Bande-Annonce Lantana

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Résumé

Un film de , avec , , , Kerry Armstrong, . SYNOPSIS : Léon Zat, père de famille et policier, se sent affreusement coupable d’avoir trompé sa femme, Sonja. Il se trouve mêlé à une enquête portant sur la disparition d’une femme, Valérie, psychanaliste mariée à l’étrange John Sommers, et que Sonja consultait régulièrement... Tous ont quelque chose à cacher. Leurs secrets et mensonges s’entremêlent à l’enquête de Léon, éclairant étrangement une autre quête, personnelle, existencielle et vitale L’AVIS DE LA REDACTION : Si vous pensiez suivre une enquête policière à suspense en allant voir le nouveau film de , c'est raté! LANTANA est avant tout une intrigue psychologique. Celle de la complexité humaine, de l'amour, de la vie. En témoigne le titre symbolique : le lantanier est une jolie plante exotique, en apparence, derrière laquelle se cache des branches épineuses. Parfaite métaphore du film de Lawrence. Les apparences sont trompeuses. Ce qui nous amène à ce drame qui met en scène les trahisons amoureuses. Le réalisateur y explore habilement les thèmes du mariage et de la fidélité sans trop tomber dans les stéréotypes. Les personnages se retrouvent tous confrontés à une période de remise en cause. Il tente de sauver ce qu'il reste de leur vie, particulièrement dans le domaine de l'amour. Mais ce moment de vérité va se révéler dévastateur pour beaucoup d'entre eux. Une seule histoire va trouver échos, plus ou moins astucieusement, dans la vie de chacun. Après la disparition de Valérie, tous ces personnages sont amenés à se croiser d'une manière ou d'une autre. L'enquête policière n'est donc que prétexte. Elle est au second plan. Mais c'est à travers elle que se trame la quête existentielle. Lawrence mêle intelligemment la recherche d'une femme disparue et celle d'une identité personnelle, surtout sexuelle, de chaque personnage. A noter, la remarquable prestation d' (ROAD TO PERDITION; BETTY'SWEDDING; ACCORDS ET DESACCORDS…). C'est autour de lui que gravitent les autres héros. Le déroulement de l'histoire, pas moins cafouilleuse qu'absorbante, imprègne le spectateur qui se laisse facilement prendre au questionnement psychique de chacun. La fin est décevante. La quête psychologique des personnages trouve une réponse bien rapide sur une musique romantico-larmoyante. Aucune place pour notre imagination et gnangnantisme au rendez-vous. Pour un deuxième long métrage en tant que réalisateur (après BLISS en 1985), nous donne plutôt une belle image du cinéma australien. Sans plus d'extase, LANTANA est quand même une plante qui passe bien à l'écran. Emmanuelle Rey. NOTES DE PRODUCTION : Naissance d’un projet : “Je cherchais une histoire contemporaine qui m’aménerait à explorer les thèmes du mariageet des relations amoureuses. Il s’agit avant tout d’une quête pour trouver un sens à sa vie, même si c’est aussi une intrigue policière qui bouleverse la vie de nombreux personnages. C’est un film sur la fragilité humaine, sur ce moment où, dans la vie, on s’interroge justement sur son cours, on la remet en question; surtout dans les domaines de l’amour et du couple. Pendant longtemps, j’ai cherché un titre qui soit à la fois littéral et symbolique. C’est en regardant la scène d’ouverture du film que je l’ai trouvé : une femme prise au piège de feuillages tentaculaires, une femme au doigt cerclé d’or, une femme mariée... Autour d’elle, ce buisson aux branches entremêlées couvertes de dangereuses épines, sur lequel fleurissent aussi les feuilles les plus vertes, les fleurs les plus colorées et la beauté la plus exquise”. Le casting Les investisseurs avaient exigé que trois des principaux acteurs aient un profil international, une véritable entrave créative pour Jan Chapman (productrice) : ”Ray et moi voulions avant tout des acteurs collant parfaitement aux personnages. C’était donc étrange de devoir les trouver tout en se pliant à cette exigence qui nous limitait forcément, en Australie. Il fallait des noms justes!”. Léon, le personnage central de cette toile d’araignée complexe autour duquel gravitent tous les autres personnages, devait être joué par un acteur capable d’une profonde authenticité. Trouver cet acteur était aussi fondamental que difficile. Susie Maizels, en charge du casting , pensa aussitôt à . et lui s’étaient déjà rencontrés, il lui fit donc immédiatement parvenir le scénario. accepta le rôle sans l’ombre d’une hésitation. FICHE ARTISTIQUE : : Leon Zat : John Knox : Dr. Valerie Somers Kerry Armstrong : Sonja Zat : Jane O'May : Nik Daniels : Michael : Paula Daniels Peter Phelps : Patrick Phelan Leah Purcell : Claudia Glenn Robbins : Pete O'May Nicholas Cooper : Sam Zat Marc Dwyer : Dylan Zat Keira Wingate : Hannah Daniels FICHE TECHNIQUE : Réalisateur : Scénariste : Andrew Bovell Productrice : Jan Chapman Directrice de la photographie : Mandy Walker Directeur artistique : Kim Buddee Chef monteur : Karl Sodersten Chef costumière : Margot Wilson Musique : Paul Kelly : Lisa L'AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: " Ambitieux, le réalisateur joue la carte de la psychologie haut de gamme, ne révélant la vérité de ses personnages que par petites touches et fausses pistes, entre TWIN PEAKS pour les frustrations provinciales et SEXE, MENSONGES ET VIDEO pour la construction tarabiscotée, gangrenée par par le vice, de l'ensemble. " Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°59, page 58) Studio Magazine : " Au total, ce sont plus de douze personnages (servis par une excellente distribution) qui se croisent sans que jamais le spectateur soit perdu. Un beau tour de force à l'écriture, signée Andrew Bovell (coscénariste de BALLROOM DANCING), soutenu par une mise en scène elliptique qui privilégie les plans serrés. " S.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 26) Chronic’art : " Traumatisé par le succès du très queer PRISCILLA FOLLE DU DESERT et par l’inanité des quelques rares films d’auteurs qui parviennent jusqu’à nos frontières, on croyait le cas du cinéma australien définitivement réglé. Mais c’était sans compter le long-métrage de , première bonne surprise de cet été, même si ce thriller spleenétique aura sans doute du mal à trouver sa place en ces temps de divertissements ultra-lights. " Elysabeth François (article entier disponible sur le site de Chronic’art) Télérama : " Comme dans tout bon polar, les vraies énigmes sont sur le bas-côté, dans les taillis et les fourrés, que sonde avec style, en prenant des chemins de traverse sinueux et fascinants. Auteur du très remarqué Bliss (1985) (…), le cinéaste s'était depuis cantonné à la réalisation de films publicitaires. Il revient en force, avec une sacrée gueule d'atmosphère. " Marine Landrot (article entier disponible sur le site de Télérama)
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