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Bande-Annonce Moments choisis des Histoire(s) du cinéma

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Résumé

Du 9 décembre 2004 au 3 janvier 2005, le Centre Pompidou et la société Gaumont se sont associés pour présenter en exclusivité Moments choisis des Histoire(s) du cinéma de . Le film est également présenté au festival de Cannes 2005, conjointement dans la Sélection officielle et à la Semaine internationale de la critique lors d'une Séance spéciale. Les Moments choisis se donnent comme une élégie peuplée de figures féminines, comme autant d’incarnations de l’ange de l’histoire cher à Walter Benjamin. La divinité s’est enfuie du monde, l’horreur et son spectacle s’y sont substitués, mais à ce constat de déréliction et de déploration, Godard oppose en permanence le bonheur de ces visages et l’échange de leurs regards. Le montage, par clignotements, surimpressions ou fondus, fait s’embrasser Elizabeth Taylor et une vierge de Giotto trouvant une place au soleil après les Camps, malgré tout. C’est ce qui frappe ici, bien plus encore que dans les Histoire(s) du cinéma où les bruits de fureur du siècle menacent toujours de recouvrir ces figures angéliques : la constante invention plastique d’apparitions qui résistent au désastre du siècle. Quelques figures, quelques icônes suffisent à réaffirmer, à murmurer la promesse originelle faite à l’homme par l’art : un siècle de cinéma, ce commerce parfois vain ou douteux du visible, est ainsi racheté par ces figures et ces icônes se tenant à l’abri du temps. Mais il ne faut pas voir dans ce repli apparent de la fatale beauté un quelconque renoncement à l’entreprise critique. L’esthétique de la rédemption, intensifiée dans ces Moments choisis, ne tourne pas le dos au désastre, mais tient pour unique certitude que la puissance de l’image réside non dans l’illusion mais dans la révélation. L’image véritable fait face à l’horreur et les anges de l’histoire apparaissent comme les signes d’un devenir salutaire gisant dans les ruines du passé. Ces Moments choisis ne constituent pas simplement une oraison mais bien une promesse : au bout du voyage poétique et mélancolique, nous attend encore le cinéma.
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