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Bande-Annonce Les larmes du tigre noir

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Résumé

Un film de , avec CHARTCHAI NGAMSAN, STELLA MALUCCHI, SUPAKORN KITSUWON, ARAWAT RUANGVUTH SYNOPSIS : En Thaïlande, au siècle dernier, une douce passion unit deux jeunes gens. Depuis leur enfance, Rumpoey, fille de bonne famille, et Dum, campagnard timide, n'aspirent qu'à vivre une belle histoire d'amour, mais le sort en décide autrement. Des années plus tard, bien des choses ont changé. Dum est devenu le redouté Tigre Noir, un brigand à la solde du terrible Fai, et Rumpoey doit, contre son cœur, se fiancer au séduisant capitaine Kumjorn. Pourtant, leur amour n'est pas mort. Rumpoey est restée fidèle, et jamais Dum n'a trahi son honneur. Lors d'une attaque contre le quartier général de Fai, le capitaine Kumjorn est fait prisonnier. Par respect pour Rumpoey, Dum lui laisse la vie sauve. Le jeune homme ignore que son geste va déclencher un engrenage infernal. Contre le destin qui s'acharne, contre les trahisons et les dangers, Dum va, une ultime fois, défendre celle qui règne sur son cœur. L’AVIS DE LA REDACTION : "Plus kitsch, tu meurs"… tel est le maître mot de ce drôle de western thaïlandais qui, avouons-le, avive notre curiosité depuis plus d’un an déjà (il fut présenté au Festival de Cannes 2001, dans le cadre de la sélection "Un Certain Regard", mais les déboires de son distributeur d’alors en ont sans cesse retardé la sortie). Le voici donc enfin sur nos écrans, et le moins qu’on puisse dire, c’est que nous ne sommes pas déçus du voyage ! Parodie à peine maquillée du genre mythique américain, transformé en grand mélo lacrymal, LES LARMES DU TIGRE NOIR assume jusqu’au pastiche ses faux-airs lyriques. Personnages au romantisme mièvre, imagerie datée (photo stylée années 50), intrigue de western spaghetti (à moins que ce ne soit de " nouilles sautées chinoises " ?), le tout brossé à grands traits, les plus voyants possibles. En osant la comparaison, nous sommes un peu dans le " Bollywood " version Bangkok, à savoir l’excès, la démesure, la surdose d’émotions factices et la saturation visuelle… Autant dire que le raffinement - relatif - de l’image n’est pas forcément synonyme de finesse ! Pourtant, pour peu qu’on fasse abstraction de toutes ces ficelles, grosses comme un paravent, on ne peut qu’être séduit par la singularité de cette œuvre patchwork, à l’esthétique de BD délicieusement rétro. Du cinéma comme on n’en fait plus… et comme on en n’a d’ailleurs jamais fait ! a choisi de mêler références culturelles et techniques créatives. Son film s’inspire très largement des contes et légendes de la Thaïlande populaire, auxquels il associe, sans peur aucune du ridicule, une drôle de mixture cinématographique (la rencontre d’un John Wayne aux yeux bridés, avec un Roméo et Juliette à l’orientale, en quelque sorte…). Le graphisme très chiadé, aux couleurs vives, lui donne un relief très particulier. Un peu toc, mais finalement agréable à l’œil. LES LARMES DU TIGRE NOIR vaut surtout le détour pour l’exercice de style et le plaisir d’une découverte insolite. Pris au 15ème degré, et avec toute votre complaisance, ce film qui prouve, une fois encore, l’originalité et la diversité du cinéma thaï actuel, mérite qu’on lui prête, précisément, un certain regard… Laurence Berger NOTES DE PRODUCTION En se replongeant dans l'âge d'or du cinéma thaïlandais, nous entraîne dans un univers au confluent des genres. Scénariste et réalisateur, il a réussi l'alliance inédite entre le style rétro des productions typiques de son pays et une vision résolument actuelle. Entre film asiatique, western, tragédie classique, bande dessinée et roman photo, LES LARMES DU TIGRE NOIR constitue une délicieuse expérience au style visuel fascinant. Mi-hommage mi-parodie, ces aventures romanesques nous rappellent qu'il existe autant de plaisirs que de genres… Deux époques, un seul esprit s'est imprégné de la culture cinématographique de son pays jusqu'à en maîtriser l'essence pour la restituer dans un seul et même film. Symboles visuels forts, style original, c'est pour l'Occident à la fois la découverte d'un genre méconnu et celle d'un véritable talent. En parfaite cohérence avec sa démarche artistique, a repris les méthodes de promotion utilisées dans les années 60 pour le type de film dont s'inspire LES LARMES DU TIGRE NOIR. En Thaïlande, le film a fait l’objet de plusieurs techniques de promotion très inhabituelles pour le XXIème siècle. Pendant que le film était en postproduction, Sor