Bande-Annonce Il était une fois Jean Sébastien Bach

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Résumé

La vie de Jean Sébastien Bach n’a jamais été adaptée en version cinématographique. En effet, il n’existe à ce jour aucune biographie complète sur le Kantor de Leipzig. Tous les musicologues spécialisés sur la vie du plus brillant compositeur du dernier millénaire reconnaissent qu’il est impossible de reconstituer sa vie (1685 - 1750). Tous les récits concernant ce musicien sont dus à l’existence d’un allemand, Fürkel, né en 1751, qui a toute sa vie œuvré à la recherche des partitions manuscrites authentiques de J.S. Bach. Il aurait rencontré à deux reprises à Hambourg ses deux fils : Wilhelm Friedmann et Carl Philipp Emanuel Bach. En griffonnant des notes aujourd’hui très précieuses, il serait parvenu à reconstituer plusieurs années de la vie du Kantor de Leipzig. Néanmoins, il est impossible de donner avec certitude les dates concernant l’écriture des œuvres profanes (sonates, concertos, partita, préludes) et sacrées (cantates, chorales, messes, passions,…). J.S. Bach est né en 1685 à Eisenach. Orphelin à l'age de 10 ans, son frère, Johann Christoph, veille sur lui et l’oriente vers des études musicales. Très rapidement, l’élève manifeste sa passion pour composer. Dès l’âge de vingt ans, son nom rayonne sur tous les Duchés de la Prusse orientale, il est nommé titulaire des Orgues d’Arnstadt. En 1709, il épouse sa cousine germaine, Maria Barbara Bach. A cette époque, J.S. Bach a déjà composé de nombreux chorales et beaucoup de pièces pour clavecins. Mais très vite, sa musique dérange les fidèles et les responsables des temples. D’Arnstadt, il se rend à Weimar, où l’accueil du Duc est des plus austères… Refusant d’enseigner la musique à des élèves d’un niveau médiocre, très rapidement il part pour Khoten, où le Duc de cette ville l’accueille avec beaucoup de passion. Entre temps, le Duc de Weimar lui fait subir le pire des affronts en l’enfermant six semaines dans la prison de la ville. Maria Barbara et J.S. Bach eurent 7 enfants, les plus brillants seront Carl Philipp Emanuel et Wilhelm Friedmann. C’est à Khoten que J.S. Bach compose la plupart des cantates et des œuvres profanes (concertos, suites, sans oublier les six concertos Brandebourgeois). A son retour d'un voyage à Berlin il apprend la terrible nouvelle du décès de sa femme. Il se remarie 10 mois plus tard avec une brillante choriste de Khoten, Anna Magdalena, de quatorze années sa cadette. Cette femme lui donnera treize enfants dont sept seulement survivront et éduquera les enfants de son premier mariage. C'est elle qui recopiera des morceaux de partitions sur des livrets qui resteront la seule trace de la création du Kantör. Persuadé d’être enfin reconnu, il accepte in extremis d’être nommé Maître de Chapelle à Leipzig. Le Recteur de Leipzig le charge d’enseigner la musique et le latin à l’Université et d’assurer les offices dans quatre cathédrales dont Saint Nicolas et Saint Thomas. Fait divers amusant dans cette ville austère, le propriétaire du café Zimmermann, située en face de la cathédrale, le sollicite pour diriger en plein air un orchestre composé d’étudiants. J.S. Bach acceptera malgré les remontrances du Recteur et du consistoire… Vers l’année 1745, J.S. Bach commence à perdre la vue. En juillet 1750, après avoir passé deux années sans pouvoir composer ni terminer " l’offrande musicale ", il ne survit pas à une opération de la cataracte, pratiquée par un charlatan anglais, le Docteur Taylor, le même chirurgien qui trucidera Häendel, dix années plus tard, dans les mêmes conditions… Une seule cantate sera éditée de son vivant. Ses fils revendront à des collectionneurs la quasi-totalité de ses manuscrits. Anna Magdalena décèdera en 1760, après avoir passé plusieurs années à mendier à l’entrée de la cathédrale Saint Thomas… Pendant plus d’un siècle, ce génie incontestable ne sera pas joué. Il n’aura pu diriger de son vivant " La Messe en Si ". Le grand compositeur allemand Mendelssohn le fera ressusciter en dirigeant prés d’un siècle plus tard la Passion selon Saint-Matthieu. Quant à Mozart, il prononcera la phrase restée célèbre : " Dieu doit beaucoup à l’existence de J.S. Bach… "
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