autant que les enjeux, faussement complexifiés par une mise en scène très découpée, frisent l'inconsistant. bastons, fusillades, bastons, fusillades… " Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°54, page 48) Première : " "Police et cinéma se ressemblent", jure Olivier Marchall. Il aurait donc dû savoir, qu'à l'instar des procès verbaux, certains scénars nécessitent relecture avant signature… " (article entier disponible dans Première) n°300, page 39) Studio Magasine : " un premier long-métrage dont la mise en scène très maîtrisée, riche de promesses…" (article entier disponible dans Studio Magasine n°175, page 27) Télérama : " On pense au Commissaire Moulin nouvelle manière, dont pas mal d'épisodes ont été signés par le même Marchal. C'est dire le genre de la dentelle..." Jacques Morice (article entier disponible sur le site de Télérama) : GANGSTERS est votre premier film en tant que réalisateur. Quel a été votre parcours professionnel ? "J'ai d'abord été flic. Je suis rentré dans la police en 1980, j'avais 22 ans. J'y suis resté pendant 13 ans. J'ai d'abord été affecté au Groupe Criminel du SRPJ Versailles, puis à la section anti-terroriste (de 1982 à 1985) et enfin au Groupe Nuit de la 5ème Division de Police Judiciaire à Paris. C'est à la section anti-terroriste que j'ai rencontré , le scénariste de Les Ripoux. C'est devenu un ami et c'est grâce à lui que j'ai pu faire mes premiers pas dans mon métier actuel…" Le cinéma vous intéressait déjà ? "C'est une passion depuis l'enfance. J'ai grandi dans une petite ville du Sud-Ouest, La Teste, à côté d'Arcachon. Mes parents étaient pâtissiers, donc astreints à des horaires de travail très lourds. Je ne les voyais pas beaucoup. Ma petite sœur ayant 12 ans d'écart avec moi, j'étais livré à moi-même, comme un enfant unique. J'en profitais donc pour dévorer la bibliothèque de mon père qui comportait presque exclusivement des romans noirs. J'ai découvert très tôt les univers de Dashiell Hammet, Chandler, Lawrence Block et bien d'autres. Ca me fascinait. Pendant que mes copains rêvaient aux aventures des héros de Jules Verne et Jack London, moi c'est Marlowe qui m'attirait. Tous les dimanches, j'allais voir le film de l'après-midi au cinéma de mon quartier "Le Vogue". C'est là que j'ai découvert Melville, Verneuil, Sergio Léone, Delon, Ventura, Bronson, Steve Mac Queen… Le cinéma m'a empêché de faire des conneries, je crois. Parallèlement, j'ai eu la chance de découvrir le théâtre au collège et au lycée. J'adorais ça, mais je ne me voyais pas dire à mon père que je voulais en faire mon métier. Pour moi, c'était réservé à une certaine élite, aux gens qui avaient la chance d'habiter Paris. Si je me suis tourné vers le métier de flic, c'est avant tout pour me prouver que je pouvais aller au-delà de certaines limites. Aussi pour exercer un métier marginal, atypique. Un métier qui fascinait. Qui dérangeait. Et grâce auquel j'allais pouvoir ressembler à tous mes héros de films et de bouquins. C'était une démarche romantique et naïve. Celle d'un petit garçon qui voulait grandir plus vite que les autres. J'ai réussi mon concours d'inspecteur et je me suis retrouvé en région parisienne. Prêt pour le grand saut. Mais j'ai tout de suite déchanté. Cela ne correspondait absolument pas à ce que je m'étais imaginé…" RICHAR ANCONINA : Connaissiez-vous avant d'avoir son scénario entre les mains ? "Non, pas du tout. Marchal a déposé une enveloppe à mon nom chez mon agent. J'ai trouvé le scénario bon et original. C'était un film de flics, un genre très exploré s'il en est mais il avait un ton, une construction, des dialogues savoureux et jubilatoires qui renouaient avec un cinéma d'auteur. Ca m'a plu. J'ai demandé à voir Marchal. Je lui ai dit que j'aimais beaucoup avec quelques petites réserves. Il était d'accord. Quand j'ai dit : "OK", il m'a avoué qu'il n'avait pas de producteur. J'ai alors décidé de l'aider. Je suis allé voir quelques producteurs que je connaissais. Lui de son côté a fait de même et il a convaincu Cyril Colbeau-Justin et Ariel Zeïtoun. Nous avons passé un week-end ensemble tous les quatre. Nous avons lu à voix haute, nous avons fait des observations, nous avions à peu près les mêmes. Olivier a retravaillé. Ensuite il a proposé le scénario à et le film s'est fait comme ça. Pour la première fois dans un film de flics, je découvrais une vraie violence urbaine, sans effets, où les personnages sont en permanence sur le fil, en équilibre, entre l'ordre, la morale, la violence, l'honnêté, la délinquance, l'amour ou le manque d'amour. Un doux mélange très captivant, tendu. Marchal tient en haleine les spectateurs jusqu'à la fin." Quelle impression avez-vous eue en rencontrant Oliver Marchal ? "Il était introverti et sombre. J'ai essayé d'être léger. Nous avons beaucoup parlé du scénario, dans les moindres détails, de sa vie. Je sentais qu'il maîtrisait le sujet. Il me semblait très habité par ce milieu et par ses personnages. Et puis ses références cinématographiques m'intéressaient beaucoup : Melville, Delon… Il aimait aussi les films que j'avais fait avec Claude Berri, Maurice Pialat, Alain Corneau et Jacques Doillon. Son projet s'inscrivait dans ce genre de cinéma noir. A l'issue de ce rendez-vous, il m'a proposé de me montrer son court-métrage. En le voyant, j'ai compris que nos univers concordaient. Et qu'il avait du talent." : Qu'est-ce qui vous a séduite dans le scénario de GANGSTERS ? "Je ne suis pas toujours sûre de réussir à transposer un scénario à l'image. La plupart du temps, c'est la rencontre avec le réalisateur qui me décide. J'ai trouvé touchant, authentique. Il dégage une émotion sincère. J'ai senti chez lui une vraie passion, un vrai désir de faire ce film. C'est devenu rare dans ce métier où beaucoup de metteurs en scène sont installés. Je suis allée le voir jouer au théâtre et là aussi il était formidable, c'était rassurant pour un futur directeur d'acteur. Il a une mécanique d'artiste. C'est un individu vrai, de construction brute, avec un cerveau en relation avec son cœur, en connection avec ses émotions, ses sensations. Il n'a pas été abimé par le cinéma, ni par les années passées en tant que flic. Son visage tourmenté est celui d'un homme qui a traversé l'enfer, mais dans ses yeux existe une grâce, une innocence vraie. Il a vu beaucoup d'horreur dans son ancien métier, sans doute plus en 12 ans que la plupart d'entre nous n'en verrons jamais au cours d'une vie." Qu'avez-vous aimé en Marie ? ""C'est un personnage à multiples facettes comme j'aime les jouer et les faire partager aux spectateurs. Marie est une fille profondément humaine et handicapée face à une existence où elle se pose beaucoup de questions et qui ne lui apporte pas beaucoup de réponses. C'est un animal blessé qui essaye de se dépatouiller comme elle peut. Elle a une carapace forte qui cherche à dissimuler les failles d'un intérieur fragile. Elle essaye malgré tout de sauvegarder les apparences. Elle est sauvée par l'amour qu'elle porte à Simon."
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