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Bande-Annonce Ginostra

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Résumé

Un film de , avec , , , SYNOPSIS : Un agent américain du FBI, sa femme et leur jeune enfant voyagent dans l’île Sicilienne de Ginostra, pour résoudre le meurtre d’un témoin d’importance capitale. L'AVIS DE LA REDACTION : A une semaine de la sortie de MAFIA BLUES : LA RECHUTE, GINOSTRA vient nous rappeler que les mafieux ne sont pas tous en train de pleurnicher sur un divan. En retournant sur leurs terres d'origine (aux racines du mal?), la Sicile, ce film vient redonner ses lettres de noblesses aux gangsters... et par la même occasion aux flics. C'est vrai qu'en lisant le résumé, on s'attend à tous les clichés possibles et imaginables sur la mafia et l’on se dit aussi que Francis Ford Coppola avait tout fait. En effet, il avait réussi à inculquer une dimension théâtrale, épique à la saga des Parrain, parvenant même à les transformer en véritable opéra cinématographique. Manuel Prada, jeune prodige français de 35 ans, déjà auteur du très réussi et sous-estimé (seulement en France !), MARIE, BAIE DES ANGES poursuit dans la veine du maître et réussit, lui aussi, à donner une dimension antique et quasi shakespearienne au mythe de la mafia. Une dimension rendue possible surtout par la puissance visuelle du lieu qui fait toujours écho au drame de ses personnages (ce n'est sans doute pas un hasard, si le dénouement a lieu pendant l'éruption du volcan Ginostra). La force du film est de se jouer de ces dimensions, l’une épique et l'autre plus humaine. Et force est de constater que Prada filme aussi bien la beauté des paysages (les images des sœurs marchant sur les falaises du Volcan resteront gravées dans nos mémoires) que celles des visages. Il réussit même de véritables prouesses techniques (on pense au plan séquence qui accompagne Andie Mac Dowell le long de la villa). Cependant, la force du film réside dans le jeu des acteurs mis en valeur par le huis clos. Ainsi n'avait pas eu, depuis longtemps, un rôle qui lui colle autant à la peau (peut être même depuis son interprétation de Mr White dans RESERVOIR DOGS). Keitel déambule tout le long du film avec son costar cravate impeccable avec une classe qui irradie tout l'écran. Un rôle de flic tourmenté qui n'est pas sans rappelé celui de Pacino dans INSOMNIA, l'outrance en moins. Le voile d' (en bonne sœur) n'atténue en rien, sa légendaire beauté vénéneuse (la scène où, nue, elle contemple la lave est vraiment sublime), cependant son personnage complexe et central aurait mérité d'être un peu étoffé ! Reste le cas Andie Mac Dowell, interprétant pour la énième fois, "la femme au foyer" modèle. Bien que l’on ait par moments l'impression de la voir dans une publicité L’Oréal, et que sa "cruche attitude" qui peut en exaspérer plus d'un(e), c'est aussi ce qui fait la force de son jeu, une sensibilité à fleur de peau oscillant entre le ridicule et le sublime. Quant au jeune garçon interprétant Ettore, il dégage un tel charisme rivalisant avec celui du Dicaprio de la grande époque. Apparaissent tout au long du film, d'autres acteurs comme le génial et lynchien , dont la confrontation avec reste un grand moment de cinéma. D'ailleurs GINOSTRA renvoie à certains films policiers américains des années 70 (surtout ceux de William Friedkin) comme vient nous le rappeler cette superbe séquence urbaine du pont. Des films qui mettaient en avant la psychologie des personnages au profit de l'enquête. Saluons Manuel Prada d'avoir réussit à s'éloigner des habituels clichés sur les gangsters et les flics, stéréotypés à outrance par une nouvelle génération de cinéastes. Certes, GINOSTRA ne renouvelle pas le genre mais en se concentrant essentiellement sur le drame familial, il arrive à donner de l'intérêt à une intrigue policière vue et corrigée maintes et maintes fois. GINOSTRA est un film généreux, de grande qualité tant humaine qu'artistique. Ce que l'on appelle "un bon film". Matthieu Perrin LE DVD : Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35 Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français Sous-titres : Français Bonus : - Making Of - Galerie photos FICHE TECHNIQUE : Réalisation : Scénario : Musique : Carlo Crivelli Son : Alain Curvelier Image : Maurizio Calvesi Décors : Hugues Tissandier Costumes : Claire Fraisse Montage : Valérie Deseine Producteur délégué : Jean-François Fonlupt Producteurs exécutifs : Conchita Airoldi et Pascal Judelewicz Coproducteur : John Fasano Production : Emotion Pictures, U.S.A. Distribution : Bac Films FICHE ARTISTIQUE : : Matt Benson : Jessie Harry Dean : Stanton : la nonne Stefano Dionisi Mattia De Martino : Ettore Francesca Neri L’AVIS DE LA PRESSE : Télérama : " Sur les routes de Sicile, sur les pentes du volcan et surtout dans la villa pied dans l'eau, nous offre des moments d'une grande intensité visuelle. Son ambition semble d'être Kubrick, sinon rien. Mais le résultat est plus mélangé : dans Ginostra, il y a un peu de Kubrick et un peu trop de petits riens." Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama) Libération : "D'une virtuosité malade, empruntant aussi bien à Franju qu'à Coppola, Ginostra ne ressemble à rien de ce qui se fait en France aujourd'hui et conforte dans son statut, somme toute enviable, d'outsider élégant." Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération) CinéLive: " Dévoré par une imagination galopante et une mise en scène baroque, signe une œuvre égarée et fracassante." Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°65, page 50)
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