Jindawong, l’épouse de , a fait publier dans un magazine populaire le feuilleton de l’adaptation romanesque du scénario. Le feuilleton, depuis publié en roman, était illustré de photographies des principaux acteurs colorées à la main et ensuite éditées en cartes postales. Une fois le film en distribution, Wisit a adapté le scénario sous forme de feuilleton radiophonique. Cette version radiodiffusée a remporté un véritable succès aussi bien chez les nostalgiques que chez les jeunes. Romance, honneur et amours contraries Parmi les lieux emblématiques qui servent de décor à l'intrigue, beaucoup sont typiques de la Thaïlande. L'un d'eux sert de référence à travers les époques et les situations : le petit pavillon de bois ouvragé est un peu le temple secret d'un amour impossible. La Sala Raw Nang La sala est l’abri thaïlandais type. Concept aussi élégant que simple, la sala peut être un espace d’assemblée publique ou un arrêt de bus, une magnifique pergola ou une simple hutte au milieu d’un champ de riz destinée à abriter les fermiers du soleil de midi. Autrefois, la sala communale offrait un abri sûr et gratuit aux voyageurs qui passaient ou s’arrêtaient quelques jours. La sala filmée dans LES LARMES DU TIGRE NOIR est un espace réservé aux amants, un lieu mythique. Située sur la berge d’une rivière, elle porte le nom de Sala Raw Nang, qui signifie " dans l’attente de la vierge " et évoque l’histoire d’une impossible liaison. Un pauvre bûcheron rencontre un jour la fille d’un homme riche. En dépit de leurs différences sociales, tous deux projettent de se retrouver au même endroit. Par anticipation, le bûcheron entreprend de couper du bois afin d’y construire une superbe sala, un endroit où abriter leur amour. Mais le jour du rendez-vous, le père de la jeune fille la surprend à quitter la demeure. Furieux, il l’enferme dans sa chambre et la jeune femme, prisonnière de cette cage dorée et folle de chagrin, se pend. Ignorant tout de son sort, le bûcheron l’attend... et l’attend encore, certain qu’elle viendra. Selon la légende, il serait resté là à jamais, sans cesser de perfectionner la sala et d’attendre l’arrivée de sa bien-aimée. Décors et couleurs vives : le style visuel Le mélange de parodie de genre et d’effets chromatiques audacieux doit beaucoup à l’œuvre pionnière de Rattana Pestonji (1908-1970), le très original cinéaste thaïlandais indépendant. Inconnu hors de Thaïlande, il est aujourd’hui totalement oublié dans son pays même, où ses œuvres ne sont plus projetées et n’occupent qu’une modeste place dans l’histoire du cinéma thaïlandais. D’ascendance à demi persane, Pestonji étudie l’ingénierie à Londres et produit son premier court métrage amateur en Grande-Bretagne dans les années 30. De retour en Thaïlande, il est invité à prendre les photographies d’un tournage pour LE PRINCE PHANUPHAN YUKOL, projet qui le lancera dans la carrière de cinéaste. Il réalise son premier long métrage indépendant, TOOKATA JA, en 1951 et crée sa propre compagnie de production, Hanuman, l’année suivante. La compagnie produira six longs métrages entre 1954 et 1964, tous réalisés, à l’exception des deux premiers, par Pestonji lui-même. Le plus célèbre d’entre eux est la comédie noire RONGRAEM NAROK (1957), qui se déroule sur une seule journée dans une mystérieuse auberge de campagne peuplée de sournois trafiquants d’opium, d’artistes de l’Opéra Chinois, de boxeurs et de voleurs qui se font eux-mêmes voler. Les négatifs de la plupart des productions Hanuman, conservés en Grande-Bretagne par les laboratoires Rank Film, ont été acquis par les Archives du Film Thaïlandais au milieu des années 1990. FICHE ARTISTIQUE Seua Dum, le Tigre Noir : CHARTCHAI NGAMSAM Rumpoey : STELLA MALUCCHI Mahesuan : SUPAKORN KITSUWON Le capitaine de police Kumjorn : ARAWAT RUANGVUTH Fai : SOMBATI MEDHANEE Phya Prasit, le père de Rumpoey : PAIROJ JAISINGHA La gouvernante de Rumpoey : NAIYANA SHIWANUN Kamnan Dua, le père de Dum : KANCHIT KWANPRACHA Le sergent Yam : CHAMLOEN SRIDANG FICHE TECHNIQUE Réalisateur : Producteur : NONZEE NIMIBUTR Directeur de production : BUNBHOT NGAMKHUM Producteurs associés : PRACHA MALEENONT ; BRIAN L. MARCAR ; ADIREK WATTALEELA Scénario : Directeur de la photo : NATTAWUT KITTIKHUN Chef décorateur : EK IEMCHUEN Directeurs artistique : ARKADECH KEAWKOTR ; RACH-CHANON KHAYANNGAN Monteur : DUSANEE PUINONGPHO Musique : AMORNBHONG METHAKUNAVUDH Costumes : CHAIWICHIT SOMBOON Maquillage : BENJAWAN SOI-INTR Casting : PASIREE PANYA Régisseur : SAIJAI LA-ONGKAEW
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