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Bande-Annonce Noi albinoi

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Résumé

Un film de , avec , , SYNOPSIS : L’histoire de Noi, jeune garçon incompris aux fausses allures d’imbécile heureux, blotti au fond de son fjord perdu au milieu des montagnes menaçantes, inaccessible quand vient l’hiver. Une prison dont il voudrait bien s ‘échapper, avec cette jolie fille de la station service. Mais rien ne marche comme il le voudrait, jusqu’au jour où une catastrophe naturelle brise ses barreaux et lui ouvre les portes de la liberté… L’AVIS DE LA REDACTION Le cinéma nordique n’a pas fini de nous surprendre et de nous enchanter : après le très incisif THE SEA de Baltasar Kormakur, voici un nouveau glaçon d’Islande saveur menthol qui, de prime abord, fond agréablement dans la bouche, mais décape au passage quelques idées reçues. Attention donc à ne pas trop se fier aux apparences ! Si l’Islande a ses clichés persistants de grands espaces enneigés 365 jours par an, ses aurores boréales et son parfum d’exotisme, NOI ALBINOI nous entraîne loin des cartes postales touristiques pour Européens en mal d’évasion. Loin aussi des frasques nocturnes de la capitale Reykjavik. C’est de l’Islande quotidienne et bien réelle dont il est question, à travers le personnage de Noi, jeune homme qui semble venu d’une autre planète. Un homme des glaces aux allures de martien, lycéen flegmatique et solitaire endurci, paumé entre une grand-mère trop présente et un père trop absent. Surdoué sous ses airs de cancre, Noi rêve d’un refuge de tendresse, d’un petit cocon douillet dans un ailleurs paradisiaque. Mais dans ce monde effroyablement clos, enserré dans un dédale de neige et de glaciers menaçants, la solitude est extrême et la folie vous guette. Pour faire face au désœuvrement des nuits sans fin et du froid qui vous tenaille, une seule parade : l’alcool qui réchauffe le corps et échauffe les esprits. Pour l’heure, on sent bien que quelque chose ne tourne pas rond et qu’un drame ne peut que survenir. Un carreau cassé, du sang de morue renversé, la glaciale vision d’un cimetière de neige et d’étranges prédications, sont autant de signes annonciateurs de la catastrophe à venir. Elle sera tragique et libératrice… Ce film polaire et lunaire, baigné dans une lumière albâtre aux tons gris bleus est un concentré de sensations contradictoires, d’émotions brutes, maladroites et mal contenues, qui mènent tout droit à l’implosion. C’est aussi, à l’instar du très beau film du danois Vinterberg IT’S ALL ABOUT LOVE un poème noir et un vibrant appel à l’amour. Les deux films s’achèvent, l’un comme l’autre, dans un déluge de glaces, morbide et salvateur dans les deux cas. Une seule alternative pour survivre au chaos : la fuite ou la mort. Les cinéastes scandinaves ont décidément le pessimisme bien inspiré ! Laurence Berger L’AVIS DE LA PRESSE : CinéLive: , pour son premier film, trouve une tonalité unique entre fusion avec la nature et effroi permanent du big bang, faisant traverser de grands aplats d'immobolité par des moments de fulgurance souvent drôlatique." Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°70, page 60) Studio Magazine : "(…)Ce premier long-métrage de souffre d'une mise en place un peu longue de son intrigue. Mais on se surprend à s'abandonner peu à peu à l'univers surréaliste de ce coin du monde singulier (…) " T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 26) Première : "Révolte adolescente ? Oui. Mais que le réalisateur , adepte des "Simpson", sort de l'ordinaire en la ponctuant de poésie enfantine (…) ou en l'éclaboussant d'humour absurde (…)" S.G. (article entier disponible dans Première n°317, page 36.) Les Cahiers du cinéma : "Sorte de mélange entre un Kaurismäki dévitalisé et un Jarmush poseur (…), le réalisateur s'occupe uniquement d'orchestrer le défilé des scènes à mémoriser : scènes étiquetées burlesque, bizarre, ou mélancolique, scènes clés ou digressives. " J.-Ph.T. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°581, page 90). Télérama : " pratique l'absurde laconique. Son film est un précipité de petits délires à froid, (…). Il y règne un humour sous hypotension, strictement dosé pour faire dérailler une à une les situations dont Nói est l'impayable pivot." Jean-Claude Loiseau (article entier disponible sur le site de Télérama) Chronic’art : " Fable bergmanienne sous anxiolytiques, rêverie aigre-douce (…), voici donc le film venu du froid de l’été : une bonne glace au jus de crépuscule, baignant dans son coulis de ronchon réchauffé." Vincent Malausa (article entier disponible sur le site de Chronic’art) Libération : "La principale vertu de Noi Albinoi est son sens du retrait, de l'ambiguïté : aucun des mystères n'est levé, aucune des questions résolue. cultive avec finesse la suspension du sens." Antoine Baecque (article entier disponible sur le site de Libération) Le Monde : "Avec la complicité de son acteur, qui dispense les émotions avec une judicieuse parcimonie, le cinéaste met en scène la révolte de Noi avec plus de tristesse résignée que de colère." Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site de Le Monde) ENTRETIEN AVEC D'où vient l'idée du film? "Depuis des années, je porte en moi le personnage de Nói Albinói. Il est même antérieur à mon envie de faire des films. A un moment, j'ai d'ailleurs pensé en faire un dessin animé ou une bande dessinée. Année après année, j'ai rassemblé toutes sortes d'idées autour de Nói et quand je suis sorti de mon école de cinéma, les idées ont ressurgi pour prendre la forme d'un scénario." Pourquoi avoir choisi ce lieu de tournage? "A l'origine, le film n'était pas censé se passer dans un village isolé. Je pensais plutôt à Reykjavík. Mais finalement, je me suis dit que Reykjavík était trop encré dans le réel. Je voulais créer un univers qui n'existait pas, tout en restant plausible. Pour moi, les fjords de l'ouest étaient plus intéressants de par leur atmosphère inquiétante et leur beauté. De plus, il nous fallait impérativement de la neige et c'était l'endroit où l'on était le plus susceptible d'en trouver. En hiver, ce village peut être complètement coupé du reste du monde en raison de conditions climatiques extrêmes." Le casting a t-il été difficile? "L'Islande est un petit pays où tout le monde se connaît. Si vous restez assez longtemps dans un bar de Reykjavík, vous pourrez y croiser toute votre équipe et vos comédiens. Pour le film, je ne cherchais pas de stars. La plupart des comédiens islandais n'ont pas fait de cinéma et ne sont pas célèbres. J'ai donc avant tout cherché le casting idéal pour l'histoire et fait appel aussi bien à des comédiens professionnels que non professionnels. La femme qui joue la grand-mère, Lina, distribue le courrier dans mon quartier. J'ai rencontré la jeune fille qui joue Iris dans un restaurant végétarien. Beaucoup de personnages sont interprétés par des amis, comme le psychologue par exemple. En ce qui concerne Nói, il était clair pour moi qu'il devait avoir un air très différent, presque étrange. Et comme je ne connaissais pas beaucoup de bons acteurs islandais albinos, s'est imposé. Il est non seulement talentueux et motivé, mais il correspond physiquement à ce que je cherchais." Avez-vous composé la musique de votre film? "Oui, avec mon ami Orri du groupe Slowblow que nous avons crée ensemble. Il y a peu de choses dans la vie que j'aime faire plus que la musique. La musique, c'est une bulle d'air dans nos vies professionnelles et nous refusons que l'industrie du disque vienne casser notre plaisir. C'est pour ça que nous essayons de rester en marge du système. Nous avons quand même sorti deux albums auto-produits et nous travaillons sur le troisième." Le thème du film est-il typiquement islandais? "Je n'avais pas l'intention de faire un film typiquement islandais. J'aime situer mes films dans des microcosmes isolés, confinés, loin du monde tel qu'on le connaît sans pour autant être surréalistes. Une sorte d'entre-deux. J'espère simplement avoir réalisé une version très personnelle d'une histoire racontée mille fois, celle d'un jeune rebelle qui n'est chez lui nulle part et tente sans cesse de fuir. C'est un vieux cliché, mais je voulais proposer ma version de ce genre d'histoire." Quelles sont vos influences en tant que metteur en scène? "Tout sauf les films ! J'adore faire des films, mais depuis que c'est devenu mon métier, être spectateur, c'est un peu comme faire des exercices d'algèbre. En tout cas en ce moment, je suis accrocs aux sitcoms. Et pour ce qui est de la mise en scène, j'apprends énormément en regardant Les Simpson." Afectionnez-vous particulièrement les personnages de looser, comme le père de Nói ou Nói lui-même? "Je trouve les héros extrêmement ennuyeux parce qu'ils réussissent tout, qu'ils peuvent tout faire. Ce qui m'intéresse, c'est les gens qui n'arrivent pas à communiquer et qui ne savent pas comment s'en sortir. C'est comme dans les sitcoms où les personnages ont toujours les mêmes problèmes d'un épisode à l'autre. Ils n'apprennent jamais rien de la vie et ça continue comme ça pendant dix ans ! S'ils étaient des héros, un