Bande-Annonce Transit Palace

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Résumé

Un film de Paul Pavlikovsky, avec Dina Korzun, Artyom Strelnikov, SYNOPSIS Tanya, jeune et naïve, quitte Moscou avec son fils Artiom, un gamin de 10 ans très dégourdi, pour rejoindre son fiancé qui vit à Londres. Il n'est pas là pour les accueillir à l'aéroport, et injoignable au téléphone. Ils se retrouvent, avec un statut de réfugiés, transférés dans une station balnéaire déserte sans passeports, sans argent, sans droits. Elle fait alors la connaissance d'Alfie, gérant d'une salle de jeux, qui se lie d'amitié avec son fils, et s'éprend peu à peu d'elle. Méfiante, Tanya résiste à cet attachement. Sera-t-il un homme de plus qui l'abandonnera ? Profitant de son aide, elle tente de s'échapper avec son fils de ce lieu de transit. L’AVIS DE LA REDACTION : TRANSIT PALACE c’est avant tout une histoire d’amour entre deux êtres paumés dans une ambiance cauchemardesque. C’est un film qui peut laisser perplexe car il n’est pas mauvais sans pour autant être fabuleux. Il est original, contrasté et réaliste. Le décor est à la fois glauque et morbide. Margate, petite ville du Kent n’a rien pour elle et ressemble plus à un dépotoir pour personnes indésirables qu’à une jolie station balnéaire dépaysante qui vous ferait rêver. L’intérêt de est de faire immerger des personnages, de créer une très belle histoire entre eux, tout ça dans un contexte défavorable et répulsif : un camp de transit pour réfugiés qui n’a rien d’idyllique. On n’est loin de la vision des réfugiés accueillis comme des princes par nos pays occidentaux. A Margate c’est plus l’enfer que le paradis mais rien n’empêche l’amour de naître entre Tanya et Alfie. Le contraste est assez convaincant tout comme le jeu des trois acteurs : Tanya (Dina Korzun), Alfie () et Artiom (Artiom Strelnikov). On ressent la vérité, le naturel tant dans leurs attitudes que dans leurs mots et c’est touchant. Entre la fiction et le documentaire, Pawlikowski a réussi à faire passer une émotion sans un vrai scénario qui plaira plus aux cinéphiles qu’au grand public. Clémence Grouillé et Pablo Chimienti NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR : Je ne voulais pas faire un de ces films réalistes britanniques basés sur les vies marginales, généralement peuplés de personnages types. Ce qui m'a toujours intéressé dans les films, comme dans la vie, ce sont les gens qui défient la norme, dont la personnalité les aide à défier leur environnement, qui malgré leur statut d'opprimés sociaux, n'ont pas perdu leur humanité et leur capacité à s'émouvoir. Cette sorte d'humanisme, autrefois assez commun dans le cinéma européen (le néo-réalisme, la nouvelle vague tchèque) ne se retrouve aujourd'hui que dans les films iraniens ou chinois. L'histoire d'une femme d'Europe de l'Est qui emmène son enfant réticent en Angleterre pour retrouver un fiancé insaisissable a des racines autobiographiques. L'autre élément qui m'a aidé à imaginer l'histoire était l'idée d'une sation balnéaire cul-de-sac, un dépotoir pour personnes indésirables (étrangères et nationales) d'où l'on ne s'échappe pas. Ce que j'ai essayé de faire dans mon film, c'est de marier la vérité psychologique et le naturalisme dans le jeu des acteurs, avec un style visuel exprimant un certain onirisme abstrait. D'où le passage fréquent de scènes subjectives caméra à l'épaule à des plans larges plus composés et statiques. Ça m'intéressait moins d'immerger mes personnages dans une sorte de réalisme documentaire que de créer pour eux une ambiance de cauchemar. On a commencé le film sans un vrai scénario, avec juste l'ébauche d'une histoire de quelques pages. Des scènes et des dialogues ont été développés dans des ateliers qui ont eu lieu avant le tournage. Certaines, de loin les plus intéressantes, ont été conçues pendant le tournage lui-même. Ça a été possible parce que les acteurs maîtrisaient leur personnage et parce que notre façon documentaire de travailler nous donnait un grand degré de souplesse. On a tourné le film plus ou moins de façon chronologique, avec une petite équipe, en utilisant un minimum de lumières et un nombre limité de lieux de tournage facilement accessibles. Un facteur important du tournage, c'est que les acteurs principaux et l'équipe technique ont vécu sous le même toit, nourrissant et donnant un souffle au film pendant toute la période de production. FICHE ARTISTIQUE : Dina Korzun : Tanya Artyom Strelnikov : Artyom : Alfie Lindsey Honey : Les Perry Benson : Officier d'immigration Katie Drinkwater : Katie Dave Bean : Frank Bruce Byron : Officier de police Daniel Mobey : Danny Prix Michael Powel meilleur film britannique au Festival d’Edinburg 2000. Mention spéciale de la critique internationale au Festival de Londres 2000. Prix du meilleur film au Festival de Tessalonique 2000. BAFTA du meilleur jeune réalisateur 2001. L’AVIS DE LA PRESSE : Première : " Ce réalisateur-reporter, fasciné par les exclus, a longuement enquêté sur les camps de demandeurs d'asile en Grande-Bretagne, zone de non-droit dont il a su restituer la sordide réalité " (article entier disponible dans Première) n°297, page 62) CinéLive: " Un cri d'alarme contre les abberations de la politique d'immigration, d'autant plus saisissant qu'il évite démagogie et violons. Terriblement attachant. " (article entier disponible dans Cinélive n°52, page 44)
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