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Semaine du 17 Octobre 2001 : 13 films en salles

  • American pie 2
    Un an après leur sortie du collège et la " party " d’enfer qui salua leur entrée dans l’âge " adulte ", le naïf Jim et ses copains Oz, Kevin et Finch se retrouvent pour des vacances d’été qu’ils espèrent torrides. Leur nid d’amour – un bungalow au bord du lac Michigan – n’attend plus que l’arrivée… et le bon vouloir des filles : la rousse Heather, la tendre Nadia, Michelle la flûtiste, la sage Jessica et l’élégante Vicky. Mais les choses ont évolué au fil des derniers mois, compliquant un peu plus les rêves et les espoirs de cette ardente jeunesse. À la suite d’un énième fiasco, Jim constate avec dépit qu’il ne suffit pas d’avoir perdu son pucelage pour être un séducteur ; Oz le nonchalant doit stoïquement s’accommoder de sa chère Heather ; Kevin se demande s’il se contentera longtemps de n’être que l’ami de sa petite amie Vicky, qu’il trouve plus craquante que jamais, tandis que Finch potasse avec ardeur le Kama Sutra dans l’espoir fallacieux d’asservir à jamais la mère de l’ignoble Stifler… Entre " teufs " monumentales et blagues " hénaurmes ", folles nuits, révélations sentimentales déchirantes, coups de foudre et déconvenues hilarantes, la petite bande découvrira, l’espace d’un été, que le temps et les gens changent, mais que l’amitié est éternelle…
    American pie 2
    Un film de James B. Rogers, avec Jason Biggs, Chris Klein, Seann William Scott, Shannon Elizabeth, Mena Suvari. 
  • Desert moon
    Un film de Shinji Aoyama En Compétition Officielle au 54eme FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE CANNES SYNOPSIS : Nagai est un chef d'entreprise comblé, il incarne l'image de la réussite ; société en bourse, marié, père d'une petite fille… Pourtant, les apparences sont parfois trompeuses, au point de masquer la lente fissure du doute qui s'installe : "quand on obtient tout ce qu'on a désiré, cet objet disparaît, ce n'est qu'une illusion". Pour Nagai, les choses, les êtres, commencent à disparaître. D'abord, le tourbillon de la modernité, contrainte des actionnaires, accélération du temps, qu'il s'efforce d'oublier dans l'alcool, et puis enfin, et surtout, Akira sa femme, et sa fille qu'il ne voit plus qu'à travers un caméscope, qui certes ravive la mémoire, mais pas les souvenirs. Akira, elle, perd ses repères, la confiance en son mari, l'image de la famille qui éclate, celle d'hier fantomatique, celle d'aujourd'hui illusoire, celle de demain … ? Alors peut-être l'enfance et ses souvenirs l'aideront-t-elle à s'y retrouver ? C'est là qu'elle choisit d'aller avec sa petite fille pour inventer une famille sans père. La maison des poules, qu'il faudra aussi apprivoiser, et le désir d'alcool, de fuite, qu'il faudra maîtriser. Keechie, l'étranger, offre ses charmes dans de galantes après-midi. Qui trop aime, mal étreint. Il tue le temps, se révolte de tous ses désirs non comblés. Faute de mieux, il s'accroche à l'argent, seule valeur de confiance à ses yeux. Même de sa maison de carton, il contemplera l'éphémère feu de Bengale. Ces trois-là vont se rencontrer … L’AVIS DE LA REDACTION : DESERT MOON débute sur des images souriantes, des images de vie, d’insouciance… qui défilent comme les clichés d’un vidéo-clip. Mais ne nous y trompons pas, tout cela n’est qu’illusion, réminiscence d’un passé en pleine dégénérescence. Très vite, nous pénétrons dans un univers nettement moins idyllique, un univers qui s’effrite, presque sur le point de s’effondrer, mais pas encore tout à fait, comme s’il restait un dernier sursis, une ultime rémission. C’est ce " juste avant ", cet " entre-deux " indécis, que DESERT MOON cherche à capter. Avec cette poésie du vide si caractéristique, Shinji Aoyama fixe son objectif sur des êtres à la dérive, qui perdent pied au sein d’une société en décomposition, et se résignent à vivre dans le souvenir d’un bonheur révolu. Le capitalisme court à sa perte - nous dit-il -, les valeurs se diluent, emportées dans un tourbillon de modernité dévastatrice. Et