Bande-Annonce Igby

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Résumé

Un film de , avec Kieran Culkin, , , , Jeff Goldblum SYNOPSIS :
Igby a 17 ans et ne supporte pas l'univers d'hypocrisie bourgeoise au milieu duquel il a grandi. Son œil sarcastique débine volontiers sa petite famille. Sa mère, Mimi, accroc aux médicaments et qui lui préfère son fils aîné Oliver, jeune étudiant carnassier qui voit l'avenir dans ses ambitions républicaines et sa carte de crédit. Son père, Jason, enfermé dans un hôpital psychiatrique après une grosse crise de schizophrénie qui hante encore Igby. Direction New York. Pris en charge par son parrain D.H. pendant l'été, il fait la connaissance de sa maîtresse Rachel, une danseuse à l'âme de junkie amie avec Russell qui lui emprunte souvent ses manteaux de fourrure… Au cours de ses pérégrinations, il tombe sur Sookie, une jeune fille aussi désabusée que lui. Entre ces personnalités hautes en couleur, Igby tente de retrouver un intérêt pour la vie, d'apprendre l'amour et de ne pas sombrer dans ce monde fou, fou, fou. L'AVIS DE LA REDACTION : IGBY, premier long-métrage de , nous offre une palette de personnages vraiment intéressante. Malheureusement le scénario tourne en rond et le film peine à trouver un rythme captivant. Pourtant cette histoire est truffée de bonnes idées. Ce jeune homme de 17 ans aussi étrange que son prénom, Igby, échoue au lycée, éternellement comparé à son frère aîné plus brillant. Il fuit loin de sa mère névrosée pour passer l'été à New York, chez son parrain D.H. Il commence alors à éprouver le passage vers l'âge adulte en enchaînant rencontres, aventures amoureuses, interrogations sur son avenir et course-poursuite familiale… Kieran Culkin campe avec talent et naturel cet ado désabusé, sans caricature. fait une interprétation mémorable d'une mère qui carbure aux calmants contre son stress + amphétamines pour se donner de l'énergie. La relation mère/fils est bien étudiée, entre le chouchou et le vilain petit canard, et donne lieu à des dialogues savoureux. Jeff Goldblum s'amuse comme un fou à incarner un homme d'affaires extravagant, dont le rôle devient un élément clef de l'histoire. Enfin Sookie, cette jeune fille brillante et baba jouée par , apporte à Igby et au film une touche de lumière et de grâce. Parallèlement à ce patchwork de personnages, le scénario s'essouffle assez vite. Igby part à New York retaper un appartement de son parrain, et cet endroit, utilisé comme studio par une danseuse (accessoirement la maîtresse de D.H.) sert de prétexte à des rencontres et à des rites de passage. Mi-loft, mi-squatt, ce lieu vide ne voit défiler que des personnages stéréotypés (l'artiste homo, la junkie sexy…) sujets à des accès de violence inexplicables et qui ne servent aucunement l'histoire. Le parcours initiatique d'Igby tourne vite en rond, à traîner par-ci par-là et à faire des petits deals pour gagner de l'argent. On se demande ce que cherche à démontrer ce scénario qui n'avance pas, sans être assez anecdotique pour rester intéressant. IGBY est donc un film assez décevant alors que ses idées de départ étaient prometteuses. Avec une telle brochette d'acteurs, cette satire du milieu bourgeois aurait vraiment pu être savoureuse. Mais à force de vouloir dépeindre des personnages originaux, l'histoire se perd dans des virages qui ne signifient plus rien. Diane Mahu NOTES DE PRODUCTION : A l'origine Igby, cet ado caustique, lointain cousin du Bud Cort de Harold et Maude, sorte de Candide à New York, aurait du être… le héros d'un livre. Scénariste et réalisateur, , en effet, entame l'écriture d'un roman, puis, au fur et à mesure que les personnages et les situations se développent, se dit que, finalement, le monde d'Igby mériterait plutôt un traitement visuel. C'est ainsi qu'il se lance dans la rédaction d'un scénario qui lui prendra deux ans. Mais d'où vient cet univers déjanté ? Steers s'est inspiré de sa propre expérience de jeune homme bien sous tous rapports ayant grandi dans un milieu privilégié, sur laquelle il pose un regard plein d'ironie, mais aussi de livres qui l'ont marqué : "La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole et L'Attrape-cœurs de J.D. Salinger, et des films du début des années 70, comme CINQ PIECES FACILES, ainsi que les premiers Mike Nichols ou Hal Ashby. Des films sur la jeunesse et sur cette masse de choses que l'on a en soi sans aucun moyen de les exprimer, et la manière dont elles peuvent tourner à la destruction, sinon à la violence." Le tout fortement ancré dans l'univers new-yorkais, avec son décor urbain, ses gratte-ciels et ses rues reconnaissables entre mille, et surtout ce grand loft aux allures de Factory, dans lequel se déroule une grande partie du récit, faisant se croiser une multitude d'artistes à l'excentricité branchée. FICHE ARTISTIQUE : Kieran Culkin : Igby : Sookie Jeff Goldblum : D.H. : Russel : Rachel : Oliver : Jason : Mimi : Igby à 10 ans Peter Anthony Tambakis : Oliver à 13 ans (I) : Lieutenant Smith Kathleen Gati : Ida : Bunny Elizabeth Jagger : Lisa Fiedler FICHE TECHNIQUE : Ecrit et réalisé par : Production : Marco Weber et Lisa Tornell Montage : William Anderson Photgraphie : Wedigo Von Schultzendorff Direction artistique : Kevi Thompson Musique : Nic Harcourt et Uwe Fahrenkrog-Petersen L’AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: " Incisif et corrosif, Ibgy rue dans les brancards de la chronique ado avec toute la hardiesse du cinéma indépendant US. Kieran Culkin vaut tous les Macaulay du monde ! " Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°68, page 66) Première : " À l’image de son personnage principal, le film est tour à tour irrésistible et horripilant, et baigne dans un cynisme corrosif qui finit par attaquer les nerfs du spectateur. Mais la qualité du scénario et de l’interprétation justifie qu’on se laisse un tantinet agacer. " Christian Jauberty (article entier disponible dans Première n°315, page 54) Chronic’art : "Sans révolutionner le récit d’apprentissage, le film de fait preuve d’une liberté de ton assez originale pour s’imposer comme une variante pertinente et décalée du genre. " Elysabeth François (article entier disponible sur le site de Chronic’art) Le Monde: " Entre chronique familiale et satire sociale, une caricature des Etats-Unis filmée par ." Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site de Le Monde) Télérama : " Un ado new-yorkais se cherche. Un rien affecté. (…) La volonté d'éviter la convention, un goût pour le mélange de genres et un humour noir réjouissant. " Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)
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