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Bande-Annonce Vendredi soir

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Résumé

Un film de , avec , . SYNOPSIS : Vendredi soir : ça y est, Laure a tout emballé. Demain elle déménage, elle va vivre chez François. Mais là, ce soir, elle quitte cet appartement vide où elle n’est plus vraiment chez elle, pour aller dîner chez Marie et Bernard. Elle se trouve prise dans un gigantesque embouteillage car, elle l’avait oublié, c’est la grève. Mais Laure s’en fiche, ce soir c’est ici, dans sa voiture, qu’elle se sent vraiment chez elle. Il fait chaud, elle écoute de la musique, il ne peut rien lui arriver. Et dehors, c’est l’hiver. Les piétons pressés de rentrer chez eux se hâtent dans tous les sens, la circulation est bloquée, les klaxons retentissent, tout le monde s’agite et s’énerve. Tout le monde sauf un homme en veste de cuir, immobile, là-bas un peu plus loin. L’AVIS DE LA REDACTION : Voilà quelque temps déjà que nous a habitués à du "beau travail"… Elle le prouve encore, si besoin était, avec sa dernière réalisation, qui confirme un au meilleur de son talent et révèle une comme on ne l’attendait pas. Ils parviennent tous deux à créer une complicité intime de tous les instants. Soit, donc, un "vendredi soir" pas tout à fait comme les autres, un de ces jours de transition entre un hier qui se prolonge et un lendemain qui tarde à survenir. Un de ces soirs de nostalgie bleutée, comme ces pages qu’on tourne en sachant qu’on ne fera plus jamais marche arrière. Laure vient de quitter sa vie de célibataire pour emménager avec François, présence absente, qu’on ressent, qu’on devine, mais qui reste invisible à l’écran. Ce vendredi, pourtant quelconque, a ce quelque chose d’insolite jeté au hasard des rencontres éphémères. Grève générale des transports. Alors que la nuit tombe, comme un rideau sur le dernier acte d’une scène en train de se jouer, Paris est saturé par des kilomètres d’embouteillages. Laure se retrouve soudain "prisonnière" de sa voiture. Un refuge inespéré. Instant de trêve où elle se retrouve avec elle-même, comme en confidence. Puis un homme apparaît, frappe à sa porte, monte à ses côtés. Laure est troublée. Il a tout à la fois l’allure désarmante de ces amants d’un soir et l’épaule qui réconforte. Histoire en sursis. Quelques heures pour une brève aventure, passionnelle, fugitive. Un vendredi soir comme on aimerait qu’il ne finisse jamais. Mais demain, c’est samedi et déjà le petit jour qui se lève éclipsera l’adultère de la veille... filme la ville et les corps avec une sensualité langoureuse, presque vertigineuse, comme elle filmerait un fantasme, en perte de prise totale avec la réalité. On est dans un rêve, doux comme un câlin, envoûtant comme le parfum de l’interdit. Un conte de fée, avec permission de minuit, pour une " cendrillon " des temps modernes. VENDREDI SOIR, dans sa mise en scène caressante (presque du Wong Kar-wai !) pourrait être "l’envers" d’IN THE MOOD FOR LOVE : non l’amour platonique, idéalisé, mystifié (ces deux-là ne se connaissent pas assez pour s’aimer), mais les étreintes fiévreuses dans une chambre d’hôtel. Une nuit d’amour livrée aux outrages du petit matin… Sans doute le plus beau film de cette rentrée ! Laurence Berger ENTRETIEN AVEC On éprouve une sensation de bien-être en voyant votre film … "Alors tant mieux. Nous y pensions beaucoup à cette sensation, Emmanuelle et moi, quand nous avons écrit le scénario. Et j’ai toujours essayé d’en faire un moteur pour la mise en scène. Je pourrais résumer et dire, voilà, c’est "froid dehors, chaud dedans". C’est l’hiver, c’est la nuit, il y a de l’hostilité qui plane dans les rues avant même le grand embouteillage. Et Laure va déménager, elle n’a plus de "chez moi", elle a peur de "chez nous". Il ne lui reste comme abri que sa voiture. Elle est entre deux mondes. Elle est dans un état suspendu, de latence. Avant que cet homme, Jean, ne frappe à la vitre, elle a mis le chauffage à fond pour