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Bande-Annonce L'électron libre

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Résumé

Film de 59 minutes, précédé du court-métrage LES BRAS DE MER de Béatrice Logeais (11 minutes) Un film de avec Olivier Brun, , Alain Guillo, , Mourad Belkhirat, Patrick Albenque SYNOPSIS Hugues, trente ans, tel un électron libre, n’arrive pas à se fixer. Il tourne autour d’une jeune femme, Muriel, qui se refuse à lui. Elle le trouve trop instable. Un jour, il croise une autre jeune femme, Florette, qui l’entraîne dans une association qui lutte contre les expulsions. Il s’y investit aussitôt et prouve ainsi à Muriel et à lui-même qu’il est capable de s’engager. Mais au moment des compromis que nécessité la construction avec l’autre, il gâche ses chances, préférant sa liberté. Détonateur et révélateur pour les autres, sa propre vie lui échappe, comme sa raison qu’il perd au fur et à mesure qu’il s’acharne sur de Muriel et qu’il agît au sein ce lieu militant. INTERVIEW DE : Qu’est ce qui vous a mis sur la voie de la réalisation ? J’avais neuf ans quand j’ai vu “Ben Hur”. L’histoire, les décors, les costumes, le casting m’ont impressionnée. Je me suis dit que j’allais devenir réalisatrice! A l’époque je voulais raconter des histoires aux gens. A quinze ans, je voulais leur ouvrir les yeux. Et plus tard, c’est le cinéma qui a ouvert les miens, car c’est un métier compliqué et exigeant, qui me remet continuellement en question. Je me suis formée sur le terrain en étant scripte, scénariste, directrice de casting, assistante et surtout comédienne, ce que je suis toujours. Dans “L’électron libre” vous êtes à la fois réalisatrice et comédienne. Est-il difficile de concilier les deux à la fois ? C’est une décision à ne pas prendre à la légère, car ces deux activités nécessitent, à mon, sens, deux énergies différentes, l’une en force (diriger), l’autre en souplesse (être dirigée). Je me suis donc préparée pour le jeu, en répétant avec un coach et en regroupant dans le plan de travail, mes scènes, en fin de tournage. L’équipe avait ses marques et le “gros” du travail était “en boite”! Pourquoi cette durée ? Parfois nos besoins sont à la mesure de nos moyens. Avec un court-métrage à mon actif, je n’avais pas encore assez d’expérience pour me lancer dans le long-métrage. Pourtant je tenais à me confronter à certaines difficultés, celle de mettre en scène un personnage atypique et paranoïaque et à travers lui, poser la question : est-il possible de s’engager sans perdre de sa liberté? Il me fallait une certaine durée car cette question se posait, autant dans sa vie “sociale” et son action sur le terrain que dans sa vie sentimentale. Je me suis concentrée sur le personnage principal, c’est lui qui dicte le rythme. “L’électron libre” dure 59 minutes, c’est un moyen-métrage, mais officiellement, comme le moyen-métrage n’est pas reconnu, c’est un court (moins de 60 minutes). Sachant que vous n’avez obtenu ni l’avance sur recettes, ni l’apport d’une chaîne de télévision, comment avez-vous financé votre film? Est-ce réellement possible de produire un film sans un financement du CNC ou d’une chaîne ? Ce qui est amusant c’est que souvent, ceux qui ont des aides, les cumulent. Quand on ne sait pas ce nous attend, on est souvent beaucoup plus hardi. C’est ce qui m’est arrivé. Le film a reçu une petite aide de la région du Limousin, mais il s’est surtout financé avec des apports de la production et personnels. (Un moyen efficace de se ruiner!) Nous avons donc travaillé de la manière la plus économique possible, par exemple : je devais me contraindre à une prise par plan, beaucoup de répétitions, de repérages, un énorme investissement personnel de tous… Aujourd’hui, je dis, ce que d’autres ont dit avant moi : c’est très dur et pénible de faire un film sans chaîne ou sans le CNC, mais j’ai eu la chance de pouvoir compter sur la générosité des personnes avec qui j’ai travaillé, une équipe aussi passionnée qu’investie dans son métier. Quelle a été votre source d’inspiration ? Je me suis inspirée d’un homme que j’ai