la famille, cellule de base, est la première victime de cette mutation. Nagai, chef d’entreprise au bord de la faillite, en fait d’ailleurs la sinistre expérience, lui qui ne voit plus sa femme et sa fille qu’à travers l’œillère d’un caméscope… Au fur et à mesure que le virtuel se substitue aux rapports traditionnels, la réalité elle-même se virtualise, au point de devenir invisible, transparente. L’existence apparaît alors comme une surface plane, rectiligne - une lune déserte - où les individus se meuvent, chacun dans sa bulle, et s’observent par écrans interposés. Injustement traité par la critique à Cannes, DESERT MOON s’inscrit dans la lignée de ce jeune cinéma japonais qui, de Kurosawa à Kore-Eda, exprime la désespérance " post-moderne ", le malaise d’une société malade. Formellement assez différent de l’hypnotique EUREKA, il s’agit d’un film " lunaire ", quelques fois proche du fantastique : un homme tire sur la lune, on attend un cataclysme qui ne surviendra pas. Le réalisateur restitue cette étrange sensation d’apesanteur par des travellings avant saccadés, légèrement ralentis, entrecoupés de flashs hallucinatoires. La démonstration par l’absurde est au cœur d’un scénario, parfois un peu simpliste, mais qui n’en assène pas moins quelques évidences. Symboliquement, les premiers pas de l’homme sur la lune ont peut-être marqué l’entrée dans cette nouvelle ère... Alors s’il suffisait de faire table rase, de jeter son téléphone portable, et de s’en retourner élever des poules à la campagne, pour que le monde se remette à tourner rond ? Cette idée du retour à la terre - du retour sur Terre - passe par un curieux parcours initiatique, orchestré par un troisième personnage, Keetchee, mi-ange, mi-démon, qui s’évertue à ramener dans le droit chemin les brebis égarées, et à recréer, artificiellement, un semblant de lien social. Chacun devra peu à peu réapprendre à se regarder, à se parler, à se toucher. Le film s’achève sur un éclat de rire, comme un éclat d’innocence retrouvée… Et si DESERT MOON n’était finalement qu’un vibrant hymne à la vie ? Laurence Berger FICHE ARTISTIQUE : Hiroshi MIKAMI : Nagai Maho TOYOTA : Akira Yukiko IKARI : Kaai Kumiko AKIYOSHI : Le client de Keechie Isao NATSUYAGI : Le père de Tsuyoshi Kenichi HAGIWARA : Le patron de Keechie Shuji KASHIWABARA : Keechie FICHE TECHNIQUE : SCENARIO & REALISATION : AOYAMA Shinji PRODUCTEUR : SENTO Takenori PHOTOGRAPHIE : TAMRA Masaki LUMIERE : SATO Yuzuru SON : KIKUCHI Nobuyuki MONTAGE : AOYAMA Shinji DECORS : SHIMUZU Takeshi DIRECTEUR DE PRODUCTION : SATO Kumi ASSISTANT MISE EN SCENE : SUZUKI Yoshikazu
    Desert moon
    Un film de Shinji Aoyama  
  • Sur mes lèvres
    Carla (Emmanuelle Devos), secrétaire dans une agence immobilière, souffre du manque de considération de la part de ses employeurs. Mais, sa vie peu enviable va prendre une nouvelle tournure avec l'arrivée dans l’entreprise de Paul (Vincent Cassel), qui tente de se réinsérer dans la société après avoir fait de la prison.
    Sur mes lèvres
    Un film de Jacques Audiard, avec Vincent Cassel, Emmanuelle Devos, Olivia Bonamy... 
  • Makibefo
    Un film d'Alexander Abela, avec Martin Laumond, Noeliny Laumond, Gilbert Laumond. Pour son premier long-métrage, Alexander Abela n’a tenu compte ni des conseils des professionnels, ni de leurs mises en garde. En partant à Madagascar tourner MAKIBEFO, il n’a pas encore conscience de l’aventure humaine qu’il va déclencher à travers sa rencontre avec le peuple des Antandroys. Pour ce tournage, l’équipe du film était constituée de 2 personnes : le réalisateur et l’ingénieur du son, Jeppe Jungersen. Ils choisissent de s’arrêter à Faux Cap, un village de pêcheurs malgaches, dont les habitants, les Antandroys, " ceux des Epines ", sont isolés, sans électricité, ni téléphone, et n’ont jamais vu ni films, ni télévision. C’est à eux que le réalisateur propose de tourner un film. La règle du jeu était donc à partir du canevas de " Macbeth ", d’improviser et de recréer la pièce devant la caméra… SYNOPSIS : MAKIBEFO est l’histoire d’un homme