oublier qu’elle aurait préféré rester chez elle (dans son nid). Et quand l’homme est là, assis à côté d’elle, il émane de lui un calme si palpable, une présence, il "est" là, avec lui tout va bien aller. Oui, on ressent du bien-être à côté de Jean, mais un bien-être particulier, un bien-être dont on ne sait rien, un bien-être aventureux." Curieusement, cette aventure qui va provoquer des turbulences intérieures chez l’une comme chez l’autre, se fait de façon sereine. Une rencontre harmonieuse … "Déménager c’est une épreuve pour tout le monde ! C’est un moment où l’on peut se sentir fragile, plein de craintes, d’appréhension. Un moment peut-être où l’on voudrait pouvoir tout remettre en question. Alors quand Laure aperçoit cet homme là-bas qui s’avance au milieu des voitures, de l’énervement général, elle voit cette tranquillité, cette sûreté, il a l’air de savoir où il va, elle voit aussi que c’est un bel homme. Entre Valérie et Vincent, il y a eu cette répartition intuitive, immédiate : un peu d’inquiétude du côté de Laure, et du côté de Jean, cette chaleur, cette assurance. La frayeur possible de Laure ? Oui, l’inconnu peut être inquiétant et, en même temps, il a quelque rend cette frayeur joyeuse. Non, je voudrais dire plutôt une frayeur attirante." Selon un récent sondage, l’attrait d’une aventure avec un partenaire anonyme serait le fantasme le plus partagé, autant par les hommes que par les femmes… "Moi, je me dis que de toute façon, j’aurais trop peur pour seulement le concevoir, le mettre en pratique. Le rêver c’est autre chose. La rencontre la plus troublante, oui, c’est sûrement la rencontre avec un inconnu. Une rencontre qui inquiète et captive. L’inconnu est auréolé de tout ce qu’on attend, plus ou moins consciemment, on le désire. Sur lui on peut greffer toutes ses attentes. Un totem. Oui, un totem où l’on pourrait accrocher les offrandes de l’adolescence, les offrandes perdues … Et plus tard les rêveries… " Jean, c’est "l ’homme " ?? ? "Jean est dans cette zone d’âge tellement séduisante et mystérieuse. Ce n’est plus tout à fait un jeune homme, il a une vie déjà. Oui, c’est juste un homme. Et ce n ’est pas évident, comme ça, d’être juste un homme. Pas très simple à jouer non plus. Juste cet homme-là, avec qui la vie pourrait être meilleure, "une épaule pour appuyer sa joue" comme dans les chansons.. Dans sa chemise bleue, il sent bon. Tout cela, je n’avais pas besoin d’en parler avec Vincent, il savait. Vincent a construit cette présence érotique, troublante, mais aussi pacifiante. Avec lui la masculinité trouve sa place simplement, son poids dans la voiture dès qu’il entre : c’est ça, déjà." ENTRETIEN AVEC Comment vous êtes-vous lancée dans cette aventure ? "J’avais vraiment beaucoup aimé le film de J ’AI PAS SOMMEIL. En sortant de la projection, j’avais pensé que j ’aimerais bien tourner un jour avec cette cinéaste. Et la rencontre s ’est faite !Au départ pourtant, j’ai longtemps hésité. Ma première réaction, en lisant le scénario, a été de me dire que je ne serais pas à ma place dans cette histoire. En fait, je n’osais pas … Claire venait souvent me voir jouer aux Folies Bergères, on parlait du projet, elle tentait de me rassurer. Un soir, elle est venue avec Vincent, il a précipité les choses en me disant : "on a les mêmes initiales,il faut que tu fasses ce film avec moi". Voilà." Quelles étaient vos craintes ? Les scènes au lit … Et comment avez-vous surmonté ces appréhensions ? "Je me suis totalement laissée guider. J’ai commencé le film au lendemain de six mois de théâtre. Je me prends tellement en charge en permanence dans mes spectacles et mes films, ça me faisait du bien de me laisser aller. Mais je n’aurais jamais fait un tel film avec quelqu’un d’autre que Claire. On a souvent tourné de nuit, on ne voyait personne, on était isolé, je me sentais protégée, c’était agréable. Je ne cherchais pas à savoir si le cadre était serré ou large. En fait, j’étais dans un état de disponibilité et de liberté proche de mon