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Bande-Annonce On n'est pas des marques de vélos

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Résumé

Un film de SYNOPSIS Ce documentaire retrace le parcours de Bouda, un danseur mythique de hip-hop du début des années 80, d'une trentaine d'années, victime de la loi dite de "double-peine". Entré en France à l'age de 4 mois avec sa famille, il est désormais clandestin à vie. Au sortir de prison, cette loi expulse les enfants immigrés vers leur pays d'origine, dans lesquels ils sont devenus étrangers. Une histoire à la fois collective et individuelle au sein de la banlieu nord, sur fond de hip-hop. L'AVIS DE LA REDACTION : C’est sur une passerelle au-dessus d’une mer de chemins de fer que commence ce film au titre plus que bizarre. "Etre une marque de vélo" signifie "être au plus bas dans l’échelle sociale", c’est une insulte, une représentation de mépris. Un mépris avec lequel un bon nombre d’habitants de l’hexagone doivent vivre. Une insulte que leur fait LEUR pays (d’adoption au moins et de cœur parfois) la France, parce qu’ils sont nés à l’étranger. Si ces non-Français commettent un délit, outre à purger la peine de prison correspondante à leur acte, ils risquent de se voir expulsés du territoire français. Une peine de plus, une double peine injuste, parfois à vie, pour des faits parfois mineurs. Tel est le message que veut faire passer en racontant la vie de Bouda, né en Tunisie, arrivé en France à l’âge de 4 mois, danseur et précurseur du mouvement Hip Hop en France dès ses 13 ans. Par une succession d’interviews avec l’intéressé, sa famille, ses amis du milieu Hip Hop, le réalisateur milite pour une cause. Avec Bouda, ils gueulent contre cette double peine avec tact. Sans brutalité. Ils nous conduisent peu à peu à la conclusion voulue, l’injustice de la double peine, en nous baladant entre images de la banlieue parisienne, petits films tournés lors de compétitions ou entraînements de Hip Hop avec des chorégraphies de Farid Berki en guise d’interludes dansés. Ce film militant fait finalement une assez belle description de la banlieue ; ce n’est pas le lieu de tous les maux, même si ce qui s’y passe n’est pas toujours très net. De toute façon, comment ne pas être du côté de ce trentenaire, qui a payé sa dette à la société, à qui celle-ci refuse tout de même de redonner sa dignité, mais qui ne manque pas de résumer son histoire avec sagesse. "Elle est belle ma vie. Finalement, elle est belle !…elle part bien. Au milieu ça part en vrille un peu. Puis vers la fin elle est belle…Et puis on attend que ça. On verra…J’espère que les gens, ils vont comprendre…qu’il y a toujours une chance !" Belle philosophie ! Pablo Chimienti L’AVIS DE LA PRESSE : Studio Magazine : "Intelligent et poignant, ce film de balaie les clichés sur la banlieue et nous montre les défaillances de notre système judiciaire." T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°193, page 46) Première : "La première partie (…) est captivante. La seconde condamne spontanément mais sans subtilité cette législation absurde qui fit récemment l’objet de réformes." N.S. (article entier disponible dans Première n°319, page 56.) Télérama : " (…) le film de , concentré d'énergies positives, mérite assurément une séance de rattrapage pour ceux qui l'auraient manqué. Du genre indispensable et pionnier." Jacques Morice (article entier disponible sur le site de Télérama) Libération : "Même si l'on comprend l'acte militant du réalisateur, la complaisance des témoignages, pour la plupart des proches de l'intéressé, agace." Marie-Christine Vernay (article entier disponible sur le site de Libération) NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR A l'origine du film "Il y a six ans, je tournais une séquence de FAIRE KIFER LES ANGES à Dugny dans la cité où s'entrainèrent, au début des années 80, les premiers breakers sur le béton des cours. Nous avions filmé, devant le bâtiment 6, en dédicace au plus jeune d'entre eux, Bouda, alors sous les verrous. Un clin d'œil de ses amis pour que depuis la cellule de Bouda sorti de prison mais clandestin à vie – j'y retrournai pour rencontrer ses parents, je retrouvai cette même cour, avec la même place sur les mêmes plots de béton, dans les mêmes postures, les mêmes jeunes "rouilleurs". Comme si, une fois pour toutes, le temps s'était arrêté". Une jeunesse au bord du gouffre "Ce qui m'intéresse, à travers les portraits de Bouda et des personnages que son histoire met en scène (ses parents, ses voisins, ses professeurs, ses amis, ses figures mythiques du hip-hop…), c'est de mesurer combien des zones entières de pauvreté sont aujourd'hui victime d'une stigmatisation et d'une discrimination qui n'a cessé de croître en 20 ans. Bouda, par ses contradictions, ses failles, sa drôlerie, sa soif d'intégration constamment réduite à néant, ses conduites de fuite et au bout du compte sa désintégration, devient en quelque sorte une métaphore, une fable, de cette jeunesse au bord du gouffre. Le film accompagne un combat solitaire contre l'exclusion, en s'attachant au pas d'un personnage unique dans son individualité, mais devenu (dans son échec même) un symbole de conséquences dramatiques