qui s’élève au pouvoir guidé par de sanglantes ambitions. Makibefo et Bakoua viennent de capturer Kidoure, accusé d’avoir tenté d’usurper le trône de leur roi. Au retour, ils rencontrent un sorcier qui leur prophétise le meurtre de Kidoure et l’accession prochaine de Makibefo au pouvoir. Miséricordieux, le roi pardonne le traître, mais, sans compassion, son fils Malikomy assassine Kidoure. Dorénavant la seconde prédiction du sorcier hante l’esprit de Makibefo et de sa femme, Valy Makibedfo. Convaincue des hautes destinées de son mari, elle complote le meurtre du roi et pousse sans scrupule Makibefo à perpétrer le crime, elle complote le meurtre du roi et pousse sans scrupule Makibefo à perpétrer le crime. Makibefo, lui, hésite. Il sait qu’une fois l’ultime traîtrise accomplie, ils ne pourront plus revenir en arrière. Car si tous deux pourront facilement laver leurs mains du sang royal, parviendront-ils à faire de même avec leurs âmes ? L’AVIS DE LA REDACTION : Sur le papier, l’idée de réaliser une adaptation de Macbeth en territoire malgache pouvait s’avérer aussi alléchante que saugrenue. Hélas, la déception est à la mesure de la curiosité précédemment suscitée ! Dès les premières images, MAKIBEFO fait figure d’ovni. Objectif cinématographique non identifié… Mais peut-on réellement parler de " cinéma " ? Tourné dans des conditions archaïques, voire primitives, sans équipe technique autre qu’un modeste ingénieur du son, et avec des " acteurs " de fortune, ignorant jusqu’au principe filmique, ce premier long métrage d’Alexander Abela est avant tout un essai expérimental très personnel, dont on a du mal à partager la portée dramatique. Le début, pourtant, semblait prometteur : dans un noir et blanc aride et dépourvu de tout dialogue, on y voit un homme qui marche, inlassablement, dans un désert de sable et poussière, marquant une sorte de retour aux sources, à la pureté originelle. Qui est-il ? Où va-t-il ? Lui qui porte le poids du monde sur ses frêles épaules, le poids du péché, de la culpabilité, de l’Humanité toute entière… La suite, en revanche, est nettement moins convaincante. Le film s’enlise, peu à peu, dans un intellectualisme " tiré par les cheveux ", mettant en scène des personnages ahuris qui, vraisemblablement, ont du mal à comprendre ce qu’on attend d’eux. Dans sa note d’intentions, Alexander Abela prétendait " vouloir capter l’essence même de Macbeth et la rendre universelle ". A l’écran, on a plutôt le sentiment d’une œuvre dénaturée. Seule la voix off, citant des passages du livre, nous rattache à Shakespeare. Le reste se disperse en gesticulations macabres, entretenant - à des fins qui ne sont peut-être pas seulement artistiques - la confusion entre fiction et réalité. Sous le prétexte de dénoncer l’ambition et les turpitudes du pouvoir, MAKIBEFO utilise, avec un certain mépris, les rites et croyances d’une population analphabète (exemple : le sacrifice sanguinolent d’une vache sur fond de pulsation tribale). Ah, le mythe du bon vieux colon venu apporter la civilisation - y compris dans ce qu’elle a de plus détestable - aux " bons sauvages " africains… Sans mettre en cause la bonne volonté du réalisateur, on ne peut s’empêcher d’y voir, en filigrane, une vision, non pas raciste, mais fortement connotée d’européocentrisme. Résultat : les aficionados du grand maître de la tragédie britannique resteront sur leur faim. Quant-à ceux qui ne liraient pas Shakespeare dans le texte, deux options au choix : découvrir l’une des nombreuses (autres) adaptations de Macbeth à l’écran - de Roman Polanski à Orson Welles, en passant par Kenneth Branagh - ou, mieux encore, se rendre à l’une de ses prochaines représentations théâtrales. MAKIBEFO, en revanche, ne leur en fournira qu’un enseignement parcellaire et douteux. Finalement, ce cinéma " de bouts de ficelles ", d’une singularité radicale dans le paysage audiovisuel contemporain, n’a peut-être qu’un seul mérite : celui d’exister ! Laurence Berger
    Makibefo
    Un film d'Alexander Abela, avec Martin Laumond, Noeliny Laumond, Gilbert Laumond.  