épisode leur suffirait pour tout résoudre et aller de l'avant." Peut-il y avoir une interprétation biblique ou métaphysique de votre film? "Travailler sur les mythes de façon subconsciente m'intéresse beaucoup. Je veux que les spectateurs ressentent avec leurs tripes, réagissent de façon émotionnelle à quelque chose de mythique et d'universel, mais si en regardant le film, ils prennent conscience de ce qu'on leur raconte, alors c'est raté. Rien ne m'intéresse moins que les histoires aux références bibliques évidentes. Si dans un film, un personnage s'appelle Eve et croque une pomme, je m'enfuis de la salle. Ca doit rester subtil." Il y a de nombreux éléments comiques et absurdes à l'intérieur de cette histoire qu'on pourrait qualifier de tragique… "Pour moi, c'est l'inverse : il y a des éléments tragiques à l'intérieur d'une histoire qu'on pourrait qualifier de comique. L'humour est toujours mon point de départ et j'évite de construire une intrigue. Mais j'aime que le film ait une conclusion. C'est ce qui en fait un film, plutôt qu'un pilote de sitcom ! La structure est la même dans Lost Weekend et Noi Albinoi, avec des situations étranges et drôles et une fin plus grave. J'utilise toujours cette structure et il semble que mes projets futurs ne font pas exception à la règle. Ce qui me semble étrange, c'est que mes scénarios ressemblent toujours à de la B.D alors que le film terminé est beaucoup plus sérieux que ce à quoi les gens s'attendaient, moi y compris. C'est une des choses que je ne peux contrôler." ENTRETIEN AVEC Quel est votre parcours personnel et professionnel? "Mon père est français, ma mère islandaise. J'ai grandi en Islande où je vis toujours après avoir fait le cours Florent à Paris. J'ai joué dans plusieurs courts métrages et dans un long, Villiljos où j'ai retrouvé . On se connaissait déjà puisqu'on était au lycée ensemble. J'ai aussi présenté le journal télé islandais. J'ai joué au théâtre et je fais partie d'un collectif d'artistes qui a participé à la manifestation " Reykjavík, capitale culturelle 2000". Je prends actuellement des cours à l'école des Beaux-Arts de Reykjavík. Pour moi, les arts se nourrissent les uns les autres, en tous cas s'ils sont pratiqués de manière honnête et sincère. J'ai d'ailleurs toujours été intéressé par tout ce qui touchait au visuel dans l'art dramatique." Que signifie être acteur en Islande? "Cela signifie que vous pouvez facilement et rapidement vous faire un nom et des contacts dans le métier. L'inconvénient, c'est que c'est un petit milieu dont vous faîtes vite le tour. J'aimerais mener une carrière au cinéma tout en continuant mon travail de plasticien. C'est très islandais d'avoir plusieurs cordes à son arc. Ceci dit, je travaillerai là où les projets sont les plus intéressants, peu importe le pays. L'Islande est géographiquement isolée, et dans une certaine mesure, elle l'est aussi culturellement. Cela explique que beaucoup d'islandais partent à l'étranger, notamment après leurs études mais la plupart reviennent ensuite car les liens avec l'Islande restent en général très forts." Nói, adolescent révolté notamment contre son père, n'a qu'un rêve : partir. Cela vous ressemble-t-il? "J'admets que j'ai toujours besoin de voyager, de rester ouvert à de nouvelles influences. Ce n'est pas bon de trop s'attacher aux lieux. Quant à la révolte, j'ai eu ma part quand j'étais adolescent, même si ce sentiment reste présents par certains aspects dans mon travail. La première fois que j'ai lu le scénario de Noi Albinoi, j'ai tout de suite ressenti de la sympathie pour le personnage. Nói est très humain, c'est quelqu'un de bien. Son drame, c'est que personne ne le comprend. C'est un sentiment que je connais bien ! Je crois qu'on a beaucoup de choses en commun. Il a une sorte d'attitude je-m'en-foutiste qui l'aide à poursuivre sa route sans prendre la vie trop au sérieux." Qu'est-ce qui empêche Iris de partir avec Nói? "Contrairement à Nói, elle a peur de suivre son chemin. Pour la deuxième fois, elle essaie de construire sa vie, après avoir échoué en partant à Reykjavík. Elle n'est pas prête à prendre de nouveaux risques. Je pense quand même qu'elle aime Nói. Du moins, je veux le croire…" Propos traduits de l'anglais par Olivier Peyon FICHE ARTISTIQUE : : Noi : Iris : Kiddi Beikon : Lina : Oskar FICHE TECHNIQUE : Réalisation et scénario : Production : Zik Zak Filmworks, Essential Filmproduktion, Le Bureau, M&M Productions Producteur exécutif : Musique : Slowbow Directeur de la photographie : Rasmus Videbaek
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