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Bande-Annonce Orlan, carnal art

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Résumé

Un documentaire de Stephan Oriach SYNOPSIS : L’outil chirurgical est utilisé à des fins réparatrices ou d’embellissement du corps humain, sans que personne en soit indigné. Au contraire. Ceci est plutôt la marque d’une réussite d’intégration dans l’économie de marché définissant les critères du “beau”. Orlan a décidé d’utiliser bien autrement l’outil médical. Pour l’Art. Les yeux grands ouverts, sa voix porte, son corps opéré conscient est connecté aux réseaux de transmissions interactifs, mariage de la cybernétique et de la biologie. L’exercice de style extrêmement risqué est ce grandiose programme de mutation que l’artiste a mis en oeuvre sur sa propre personne, dans les blocs-opératoires devenus ateliers-d’artiste. Axé sur cette morphologie en évolution, en révolution dans cette chronique des performances et des oeuvres exposées qui en résultent, ce film nous dévoile les sensations originales de la pensée de l’artiste. ELEMENTS BIOGRAPHIQUES : ORLAN est internationalement connue pour les performances qu’elle réalise dans le contexte français des années 60-70 durant lesquelles elle partage avec de nombreux artistes un intérêt renouvelé pour le corps. Pour cette génération, il s’agissait alors d’élargir le champ de l’art à d’autres pratiques que celles, considérées comme éprouvées, de la peinture ou de la sculpture. Avec ORLAN, cette réflèxion s’avère d’emblée plus complexe et s’incarne dans une série d’œuvres – photographies, sculptures, performances, vidéos… où elle met en cause de manière radicale la possibilité d’une identité féminine individuelle. Une de ses toutes premières œuvres intitulée " ORLAN ACCOUCHE D’ ELLE MEME " (1964, photographie, collection privée) prend déjà valeur de manifeste. Elle y met au monde un double qui est une sculpture, un mannequin sans attribut et par conséquent une sorte de point de départ d’un processus de transformations infinies (vêtements, coiffures, prothèses, etc…). Avec " LE BAISER DE L’ARTISTE " , c’est le corps lui-même qui est harnaché d’une sorte de " prothèse-photomaton ". En effet, pendant la FIAC ORLAN, suchée sur ce piédestal d’un genre nouveau, harangue les visiteurs et vend des baisers en échange de quelques pièces intro- duites dans une sorte de machine à sous. Ce dispositif va engendrer de nombreuses scénographies qui en appelle à chaque fois au médium le plus adapté au projet ou au contexte : photographies, installations, toiles peintes, CD rom, affiches de film etc… Si l’artiste investit de nombreux territoires, son œuvre toutefois est une succession de moments d’un même projet artistique. Dans les années 80 ORLAN, drapée dans des plis savants, dialogue avec l’histoire de l’art et en particulier la statuaire du BENIN : le vêtement devient corps et vice-versa, il est animé, vivant et bouillonnant. L’artiste devient sculpture et image en même temps. Ces installations sont construites en studio, elle combinent vidéo, photo, performances dans lesquelles l’image s’affirme toujours plus. Le pli baroque qui encadre le visage de " Sainte ORLAN "dans ces autoportraits préfigure cependant le champ opératoire par lequel il va être cadré pendant les opérations chirurgicales à venir, comme le souligne justement Régis Duranc (Beaux-Arts Magazine – Mai 2002). Avec les opérations qu’elle réalise entre 1990 et 1993, ORLAN travaille sur sa propre image dans un contexte où la beauté occidentale, les " canons " bourgeois, la norme etc… sont autant d’obsessions contemporaines. Là encore, la question de l’image et des standards de la beauté s’accompagne d’une réflexion sur la représentation dans l’art occidental. La " VENUS DE BOTICELLI " celle de VELASQUEZ, la JOCONDE etc… viennent nourrir la majestueuse installation intitulée " OMNIPRESENCE 2 " (1993) et de nombreuses autres images photographiques. Dans " OMNIPRESENCE 2 " les photographies pré et post-opératoires du visage D’ORLAN , parfois insoutenables, dialoguent avec des autoportraits hybrides combinant sa propre image et d’autres tirées de l’histoire de la peinture ou de la sculpture. Même si ce n’est pas la souffrance que recherche ORLAN au cours de ces