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Bande-Annonce L’Île

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Résumé

Un film de , avec Suh Jung et Kim Yoo-seok. PREAMBULE : Libéré des contraintes imposées par le régime militaire, le cinéma coréen gagne peu à peu tous les écrans du monde, de l’Asie à l’Europe. D’abord imprégnés de contestations politiques et sociales, les cinéastes coréens jouent désormais la diversité, la pluralité des approches, des thèmes et des esthétiques. L’expansion du cinéma coréen le place aujourd’hui entre deux eaux : la première, très trouble, est celle des logiques de marché, du cinéma produit culturel et culture du produit. La seconde, plus profonde, est celle où se baignent quelques cinéastes à la vision à jamais irréconciliable avec ce monde : Jang Sun-woo (FANTASME), Hong Sang-soo (VIRGIN STRAPPED BAR BY HERBACHELORS) et aussi Kim Kl-duk qui, avec son dernier film L’ILE, a définitivement choisi son camp. SYNOPSIS : La belle Hee-jin s’occupe d’îlots de pêche au beau milieu d’un site naturel idyllique. Pour les Coréens, la pêche est à la fois un populaire divertissement dominical et une pratique de la médiation, du retour sur soi loin des affres de la modernité. C’est ce que viennent chercher les pêcheurs dans cet endroit d’une beauté comme issue des origines du monde. Silencieuse, la fantomatique Hee-jin accueille les clients et survie en vendant de la nourriture et des boissons. Occasionnelle, elle leur vend son corps pour une nuit. Un jour, un home plus désespéré que les autres, Hyun-shi, vient louer un îlot. À la ville, il a tué sa femme et cherche un endroit pour disparaître et purger sa douleur. La souffrance de cet homme intrigue Hee-jin. Durant son séjour, il tente une première fois de se suicider mais la jeune femme l’en empêche. Alors que la police le recherche activement, il essaie une seconde fois de se suicider en avalant des hameçons. La mystérieuse Hee-jin le sauve à nouveau. Comme enivrée par la proximité de la mort dans cet endroit d’où semble naître la vie, elle lui fait l’amour fiévreusement dévoilant tout le désespoir et la folie qui la hantent elle aussi. Un amour violent emporte Hyun-shik et Hee-jin dans un tourbillon de démence, de douleur et de sexe, tandis que des rumeurs de meurtres et de cadavres troublent définitivement la sérénité de l’endroit. L’AVIS DE LA PRESSE : Première : "Le moins qu'on puisse dire, c'est que redonne tout son sens à la trouvaille du lieu dans un film. On pourrait d'ailleurs ne regarder le film que pour son drôle d'hôtel avec ses chambres-gadgets flottantes et ses trappes qui font office de lieux d'aisance, de poubelles, de cachette, de coin de pêche et plus si affinités, sans avoir besoin qu'on nous raconte une histoire. Ce n'est pas le cas. On se souvient de FANTASMES, ce film coréen sorti l'année dernière, et de son sadomasochisme à bâtons rompus plutôt festif. Ici, le SM dépasse très largement le domaine de la sexualité pour nager dans les eaux troubles fantastico-érotiques de la mythologie et de la psychanalyse." Stéphane Lamome (Article entier disponible dans Première N°290, p.60) Ciné Live : " , pour ce cinquième film (mais le premier distribué en France), ne fait pas dans la dentelle, ralliant à sa cause les mannes de Nagisa Oshima, période L'EMPIRE DES SENS, et de Kitano. Entre assauts de violence à la limite du soutenable et plages contemplatives à la singulière beauté, ce film schizophrène cherche sa voie… sans la trouver, confondant la provocation avec la complaisance, et le symbolique avec le clicheton. À quoi servent ces insupportables scènes de torture infligées à des poissons, ce chien qui se fait allègrement tabasser, cet oiseau que l'on noie, sans trucage, sous nos yeux ? Que dire de la scène finale où le héros disparaît dans un buisson de roseaux qui n'est d'autre que le sexe de Hee Jin (sexe qu'elle s'est auparavant lacérée avec des hameçons)? (…)" Grégory Alexandre (Article entier disponible dans Ciné Live N°45 p.58) Chronic’art: " Immense trou noir où s'engloutissent tous les genres (fantastique, burlesque, érotique) et toutes les analyses possibles, L'Ile est une espèce d'orifice aqueux -Le Sexe Féminin- où règne une déesse maléfique. Fascinant et repoussant (certaines scènes sont à la limite du supportable, en particulier celle où Hee-jin s'introduit un "bouquet de hameçons" dans le vagin), ce territoire peut s'aborder de multiples façons mais en aucun cas il ne faut l'accoster avec une grille d'analyse cartésienne prémâchée. Car a choisi de montrer un royaume d'orifices et de trous dont les fonctionnalités se mêlent et se brouillent (…). Film d'horreur, fable psychanalytique, L'Ile est un voyage captivant, non dénué de traumatismes, au coeur de l'origine du monde, le sexe de la femme. " Nathalie Piernaz (Article entier disponible sur le site de Chronic’art)
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