Bande-Annonce La trilogie du Sabreur Manchot

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Résumé

D’une ampleur sans précédent pour l’époque (budgets conséquents, décors grandioses et chorégraphies époustouflantes), ces films ont transformé durablement les productions de Hong-Kong et auront marqué quelques-uns des plus grands cinéastes actuels (John Woo, Quentin Tarantino ou Tsui Hark, qui réalisera The Blade, vision personnelle autant qu’hommage à la figure du Sabreur Manchot). Une trilogie qui se clôt en apothéose avec La Rage Du Tigre, un dernier volet devenu culte ! Cette trilogie légendaire, réalisée de main de maître par Chang Cheh et chorégraphiée par Liu Chia-liang (La 36e Chambre de Shaolin) et Tang Chia (Le Sabre Infernal), est accompagnée de bonus exclusifs, où interviennent de nombreuses personnalités du 7ème art et critiques, dont David Chiang, Ti Lung, Ku Feng, John Woo, Cheng Pei-pei, Daniel Lee, Gordon Chan, Derek Yee, Sharon Yeung, Charles Tesson, François Armanet, Christophe Lemaire, Christophe Champclaux, Fathi Beddiar… - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Un Seul Bras Les Tua Tous (The One Armed Swordsman - 1967) Réalisé par Chang Cheh - Avec Jimmy Wang Yu, Ku Feng, Tien Feng Lorsque le valeureux Qi Ru-feng (Tien Feng), défenseur du peuple opprimé, est attaqué, son serviteur Fang Cheng (Ku Feng) n’hésite pas à se sacrifier pour le sauver. 13 ans plus tard, son fils Fang Gang (Jimmy Wang Yu), est devenu un artiste martial hors-pair et s’apprête à succéder à Ru-feng, qui l’a élevé comme son propre fils. Mais cette situation éveille la jalousie de la fille de Ru-feng, Pei-er (Pan Ying-zi) qui, en compagnie de deux autres disciples frustrés, va provoquer Gang, et lui trancher le bras par traîtrise. Recueilli par la jeune fermière Xiao-man (Chiao Chiao), Gang se résigne à abandonner les arts martiaux en raison de son infirmité… jusqu’au jour où il apprend que la vie de son maître est menacée. Déterminé à reprendre du service, il invente une technique de combat redoutable grâce à l’épée brisée de son défunt père et un manuel d’arts martiaux à moitié brûlé ayant appartenu à celui de Xiao-man… Succès phénoménal lors de sa sortie à Hong Kong (qui valut à Chang Cheh le surnom de 'Million Dollar Director'), UN SEUL BRAS LES TUA TOUS popularisa de façon instantanée le 'Sabreur Manchot', interprété avec intensité par Jimmy Wang Yu. Un personnage qu’il reprendra deux ans plus tard dans le furieux LE BRAS DE LA VENGEANCE avant que David Chiang ne lui succède dans LA RAGE DU TIGRE, dernier épisode de cette trilogie hors-pair. Chorégraphié par Liu Chia-liang (LA 36ème CHAMBRE DE SHAOLIN) et Tang Chia (LE SABRE INFERNAL), UN SEUL BRAS LES TUA TOUS est un classique du genre qui inspira de nombreux cinéastes parmi lesquels Daniel Lee (FRERES D’ARMES) et Tsui Hark (THE BLADE). - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le Bras De La Vengeance (The Return Of The One Armed Swordsman - 1968) Réalisé par Chang Cheh - Avec Jimmy Wang Yu, Chiao Chiao, Liu Chia-liang Le fermier Fang Gang (Jimmy Wang Yu), anciennement surnommé le 'Sabreur Manchot', se voit proposer de participer à un tournoi d’arts martiaux. Ayant promis à sa femme Xiao-man (Chiao Chiao) de ne plus se battre, Gang décline l’invitation. Mais il se rend compte très vite, que la proposition était plutôt un ultimatum. En effet, les organisateurs du tournoi, huit combattants redoutables qui terrorisent la région depuis deux ans, commencent à décimer quiconque refuse de participer à ces duels. Malgré cette situation chaotique, Gang décide de ne pas s’en mêler. Jusqu’au jour où sa femme est kidnappée… Il revient, et il n’est pas content ! Dans ce second volet des aventures du 'Sabreur Manchot' après UN SEUL BRAS LES TUA TOUS, le héros incarné par Jimmy Wang Yu, n’a pas affaire à un, mais huit méchants, aux techniques et aux armes aussi originales que mortelles : 'Le Roi Furtif' (Tien Feng), 'Hercule' (Ku Feng), 'Dragon Venimeux' (Tung Li), 'Le Maître des Roues' (Tang Chia), 'Le Combattant Volant' (Yuen Cheung-yan), 'Le Dieu de l’Enfer' (Liu Chia-yung), 'Bras de Singe' (Liu Chia-liang) et 'La Dame aux Mille Mains' (Essie Lin Chia). D’où huit fois plus d’action pour cette œuvre rythmée, sanglante et spectaculaire où l’on aperçoit notamment les jeunes Ti Lung et David Chiang, qui deux ans plus tard, seront en vedette du dernier volet de la trilogie du 'Sabreur Manchot' : LA RAGE DU TIGRE. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - La Rage Du Tigre (The New One-Armed Swordsman - 1971) Réalisé par Chang Cheh - Avec David Chiang, Ku Feng, Ti Lung, Li Ching Dans une Chine ensanglantée par les guerres de clans, le justicier Lei Li (David Chiang) est accusé à tort du vol du trésor du clan du Tigre, suite à une rumeur lancé par le fourbe Lung (Ku Feng). Attaqué par le Tigre et ses hommes, Lei Li les met en déroute. Mais Lung, que tous prennent pour un homme sage, surgit et propose à Lei Li un combat loyal, dont l'issue décidera de son innocence. De plus, le perdant aura le bras droit tranché… Lei Li accepte mais Lung gagne par traîtrise, grâce à une arme truquée. Piégé, Lei Li s'inflige la mutilation promise et renonce pour toujours à se battre. Un an plus tard, il est devenu homme à tout faire dans une auberge où il subit de fréquentes humiliations. Ses meilleurs amis sont Pa Chao (Li Ching), la fille de l’aubergiste, et Feng (Ti Lung), un guerrier sans maître. Le jour où les hommes du Tigre tente de violer Pa Chao, Feng et Lei Li lui sauve la mise. Furieux, Feng se rend au fort du Tigre … Rarement un film de Hong Kong aura été aussi marquant que LA RAGE DU TIGRE. L’énormité des combats, les affres psychologiques de son héros et la diabolique crapulerie de son méchant, sont aujourd’hui légendaires. Pour cet ultime volet de la trilogie du 'Sabreur Manchot', Chang Cheh ne se contente pas de refaire UN SEUL BRAS LES TUA TOUS, il le réinvente complètement en y injectant toute la folie de son inspiration parvenue à maturation. Les personnages du film sont comme des icônes sculptées dans le marbre, à l’aura définitive. La violence outrepasse les limites en hémoglobine, mais aussi en signification car elle se fait expression de la quête identitaire d’un héros en lutte avec lui-même. Plus qu’un chef d’œuvre, un traumatisme !
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