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Bande-Annonce The navigators

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Résumé

Un film de , avec Tom Craig, Joe Duttine et Andy Swallow. SYNOPSIS : Paul, Mick, Len et Gerry travaillent au dépôt de chemins de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Leur travail consiste à s'occuper de la signalisation des voies et de leur entretien. Malgré les difficultés quotidiennes, l'ambiance est bonne et tout le monde s'entraide. Gerry est délégué syndical et Len, le plus âgé, dirige les opérations. Un matin, ils arrivent comme à leur habitude au dépôt et apprennent la privatisation des chemins de fer. Le travail est désormais partagé entre sociétés privées concurrentes. L’AVIS DE LA REDACTION : The Navigators est une évocation tragi-comique des cheminots anglais confrontés à la privatisation de leur secteur. Le recours à un ton corrosif pour dénoncer l’absurdité des situations et le dialogue de sourd entre les nouveaux dirigeants, issus de l’univers commercial, et les cheminots, est particulièrement efficace. La brutalité du changement est restituée avec justesse à travers l’incompréhension totale des travailleurs qui voient leurs acquis sociaux s’évaporer, leur vie menacée par une précarité accrue et les règles minimum de sécurité reculer au profit de la rentabilité. Cette impression redouble lorsqu’on découvre que le seul intermédiaire entre les cheminots et les dirigeants ne maîtrise pas lui - même les motivations de ses supérieurs et se borne à débiter comme une vulgaire publicité mensongère les notes internes. Le mécanisme de la privatisation, et au-delà le système ultra-libéral, est décrit comme une machine folle qui s’est mise en branle et dont le contrôle échappe à tous les intéressés. Le point de vue est ici délibérément caricatural, sans pour autant verser dans le mélo larmoyant comme Loach a pu le faire dans ses films les plus récents. Les traits sont forcés. Les principaux acteurs de la privatisation sont affublés de tous les défauts : lâches, manipulateurs... Les cheminots insufflent une espèce de vitalité bien que leurs conditions de travail soient pénibles et dangereuses, leur vie privée fragile et le temps toujours maussade. C’est justement ce qui peut être reproché à Loach : une approche trop manichéenne. La seule force des cheminots réside dans le lien qui les unit. Le reste de leur environnement leur est hostile. La vie de couple bât de l’aile. La famille est à la dérive… Tout est présenté comme désespéré, ce qui tend parfois à nous éloigner de ce que le film dénonce. Enfin, on peut regretter que la mise en scène soit trop sobre voire fade. Mavo Ranaivo NOTES DE PRODUCTION : "On était 30 000 et personne ne savait qu'on était là !" Si Rob Dawber ne s'était pas déchiré un tendon en tombant d'une dune pendant ses vacances en 1996, THE NAVIGATORS n'aurait peut-être jamais vu le jour… "J'avais envoyé une lettre à en lui racontant ce que j'avais vécu en travaillant dans les chemins de fer, et il m'avait répondu qu'il voulait lire le scénario." Mais de scénario, il n'y en avait pas. Et Dawber n'en avait jamais écrit. Il profita donc de ses six semaines de convalescence pour mettre en forme ce qui n'était alors qu'une vague suite d'idées. Rob Dawber a passé 18 ans chez British Rail, au service de la signalisation et des télécommunications de Sheffield. Délégué syndical, il y a vécu tout le processus de privatisation jusqu'en 1997. Les changements l'inquiétaient beaucoup, et ses mises en garde sur la sécurité et les conditions de travail ne recevaient aucune réponse de la direction. "J'ai eu envie d'écrire tout ça surtout par frustration. J'ai fait partie des six derniers qui sont restés au dépôt de Sheffield et qui refusaient de partir." Pourtant, le scénario, qui évoque son expérience, est bel et bien une comédie. "Le cinéma ignore généralement le monde du travail. C'est pourtant là que se joue la moitié de la vie des gens !" s'écrie . "Suivre les personnages sur leur lieu de travail, c'est un moyen trop souvent sous-exploité de montrer comment ils fonctionnent ensemble et comment ils réagissent aux conflits." C'est surtout l'évolution du statut des cheminots, de permanents à employés d'agence, qui l'intéresse ici. "Les ouvriers sont obligés d'entrer en compétition les uns avec les autres. Ça détruit toute solidarité. C'est ce qui se passe dans presque toutes les industries en Europe." Pendant le tournage, le déraillement d'un train à Hatfield fait 4 morts. Railtrack reconnaît sa responsabilité : les rails avaient été déclarés défectueux dix mois auparavant et rien n'avait été fait depuis. Suite à l'accident, Railtrack a imposé une vitesse maximum sur 600 segments de son réseau, causant des retards et des annulations à travers tout le pays. Pour Rob Dawber, le fil rouge du projet, c'est la volonté de maintenir la sécurité. "Les gens pensent que British Rail, c'était des conducteurs, des contrôleurs, des gens postés aux passages à niveaux. Mais il y avait 30 000 cheminots qui travaillaient sur les voies. Personne ne savait qu'ils étaient là !" Pour ce tournage, engage Pete Trend, qui a travaillé 20 ans pour British Rail, comme conseillé technique. Son rôle est de fournir le plus de détails possibles au décorateur et aux comédiens, notamment concernant le jargon des cheminots. "Réfléchir sur tout ça m'a fait comprendre à quel point l'infrastructure avait changé. On était une industrie qui fournissait un service. En 5 ans, on a été transformé et plongé dans la culture du profit. Aujourd'hui, la règle est de faire porter la responsabilité du travail sur les ouvriers en bas de l'échelle. Alors plus personne n'a rien à dire quand il s'agit de détecter les carences et améliorer les choses. C'est terrible que le gouvernement ait déclaré u'un renationalisation serait envisageable s'il en avait les moyens… Au moins, ce film est là pour qu'on en parle. Je me souviens que Clare Short (un député travailliste) s'était un jour excusé auprès des cheminots, leur existence même ayant été ignorée pendant les privatisations. On était 30 000 et personne ne savait qu'on était là !"
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