Bande-Annonce Un Homme sans l'occident

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Résumé

Adapté librement du roman de Diego Brosset, le film raconte la vie d'un des derniers hommes libres du Sahara au début du XXème siècle. Homme du désert, adopté par des chasseurs, il devient un guide réputé et redouté qui tentera d'échapper à la colonisation. L'AVIS DE LA REDACTION: Filmer le désert… Suivre les traces des nomades… R. Depardon a réalisé un film en Noir et blanc, épuré jusqu'à tenter de faire apparaître le blanc. Sa voix-off semblant nous guider au cœur d'un récit entre l'histoire de Diego Brosset et le souci documentaire, entre le temps de la diégèse et le temps du désert avec ses nomades aux aguets … Certes on peut se perdre dans les histoires de clans comme le réalisateur lui-même dit s'être perdu à la lecture du roman éponyme. Mais, les hommes et leur quête ésotérique envôutent, à l'image de ces salutations qu'ils scandent. Le bruit du vent et ce langage inconnu nous sont rendus avec la même force. Que ce soit en photo ou en cinéma, Depardon prend des parti-pris radicaux qui laissent émerger l'essentiel. A égale distance entre l'homme et le désert, il fait de l'humilité son credo cinématographique. Le film captive. Suspendus dans le temps, on est plongé dans le récit des gestes et attentes d'un héros avec, enfin, le regard libre. Il faut prendre le temps d'aller voir UN HOMME SANS L'OCCIDENT. Poux Maryline. NOTES de : Sur le livre dont le film s'inspire:"Il y a une dizaine d'années, j'ai découvert le livre de Diego Brosset "Sahara, un homme sans l'occident", qui m'a été présenté comme la "bible" des méharistes. J'ai été attiré par le titre qui m'a semblé très moderne, mais je me suis un peu perdu dans toutes ces histoires de clans. Plus tard, m'est revenue l'idée forte du livre qui est " l'autre, celui d'en face", pour une fois ce n'était pas l'éternelle question existentielle des premiers officiers pacifiant et pourchassant les derniers insoumis.(…) Le récit filmique: "L'histoire se passe au début du siècle, au moment de la confrontation avec les occidentaux . Les rezzous étaient fréquents et très violents, le pillards REGUIBATS descendaient vers le Sénégal et ceux du Tibesti allaient vers le Nil. A cette époque il y avait encore beaucoup de chasseurs, le gibier était abondant et permettait à quelques familles de vivre de la chasse.(…)" "Pour moi Diego Brosset, officier de l'armée coloniale française, fait partie du récit. Grâce à lui nous avons ce témoignagesur cette époque dont il a été acteur. BROSSET à été visiblement touché par sa rencontre avec le désert, il était partagé entre sa crainte d'une trahison et le désir de laisser une trace, c'est en ces termes qu'il s'était confié à Théodore Monod.(…)" Le tournage: "Nous avons réussi à tourner le film malgré des événements politiques et militaires qui continuent à secouer le nord du Tchad. Nous avons utilisé deux anciennes caméras muettes qui résistaient au vent de sable. Toute la pellicule a été développée et tirée, le montage s'est fait en traditionnel avec de nombreuses projections." FICHE TECHNIQUE: Production :; Palmeraie et Désert Durée - Métrage 120 min Formats : 35 mm - 1.85 - Noir et Blanc Interprètes : Ali Hamit, Wodji Ouardougou, Hassan Yoskoï, Issa Mauli, Hamat Adoum Scénario: , adapté librement de "Sahara, Un homme sans l'occident Directeur photo : Ingénieur son : Nicolas Favre Montage : Roger Ikhlef Mixage : Dominique Vieillard Musique : Valentin Silvestrov
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