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Bande-Annonce Le chemin des lucioles

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Résumé

Titre Original : THE FIREFLY Un film de Yasuo Furuhata, avec , Yuko Tanaka "Jamais je n’ai recueilli autant de réactions qu’avec ce film. Je me rends compte à quel point le thème est encore d’actualité. On pourrait croire que tout ce qui s’est déroulé voici plus d’un demi-siècle a été atténué par le temps… Il n’en est rien. Durant ces décennies, les sentiments de chacun se sont cristallisés et, comme autant de grains de sable, se sont trouvés portés par les vagues pour revenir sur la plage. Je les ai pris dans mes mains et je les ai observés. Je serais heureux qu’à votre tour, vous regardiez les cristaux de vos sentiments, ceux de vos familles et de vos amis." Yasuo Furuhata, Réalisateur SYNOPSIS Au Japon, à la fin des années 80, Yamaoka apprend que son vieil ami Fujieda s’est suicidé. Même s’ils ne se voyaient plus beaucoup, les deux hommes étaient toujours en contact. Ils avaient été kamikazes pendant la seconde guerre mondiale. Eux avaient survécu. En cherchant à comprendre ce qui a poussé son compagnon d’armes au suicide, Yamaoka replonge dans un douloureux passé. Comme beaucoup de jeunes de la baie de Kagoshima, il avait été formé pour accomplir un voyage sans retour, une mission-suicide à bord d’un avion transformé en bombe volante. Ceux qui revenaient malgré tout étaient souvent en proie à des sentiments complexes où la culpabilité côtoyait le désarroi. Entre pèlerinage et mémoires, Yamaoka entame un périple qui, bien qu’empruntant les voies du passé, le conduira vers son futur… NOTES DE PRODUCTION "Si la mémoire n’est pas transmise, cette époque sombrera dans l’oubli." C’est une phrase de qui a marqué le début de la génèse du projet : "Un film permet de conserver la trace d’une vie. Le temps qui s’efface n’a alors plus de prise. Chacun peut accéder à cette mémoire." Un jour, à la télévision, Takakura a découvert une émission consacrée à " la mère de Chiran ", Tome Torihama. Il s’est rendu à Chiran avec Yasuo Furuhata, futur réalisateur du film, et le producteur, Sunao Sakagami. Là-bas, les trois hommes ont pris conscience des multiples tragédies qui s’étaient déroulées un demi-siècle auparavant. Nombreuses sont les personnes qui subissaient encore les conséquences des drames humains, des profondes souffrances et du choc émotionnel. Ils se sont dit : "Il faut transmettre ces émotions". C’est ainsi qu’a commencé l’élaboration de ce film. Yasuo Furuhata, le réalisateur, confie : "Je voulais à tout prix éviter le sujet des kamikazes, mais il s’est imposé malgré moi. En visitant le musée de Chiran, j’ai été surpris de voir les photos de ces jeunes aviateurs. Elles m’ont ému. Je me suis revu enfant, jouant à la guerre, cinquante-cinq ans auparavant. Si tu t’engages comme volontaire dans l’aviation, nous ne te le pardonnerons jamais, m’ont dit mes parents. Deviens diplomate, ou scientifique, et relève notre pays. En tant que cinéaste, je crois que la seule chose que je puisse faire est de restituer dans mon film les sentiments déchirants qu’ont éprouvé ces soldats." , qui interprète le personnage de Yamaoka, remarque : "Est-il possible de réaliser un film faisant partager la tristesse d’une vie mais qui donnerait aussi le courage d’exister à ceux qui le verraient ? J’étais peut-être trop ambitieux… Cependant, la préparation du film commença, avec le soutien du réalisateur Yasuo Furuhata." Takakura ajoute : "Nous avons vécu la période bouleversée de l’ère Shôwa (époque correspondant au règne de l’empereur Hirohito (1926-1989), qui précédait l’ère correspondant au règne de son fils, l’actuel empereur Akihito). J’espère qu’à présent, le cinéma nous permettra de transmettre un message aux spectateurs du XXIème siècle. Je souhaitais interpréter "un homme qui vit de toutes ses forces". Mais plutôt que d’être démonstratif, je voulais faire vivre des émotions." LA SYMBOLIQUE DE LA LUCIOLE Les kamikazes étaient honorés comme des dieux et représentaient le dernier espoir d’une population qui pressentait la défaite. Ils étaient toutefois des êtres humains, de jeunes hommes sensibles. La veille de leur départ, déterminés