Bande-Annonce Swing

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Résumé

Un film de , avec Oscar Copp, Lou Rech, Tchavolo. SYNOPSIS
Max est un jeune garçon de dix ans, passionné de jazz et de musique manouche. En vacances chez sa grand-mère, il décide de partir à la découverte du quartier gitan et de la culture manouche. Max achète tout d'abord une vieille guitare, puis prend des cours auprès de Miraldo, un génie de la musique jazz. Le temps d'un été, il va donc totalement s'immerger dans le monde des gitans. Très vite, il rencontre Swing, une jeune manouche de son âge. Ensemble, ils vont vivre leurs premiers émois amoureux, avant de vivre une dure séparation à la fin de l'été… L'AVIS DE LA REDACTION SWING. Jamais un titre n'avait semblé autant en harmonie avec le contenu du film. A lui seul, il suffit à en résumer toute l'émotion, a en délivrer le message : swingue avec la vie ! était pourtant parti d'une histoire toute simple : un petit garçon, Max, découvre durant ses vacances le milieu tzigane et se lie d'amitié avec une fille de son âge, prénommée Swing. Bref, rien de bien enthousiasmant. Mais, le résultat est surprenant. Le réalisateur nous livre un film très réussi, contenant une large palette de couleurs et d'émotions. Durant les 90 minutes du film, le spectateur ne s'ennuie pas une seule seconde. D'ailleurs, on a plus vraiment envie de partir, mais juste de savourer chaque moment en espérant que la musique de fin, une berceuse, ne s'arrête jamais. SWING distrait, fait chanter, danser, rigoler, sans oublier d'émouvoir. Le film est également un témoignage sur la culture tzigane. Il nous fait découvrir ce milieu en nous y introduisant par la petite porte, à travers les yeux de Max et de ses aventures avec Swing. La musique, essence même de cette culture, est le fil conducteur du film. Elle conditionne d'ailleurs les mouvements de caméra. Cette dernière suit la musique, virevolte, danse autour des acteurs ; tout en sachant de temps à autre, se faire plus discrète (comme lors du récit de la grand-mère sur sa déportation durant la guerre). Elle reste alors là sans bouger, pour tout simplement recueillir ce témoignage si douloureux. La musique évoque également la liberté. Celle de Swing, qui pourtant, paradoxalement à son appartenance au peuple du voyage, ne quitte jamais les HLM. Les deux enfants, interprétés par Oscar Copp et Lou Rech, sont à l'image du film : beaux, touchants et si vrais. Bref, SWING est un film qu'on n'oublie pas. Un film comme on aimerait en voir plus souvent ! Caroline Mathivet ENTRETIEN AVEC Après Vengo, l'histoire d'une vendetta, vous entrez avec swing dans l'univers tendre de l'enfance et des premiers émois amoureux. "J'ai choisi de mettre en scène un enfant, Max, avec son regard pur, sans a priori, sans préjugés, face à un monde qu'il ne connaît pas. Mais, dans mes films, on retrouve souvent l'idée d'un individu qui s'aventure dans un lieu, une ethnie ou une communauté qu'il ne connaît pas. Dans Latcho Drom, la caméra était une étrangère qui découvrait diverses tribus de gitans au travers d'un long voyage, de l'Inde jusqu'à l'Andalousie. Dans Gadjo Dilo, un "gadjo", un étranger en langue rom, débarquait dans un village de Roumanie où il tombait amoureux d'une Tsigane." Max découvre le monde des Gitans, il est intié à leur musique et leurs traditions. "Max vient chez les Gitans pour chercher une guitare, c'est la musique qui fait le lien. Max est initié à tout un mode de vie différent du sien. Il va découvrir ce monde parce qu'il est précisément dépourvu d'a priori, et totalement détaché du monde de sa mère qui passe sa vie à s'agiter avec son téléphone portable." Au départ, Swing est un garçon manqué, puis elle va découvrir et affirmer sa féminité. "Au départ, Swing, voyant comment les femmes manouches vivent autour d'elle, préfère encore rester dans l'ambiguïté de l'enfance. C'est en rencontrant Max, le petit gadjo, qu'elle va effectivement découvrir et affirmer sa féminité." Entre ces deux enfants, c'est la rencontre de deux mondes, de deux éducations, de deux rêves… "C'est la culture de l'écrit et celle de l'oral. Max éprouve le besoin d'écrire ses souvenirs. Pour Swing, écrire, ça ne représente rien, elle ne sait pas lire. Chez les gitans, cette culture, cette transmission orale a été en partie anéantie avec les camps nazis." Comment avez-vous trouvé les jeunes interprètes de Max et Swing ? "J'avais fait passer une annonce dans un quotidien. Oscar Copp vit en Dordogne, il a vraiment la frimousse que j'imaginais pour Max. Lou Rech, qui joue Swing, a un côté "garçon" et cet air farouche… Les manouches du quartier du Neuhof la prenaient pour une des leurs, alors que c'est une petite Parisienne ! J'ai trouvé qu'ils allaient bien ensemble ces deux-là. Je leur ai fait passer des tests, des improvisations, mais sans leur donner de textes précis. Pour moi, le plus important, dans un premier temps, c'est l'énergie, la gestuelle. Je leur ai demandé de se regarder dans les yeux. Les préadolescents n'osent pas se regarder dans les yeux, ils sont troublés, alors ils rient. J'aimais beaucoup^la façon dont Oscar et Lou se regardaient dans les yeux. Mon choix s'est fait sur ce regard-là." L’AVIS DE LA PRESSE : Libération : "Tout cela donne au dernier Gatlif un côté heureusement mélangé, impur, de rêve, de mise en scène, d'émotion et d'histoire. Alchimie que, dans sa carrière, le réalisateur a souvent voulu atteindre et qu'il réussit tout à fait ici." Edouard Waintrop (article entier disponible sur le site de Libération) Studio : " On appréciera (...) l'humanité, la tendresse, la chaleur et la force du témoignage du réalisateur sur une culture en voie de disparition. (...) En revanche, on regrette une écriture scénaristique lâche et naïve, trop en deça du propos initial." M.R. (article entier disponible dans Studio Magasine n°176, page 29) Les Inrocks : " On pourrait certes pinailler sur quelques écarts – une vision naïve et politiquement correcte de la fratrie ethnique, des scories formelles ou un peu de jeu dans la direction d'acteurs-, mais ces réserves sont balayées par l'élan qui anime SWING, ainsi que par la présence Lou Rech. " Bertrand Loutte (article entier disponible sur le site des Inrocks) Première : " Moins intense que VENGO, moins remuant que GADJO DILO, SWING est sans doute le film de trop dans la veine folklorique chère à Gatlif." C.N. (article entier disponible dans Première n°301, page 45 et sur le site de Première)
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