de l'iniquité d'un système qui divise la France, traite sa jeunesse comme un ennemi de l'intérieur, lui applique des règles d'exception et lui refuse le principe de l'égalité devant le loi. Là est mon désir premier, vital, de filmer." Un portrait chorégraphié "La danse, pour moi, a toujours été l'art le plus proche de celui du cinéma : dans le silence du mouvement – au-delà des mots – elle me permet de dépasser le social pour accèder à l'épique, à l'universel. La dasne, non pas comme illustration, redondance du réel, mais comme contrepoint, détournement, humour, envol, prolongement du sens, écho faisant vibrer l'émotion. C'est ce que j'ai trouvé de plus riche dans notre collaboration avec le chorégraphe Farid Berki : tout un travail d'aller-retour entre nous pour, petit à petit, forger ces séquences dansées qui ponctuent le film. Dans la comédie musicale, ce sont toujours ces instants magiques qui me troublent : les moments où la narration réaliste bascule dans quelques chose d'autre, ce passage insensible du réel à l'imaginaire, ce glissement du geste réaliste à celui, merveilleux, de la danse. D'où la construction du film : cette alternance de "chorus" (plans séquences de personnages en mouvement, filmés en relativement longues focales dans les territoires de cette histoire), avec le contrepoint des chorégraphies (filmées en plan fixe dans les espaces hallucinés)." Le cinéaste tel un D.J "Ce qui me fascine dans le Hip Hop, c'est l'art d'accomoder les restes. Pour moi, sa modernité réside dans cette capacité à recréer du sens en recyclant des bribes d'images galvaudées, de pubs, de BD, d'échantillons de standars détournés : semblable au travail du cinéaste créant du sens par juxtaposition, montage, collision, unité des contraires. Finalement je suis comme un D.J, mixant samples de réel et images d'archives, documentaires et imaginaire chorégraphié, action et narration rap, scratchs d'images par des tags et graffs pour en interrompre de déroulement linéaire. Pour briser avec le naturalisme : réapprendre à voir le monde, laver son regard, découvrir comme étranges, poétiques, colorés, enchantés, des territoires trop souvent cachés sous des magmas de clichés, toute une imagerie d'Epinal de la banlieue destinée à faire peur les électeurs." PROPOS DES INTERVENANTS Sidney, DJ, animateur de l'émission "H-i-p H-o-p"en 1984 " La télé, ça a été l'explosion de tout. On ne pouvait pas prévoir que le Hip Hop allait avoir une telle force. Les gens s'identifiaient, enfin, dans une émission : on montrait le petit Mohamed, le petit Tewfik, le petit Morad qui passaient, le petit Mamadou qui devenait du jour au lendemain célèbre dans son quartier parce qu'il rentrait et il avait fait l'émission "H-i-p H-o-p"…Forcément, ça a été un boum !" Jimmy Kiavué, ex-animateur de "Fêtes et forts" dans les années 84 et 85 "Sidney a été un détonateur…enfin, c'est incroyable d'ailleurs, quand on y pense de nos jours, de voir une émission sur TF1 comme ça, où il n'y avait que des jeunes de banlieue, par la banlieue, pour la banlieue, faite par eux…D'ailleurs je ne sais pas pourquoi ça n'existe pas à nouveau ?" Kool Shen, rappeur, NTM / IV My People "Quand t'as 16-17 ans, t'as envie de tout casser. T'as envie de bouffer le monde à travers tes trucs… Enfin pour nous, le seul truc qu'il y avait d'important dans la vie c'était ça ! (…) C'était une façon de se barrer un peu de chez nous et de pouvoir faire des choses constructives avec des gens. Même si on ne savait pas où ça allait nous a mener. Tu vois, il y avait cette grosse utopie de pouvoir tout renverser avec notre art, entre guillemets !" Lamia, sœur de Bouda "Je savais qu'au fond de lui, c'était quelqu'un de bien…Je me suis dit : ça va être un petit artiste ! Parce qu'il avait quelque chose que les autres n'avait pas. Mais il manque de pot, il a gouté à ça… Il a connu ce monde et puis…il est descendu grave…" Le père de Bouda "On dirait un mort-viavant à l'âge de 30 ans ! Qu'est ce qu'il va faire plus tard, lui tout seul ? Moi, je peux pas vivre éternellement. Un jour, je m'en vais…Qui c'est qui va lui donner un logement? Qui c'est qui va lui donner à manger? Mais donnez-lui une chance pour vivre à ce gosse-là. Pour vivre, pour faire une maison comme tout le monde. Il a payé sa dette et c'est fini." Mahrez, frère de Bouda, victime de la "double pein" "J'ai honte…j'ai honte dêtre sans papiers !…Quand j'étais enfant, ce pays pour moi c'était mon pays. Mais comme je le vois maintenant, c'est plus mon pays…On m'a rejeté !… C'est pas parce que j'ai fait des conneries que, ça y est, on jette !…J'ai pas tué, j'ai pas violé… Je ne sais pas, je comprends pas. C'est dur !" Stéphane Maugendre, avocat de Bouda "Il faut abolir cette peine de vie ! On a eu le courage d'abolir contre vents et marées à l'époque la peine de mort, aujourd'hui on doit abolir cette peine, un point c'est tout." FICHE TECHNIQUE Réalisation : Producteur : Assistants Réalisateur : Jacques Reboud, Valérie Minetto, Françoise Arnaud Son : Jean-paul Bernard Montage : Janice Jones Image : François Khunel/Aurélien Devaux Avec la participation de : Bouda, Sidney, Kool Shen, Jimmy, Kiavué, Gabin Nuissier
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