personnage, de cette femme qui se laisse aller aux possibilités que lui offre cette soirée. Je me suis laissée aller docilement, sans préparer, ni anticiper sur les événements, de façon à être surprise, comme Laure, de l’évolution de la relation avec cet homme. On a tourné dans la chronologie, les choses sont arrivées au fur et à mesure … Et j’ai été heureusement surprise !" On ne sait rien de Laure, et vous, qu’en savez-vous ? "Peu de choses. On ne sait rien d’elle, pas même son métier. On comprend qu ’elle déménage pour habiter avec François, son fiancé, mais on n’a aucune indication sur sa relation avec lui. Étant moi-même en plein déménagement à l’époque du tournage, j’avais ce point d’attache avec Laure, ça ne me changeait pas tellement de fermer les cartons avec du Scotch et de noter des inscriptions au marqueur ! Quand on me demande : "quel est votre rôle ?", je réponds : "c ’est la femme du film". Je ne sais pas du tout quoi dire d’autre. C’est une femme…" Une femme consciente ou surprise du désir qu’elle provoque ? "Plutôt surprise, je pense. Laure n’a sûrement pas un cœur d’artichaut. Je l’imagine assez sérieuse. C’est sans doute la première fois que ça lui arrive, et peut-être la dernière…" Elle ose ce que nous rêvons toutes, et tous, d’oser un soir… "Oui … L’attrait de l’inconnu, l’étranger, l’ailleurs…" Et l’on n’ose pas toujours oser… "Parce que ça ne se passe pas toujours comme au cinéma… Souvent, il faut donner son téléphone, faire des promesses de se revoir, prendre des petits-déjeuners, présenter ses parents... Enfin, des tas de trucs pas très marrants." Vous livrez des émotions intimes par des détails infimes, des regards, des silences, un geste à peine esquissé. Un jeu à l’opposé de vos spectacles… "Sur scène, je me cache derrière des personnages hauts en couleurs. Là, il fallait en faire le moins possible, et laisser ouvert pour finalement jouer personne… Pour jouer une femme… Dans ce film, on ne peut pas commencer à se cacher, ni chercher la performance. Il faut s’ouvrir et laisser les gens voir un peu plus à l’intérieur. Claire est très précise dans sa direction, on peut lui faire confiance. Elle sait ce qu’elle veut. En même temps, c’est vous qu’elle veut, c’est-à-dire que les gestes sont les miens. Il y a aussi la présence réconfortante d’Agnès Godard à la caméra. Auparavant, j’ai eu affaire à des chefs opérateurs hommes, et ça n’a pas toujours été simple." L’AVIS DE LA PRESSE : Chronic’art : " Porté par une à l’air étonnamment grave et un quasi mutique, Vendredi soir s’attache à retranscrire les émotions successives de son héroïne pendant cette confrontation érotique inattendue, événement inopportun qui pourrait bien chambouler toute sa vie." Elysabeth François (article entier disponible sur le site de Chronic’art) Studio Magazine : "Vendredi soir est un film qui se vit physiquement. Il vous emporte et vous étourdit sans voyeurisme. et y sont exceptionnels d'abandon et de grâce. La caméra de et la lumière d'Agnès Godard les enveloppent d'un amour aussi beau et puissant que celui vécu par leurs personnages. " T.C (article entier disponible dans Studio Magazine n°181, page 20) Première : " Avec son style fiévreux et sa sensibilité aiguë, la cinéaste sublime l'argument initial et prouve qu'il n'y a rien de bouleversant que la rencontre électrique de deux corps. (…)Indécis et peu bavard, le film ne raconte que ça : le désir qui rôde, les stratégies d'approche, les regards indécis, les mains qui se crispent. (…) Beau travail, oui. " Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°307, page32.) Télérama : "Il y a toujours une part d'expérience dans les films de . Ici : jusqu'où aller trop loin dans le presque rien romanesque. La cinéaste répond par cette balade du temps suspendu. Comme dans un rêve qu'une grande cinéaste nous a fait prendre, pendant une heure et demie, pour la réalité." Jean-Claude Loiseau (article entier disponible sur le site de Télérama)
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