à mourir, ils laissaient leurs derniers messages. Le titre original, " Hotaru " (la luciole), est un mot emprunté aux dernières paroles de l’un d’entre eux, Saburô Miyagawa. Dans le film, Tomiko, interprétée par Tomoko Naraoka, raconte avec émotion ce que ce kamikaze lui confia : " Il y avait un sergent-chef du nom de Miyagawa. Lors de sa première attaque, son avion ayant eu un problème technique en vol, il fut contraint de rentrer à la base et en souffrit énormément. Le soir précédant sa seconde mission, il vint ici. J’étais en train de le servir lorsqu’il me dit : "Quoi qu’il arrive, je ne reviendrai qu’après avoir coulé le bateau ennemi." Trouvant cette phrase étrange, je lui demandai : "Comment reviendras-tu ?" Il me répondit : "Je reviendrai sous forme de luciole. Si tu en vois une, ne la chasse pas, accueille-la." "Le lendemain soir, les soldats prêts au départ buvaient un dernier verre lorsqu’une luciole apparut. Je m’écriai : "Miyagawa ! Miyagawa !" Tout le monde m’imita : "Miyagawa ! Miyagawa !" Nous ne pouvions rien dire d’autre. La luciole vola dans le restaurant pendant quelques instants. Puis tout le monde la regarda partir en silence. Les attaques kamikazes au départ de Chiran prirent fin moins d’une semaine plus tard. À six jours près, Miyagawa aurait survécu. Il voulait revenir sous forme de luciole. Il devait avoir encore de nombreuses choses à dire et beaucoup de regrets." LA VILLE DE CHIRAN La ville de Chiran se situe dans le département de Kagoshima. Elle tire ses ressources de la production de thé. Appelée autrefois "la petite Kyôto de Kagoshima", cette ville est chargée d’histoire. On y trouve toujours d’anciennes demeures de samouraïs. Juste avant la fin de la guerre, son aéroport étant le plus proche d’Okinawa, Chiran fut choisie comme base de départ des kamikazes. Près de la moitié des 1 036 kamikazes décédés décollèrent de là, pour ne jamais revenir. Ces jeunes venaient de tout le Japon, mais certains d’entre eux étaient Coréens. Un Musée de la Paix dédié aux kamikazes a été édifié à Chiran et présente aujourd’hui de nombreux documents exceptionnels, tels que leurs photos ou leurs dernières lettres. Les visiteurs affluent ; parmi eux se trouve une part importante de jeunes. LA MERE DE CHIRAN Tous les témoignages confirment que Tome Torihama, aujourd’hui disparue, aima avec autant de sincérité que de dévouement tous les kamikazes. Elle se consacra à ces jeunes hommes âgés d’une vingtaine d’années, résolus à se sacrifier pour sauver l’empire. Elle tenait un petit restaurant appelé "Tomiya", qui fut réquisitionné par l’armée. Pendant la guerre, souvent à ses frais, elle prit soin des kamikazes sans relâche. Après l’arrêt des hostilités, elle s’occupa des soldats de l’armée d’occupation américaine, loin de leur pays. Elle fit également parvenir les derniers objets des disparus à leurs familles. Shintarô Ishihara, l’actuel maire de Tôkyô, déclare : "Ce fut un bonheur pour moi de rencontrer dans ce monde quelqu’un comme Tome. J’ai eu l’impression de me trouver face à un Bouddha portant dans ses bras plusieurs bébés." LES FLASH-BACKS Tous les acteurs interprétant les personnages en 1945 ont été choisis sur audition. Bien que n’ayant aucune scène dans ces passages, l’acteur principal, , s’est rendu sur le tournage des flash-backs joués par ces jeunes acteurs. Il a assisté tout d’abord à la scène dans le restaurant Tomiya, où Kanayama chante "Arirang". Ce jour-là, ne voulant pas déranger par sa présence, il a observé de loin. La fois suivante, on tournait la scène sur la plage, devant le mont Kaimon, lorsque Kanayama confie ses dernières paroles à Yamaoka et Fujieda. Dans le film, cette scène se déroule au mois d’août, mais elle a été tournée en hiver, alors que soufflait un vent violent. s’est adressé à chacun des acteurs. Il leur a apporté réconfort et soutien, les aidant ainsi à surmonter la fatigue et les difficultés. LE VILLAGE DE HAFE Situé en Corée entre Séoul et Pusan, le village de Hafé s’étend dans une boucle de la rivière Nakdong. On le surnomme "le village où l’eau circule". La ruelle de terre battue bordée de maisons en pisé ou d’habitations à toit de chaume témoigne d’une époque révolue. La population y vit encore