opérations chirurgicales où tout est minutieusement préparé et pensé, ces images dérangent. Il est toujours difficile de supporter l’idée d’une atteinte à son intégrité physique autant qu’à son image, ou son apparence, et l’artiste enfreint là un tabou. Aujourd’hui, ORLAN continue son investigation narcissique, en recourant au morphing, sorte de greffe informatique qu’elle opère sur son propre visage. Les logiciels utilisés permettent de suggérer que tout est virtuellement possible, l’artiste ayant atteint sans doute aussi " la limite des possibilités du corps phénoménologique " (Régis DURAND). Dans cette série spectaculaire des " SELF-HYBRIDATIONS " (2000 – 2002), l’artiste interoge des visages venus d’autres civilisations (pré-colombiennes, africaines …), d’autres canons, d’autres normes. Grâce à l’outil numérique, la métamorphose et la transgression de l’identité son infini ", l’artiste soulignant " les frontières incertaines entre le vivant et l’artificiel ". A l’ère des manipulations génétiques, ces séries apparaissent d’une grande actualisé. Avec LE PLAN DU FILM, l’actuel projet monumental d’ORLAN, c’est l’industrie cinématographique qui fait son entrée magistrale dans l’art. L’artiste créé de vraies affiches de film, réalisées par une entreprise spécialisée et y recycle son iconographie personnelle et artistique : " on y retrouve des personnalités, toutes volontaires, du monde de l’art associées à d’autres du cinéma qui donnent à ces affiches un poids réel. A partir de là, on va remonter jusqu’à un vrai long métrage distribué en salle " (ORLAN – Mai 2002) : l’artiste aurait son rôle principal dans CATHARSIS de David CRONENBERG. ORLAN persiste et mène une vaste " entreprise de déformatage " dans une attitude toujours critique vis-à-vis de la société. FICHE TECHNIQUE : Réalisation : Stephan Oriach Production : Myriapodus films, S. Oriach Assistants Réal. : Kadidiatou Diallo & Thirumavalavan Monteur son et Mixeur : Emmanuel Soland Prise de son : Nicolas Joly Conception Générique : Yann Bellet Mixage Mac’Tari USA (New-York) : Barbara Rose : Historienne, Critique d’art Connie Chung : Journaliste, CBS News Harvey Greenberg : Psychiatre Sandra Gering : Galeriste Dr. Marjorie Kramer : Chirurgien Chris Mc Geachy : Collectionneur Linda Weintraub : Ecrivain, Critique d’art Penine Hart : Galeriste FRANCE (Paris) : Pierre Restany : Critique d’art Serge François : Philosophe & Ecrivain Gladys Fabre : Ecrivain, Historienne & Critique d’Art Jean-Paul Fargier : Vidéaste INDE (Madras) : Joël Raffier: Directeur Alliance Française de Madras K. Chellapa : Brahmane V.Sriram : Ecrivain Kanaga Raj : Peintre P. Nattu Ravi : Peintre L'AVIS DE LA PRESSE : Première : " (…) Orlan appartient à un autre millénaire, où quelques artistes et adeptes de la science-fiction imaginaient l’avenir en jouant avec la notion de transhumanité." Gérard Delorme (article entier disponible dans Première n°315, page 64.) CinéLive: " Un projet insensé par lequel la prêtresse du narcissisme livre, en se faisant " réarranger ", une réflexion " politique " sur les canons de la beauté, meublée de grandes phrases du style " Il faut réduire l’écart entre ce que l’on est et ce que l’on a " ou " Le corps est obsolète ". Obsolète comme la forme un peu datée de ce documentaire plus intéressant pour le cas quasi psychiatrique qu’il représente que pour le message d’Orlan, guère incisif. " Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°68, page 78) Les Cahiers du cinéma : " " La peau est décevante ", dit celle qui fouille dans sa propre chair (…), sans parvenir à convaincre qu’elle subvertit la notion d’identité. En modifiant son apparence hors des canons de beauté, Orlan s’approprierait l’acte de la création divine (…). Toutes les attaques contre l’artiste sont donc rejetées comme réactionnaires. " Charlotte Garson (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°579, page 121). Chronic’art : " Si Dans ma peau ne vous avait pas fait tourner de l’oeil, revenez-y avec ce documentaire consacré à l’artiste la plus charcutée du monde, Orlan, qui travaille sur la représentation des corps et des visages, surtout le sien. " Charlotte Garson (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
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