connu. Un squatteur, autodidacte, génie de l’informatique, passionné de “hacking”… Il me rebutait et me fascinait à la fois. Un être décalé socialement, très critique et pertinent dans son regard sur notre société et ses mécanismes, tout en en étant complètement exclu. C’est un archétype. Nous connaissons tous un “Hugues”, qui nous dérange, nous déstabilise ou nous stimule. J’avais envie de faire exister un personnage comme ça, difficile à défendre, autant pour le comédien que pour moi. Olivier Brun a magnifiquement compris ce personnage. Il a réussi à s’approprier sa démarche : élastique et nerveuse ; son regard : fou et passionné ; son ton : arrogant ; son énergie : désespéré ; son rythme : toujours dans l’urgence… J’en reviens à “Ben Hur”, du galérien qui devient un héros dans l’arène! Mais le héros d’aujourd’hui ne défend pas la famille, l’honneur et la virilité il est plus rebelle, il ne respecte pas les règles, il est l’expression de notre monde… Et c’est aussi ça que je voulais pour ce film, porter un regard sur un parcours personnel, tout en cherchant à en avoir un sur le monde qui m’entoure. Je me suis intéressée plus particulièrement au monde associatif, qui me semble représenter une alternative intéressante aux actuelles déficiences politiques et idéologiques. J’ai choisi d’inscrire la quête de mon personnage dans ce contexte, (que je connais bien personnellement), parce qu’il pose la question de l’engagement en miroir, et que c’est une question fondamentale pour moi. En tout cas, à force de s’obstiner à se libérer de ses chaînes, Hugues finit par s’en créer des virtuelles, dans sa tête. Il s’enferme derrière les barreaux de sa folie paranoïaque! Finalement, ce personnage me ressemble. Mon film est un Electron libre, sans durée formatée, ni sujet, ni personnage immédiatement identifiable! Avez-vous de nouveaux projets ? Oui, je prépare actuellement le tournage de mon premier long métrage, que produit Mact Production et qui s’appelle pour l’instant “Le temps des abricots”. Ce n’est pas un film “citadin” comme L’électron libre, mais tout à fait rural. L’histoire se passe lors de la cueillette des abricots, un été caniculaire… FICHE TECHNIQUE Réalisation, scénario : Production : Nosy Be Productions Image : Derek Le Pape Son : Olivier Grandjean, Anne Thonus et Cédric Lyonnet Montage : Raphaël Péaud Musique : R. Mione et Lord Speed, Laurent Boiry Décor : Séverine Coraichon Costumes : Coco Barandon Direction de production : Gilles Trannoy Production : Philippe Missonnier pour Nosy Be Productions Distribution : Cinéma Public Films FICHE ARTISTIQUE HUGUES : Olivier Brun MURIEL : FLORETTE : Patrick Albenque Alain Guillo Mourad Belkhirat Abdelhafid Metalsi Yann de Monterno LE BRAS DE MER Court-métrage présenté en salles avant L’ECTRON LIBRE Un film de Béatrice Logeais Synopsis : Judith, jeune femme solitaire, est serveuse dans un café sur le port de Saint-Nazaire. En rentrant chez elle, Judith trouve le corps d’un homme qui a échoué sur la plage. Cette rencontre bouleverse sa vie. Elle voit en lui l’homme qui lui permettra d’échapper à son quotidien qu’elle veut fuir. Notes de Béatrice Logeais : "Les bras de mer est un film d’atmosphère. Ce que j’ai souhaité montrer, c’est le malaise d’une jeune femme rongée par l’ennui. Pour illustrer ce mal-être, j’ai choisi comme décor un port, lieu ambivalent, à la fois tourné vers l’ailleurs, ouvert à toute possibilité de départ et en même temps, espace de “no man’s land” perdu entre terre et mer. Judith survit à son ennui en se réfugiant dans son imaginaire jusqu'à ce que ce dernier la rattrape. En partant avec l’homme, Judith est enfin heureuse ; elle est allée au bout de son exigence d’absolu." Fiche Technique : Producteur : Jacques Atlan Scénario et réalisation : Béatrice Logeais Image : Thierry Taieb Son : Alexis Farou Montage : Arianne Mellet Photos : Gabriel Trocino Distribution : Cinéma Public Films Fiche Artistique : Judith : Ingrid Jaulin Le Patron : Patrick Bonnel L’homme dans la barque : Bruno Borie Le client : Eric Jovan-Jan
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