selon les traditions, ce qui engendre une atmosphère nostalgique. Il s’agit d’un véritable village habité et non d’un décor reconstitué. D’après et Yasuo Furuhata, ce paysage ressemble à celui de la campagne japonaise de leur enfance. LA MAISON TANYONCHE La maison de la famille de Kanayama dans le film est en fait celle de l’illustre famille Ryu, qui reçut la visite de la reine Elizabeth en 1999. De nombreuses équipes avaient demandé en vain à tourner dans cette majestueuse demeure, qui appartient aux Ryu depuis des générations. Pour la première fois, l’autorisation de tournage d’un film a été accordée. AU-DELA DE LA FRONTIERE DES LANGUES Le village de Hafé étant encaissé, les écarts de température y sont considérables. Lors du tournage, il pouvait faire si chaud que toute l’équipe transpirait, malgré des vêtements d’été. Puis le temps changeait brusquement. Il se mettait même à neiger. Il fallait alors modifier le scénario et tourner sous la neige. s’est beaucoup inquiété pour l’acteur coréen Ko Sul-Bong, qui ne portait qu’un costume léger. Pendant les pauses, il lui frottait les pieds pour le réchauffer. LA DANSE DU MASQUE La danse du masque telle qu’on la découvre dans une scène se déroulant en Corée est une danse traditionnelle, transmise depuis 800 ans et classée trésor national. C’est une danse originale, satirique et humoristique, traitant de sujets tels que la révolte contre la classe dirigeante. Ce passage a été tourné en collaboration avec l’association locale pour la conservation de cette danse. LA REACTION DE LA COREE L’équipe du film et les acteurs éprouvaient une certaine appréhension à l’idée d’aller travailler en Corée pour la première fois. Mais toutes leurs inquiétudes se sont envolées dès le premier jour de tournage. Ils répétaient lorsque plus de cinquante journalistes coréens sont arrivés. Avec intérêt, les reporters ont observé silencieusement les prises de vues. Pendant la pause, ils ont interviewé le réalisateur. Cette séance a duré beaucoup plus longtemps que prévu : ils ont posé de nombreuses questions et la traduction a pris du temps. Ces interviews ont été diffusés le soir même aux informations des chaînes nationales. FICHE ARTISTIQUE Shûji Yamaoka : TAKAKURA Ken Tomoko Yamaoka : TANAKA Yûko Takemoto : NATSUYAGI Isao Masami Fujieda : MIZUHASHI Kimi Fumikata Kanayama : OZAWA Seietsu Yamaoka jeune : TAKASUGI Mizuho Fujieda jeune : IMAI Yoshimi Hisako Ôtsuka : KOBAYASHI Ayako Nakajima : NAKAI Kiichi Tetsuo : HARADA Ryûji Yamazaki : ISHIBASHI Renji Tomiko Yamamoto : Yôji Fujieda : Narifumi Ogata : KOBAYASHI Nenji FICHE TECHNIQUE Réalisateur : FURUHATA Yasuo Comité de Production "Hotaru" : Tôei - TV Asahi - Société Sumitomo - Editions Kadokawa - Tôhoku Shinsha - Nihon Shuppan Hanbai - TOKYO FM - Journal Asahi - Takakura Promotion Producteur exécutif : TAKAIWA Tan Planning : SAKAGAMI Sunao Scénario : TAKEYAMA Yô, FURUHATA Yasuo Directeur de la photographie : KIMURA Daisaku Musique : KUNIYOSHI Ryôichi Producteurs : ISHIKAWA Michio - ASATSUKI Akiko - NOMURA Toshiya - KIMURA Junichi - LEE Jung-Joo Son : HONDA Tsutomu Lumière : WATANABE Mitsuo Directeur artistique : FUKUZAWA Katsuhiro Montage : SAITÔ Kiyoaki Assistant réalisateur : SASABE Kiyoshi AVIS DE LA PRESSE Studio Magazine : " Tout sauf un film de guerre, ce film montre le parcours d'un homme qui, à force de revivre son passé et de se rencontrer des gens liés à ses souvenirs, va éclairer son avenir et celui de ceux qui l'entourent. Un beau voyage. " T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°184, page 48) Les Cahiers du cinéma : "Engoncé dans son sujet, le film tient davantage du dépliant touristique que d'un quelconque travail de mémoire et de transmission (…) Le film croule sous le poids d'une solennité pataude, forcée, qui ferait passer la moindre publicité d'assurance-vie pour du cinéma. " " Vincent Malausa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°574, page 89) Télérama : " Cet hommage aux kamikazes morts pour leur pays fait vibrer la sensibilité pacifiste japonaise. Mais, trop didactique, peine à nous faire partager le désarroi des survivants. " I.F. (article entier disponible sur le site de Télérama)
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