  • Bad Luck
    Un film de Tom DiCillo, avec Elizabeth Hurley, Steve Buscemi et Denis Leary Tom DiCillo (CA TOURNE A MANHATTAN) nous livre une vision du pouvoir abusif des médias, à travers l'héroïsation d'un adolescent voleur, à la place d'un flic. Sélection officielle au 27e FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE SYNOPSIS : L’Amérique a des jours avec, où ses héros sauvent le monde. L’Amérique ades jours sans, où ses héros ont mal au dos. Pour Ray Pluto, détective new-yorkais, ses jours sont aussi noirs que ses nuits. La poisse, le manque de pot, l’absurde, le grotesque, le surréalisme, vont tour à tour être ses meilleurs amis. Des apprentis scénaristes en mal d’inspiration, une gamine rebelle du Bronx, des tatoueurs un peu tueurs, une chiropraticienne au sens aiguë du contact, sont les personnages de cette comédie satirique où Tom DiCillo peut comme à son habitude exercer son regard acerbe, lucide, tendre et ironique sur le petit monde de New York et.. de l’Amérique. L’AVIS DE LA REDACTION : Confirmant son intérêt pour la faune new yorkaise, Dicillo s’est ici vainement essayé à l’expérience du policier satirique à suspense. La trame policière est d’emblée vouée à l’échec en l’absence de toute tension et de rythme. BAD LUCK repose sur des ressorts humoristiques éculés. Très inspiré des exercices de style des films de Tarantino, auxquels il emprunte une mise en scène appuyée où abondent des images chocs, il peine cependant à atteindre l’humour noir corrosif et n’en constitue qu’un décalque manqué. Les personnages sont englués dans une sorte de jeu mécanique très prévisible que des dialogues inégaux et souvent paresseux ne parviennent pas à dissimuler. Dicillo effleure la réflexion sociale à travers le regard qu’il jette sur les mises en scène spectaculaires des médias, la fascination malsaine du public pour le sordide, la violence comme spectacle quotidien auquel chacun assiste voire participe avec une froideur déconcertante et la quête désespérée d’un héros qui obnubilerait tout américain. Mais l’ironie distanciée à laquelle il fait appel manque d’efficacité. De laborieuses digressions verbales viennent évoquer le racisme et contribuent à alourdir un récit qui s’égare. Le choix d’un antihéros " border line " contre lequel le sort s’acharne, comme protagoniste, ainsi que la bande sonore très soignée, semblent surtout commandés par la volonté de réunir les ingrédients d’un film " typiquement indépendant " américain, et ne suffisent pas à faire le contrepoids des faiblesses du scénario. Le film hésite entre le burlesque noir, la farce sociale désabusée, une diatribe contre une certaine représentation de la violence, sans jamais atteindre pleinement le but recherché. Amateurs de polars ou de comédies policières " tarantinesques " s’abstenir ! Mavo RANAIVO LE DVD : Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85 Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Anglais et Français Sous-titres : Français. Bonus : Version commentée du réalisateur sous-titrée français NOTES : " Ce film était aussi pour moi l’occasion de changer de cap, de raconter une aventure policière, bâtie du début à la fin sur des conflits, des tensions et du suspense. J’ai revu certains des films qui m’ont le plus marqué, comme QUAND LA VILLE DORT de John Huston, magnifiquement conçu pour vous happer de la première à la dernière minute. Pendant l’élaboration de mon projet, j’ai gardé en mémoire cette référence, en espérant ne pas en être indigne. " BAD LUCK est la quatrième production de la société Apostle Pictures, que Denis Leary fonda en 1996, et à laquelle on doit déjà LOVE WALKE IN, MONUMENT AVE et BLOW. FICHE ARTISTIQUE : Denis Leary : Ray Pluto Maurice G. Smith : Boover Elizabeth Hurley : Dr. Ann Beamer Steve Buscemi : Jerry Cubbins Luis Guzmán : Juan Benitez Victor Argo : Lt. Spigot Chris Noth : Chick Dimitri Keith Nobbs : Duke Donald Adeosun Faison : Cletis Melanie Díaz : Maribel Benitez
    Bad Luck
    Un film de Tom DiCillo, avec Elizabeth Hurley, Steve Buscemi et Denis Leary  
  • Le Petit Poucet
    Il était une fois Poucet, un enfant mal-aimé, dernier-né d’une famille de paysans, souffre-douleur de ses frères. Les temps sont durs ; la guerre dévaste la région. Une horde de soldats pille la ferme familiale : c’est la famine. Les parents de Poucet décident d’abandonner leurs enfants… Dans une immense forêt, livrés à eux-mêmes, les enfants vont rencontrer les loups, puis les guerriers du terrible soldat à la jambe de fer. Mais, par-dessus tout, ils vont affronter celui qui hante les cauchemars de Poucet : l’Ogre, dévoreur d’enfants…
    Le Petit Poucet
    Un film de Olivier Dahan, avec Pierre Berriau, Romane Bohringer, Elodie Bouchez, Catherine Deneuve, Nils Hugon, Benoit Magimel, Samy Naceri 
  • Le vieil homme et la mer
    22 minutes, 1999, Canada/Japon/Russie, VF Santiago, un vieux pêcheur cubain n’a ferré aucun poisson depuis quatre-vingt-quatre jours. Laissant son jeune ami Manolin, le seul qui croit toujours en lui, il décide de partir en mer, très loin sur le Gulf Stream, en quête de la prise qui lui vaudra à nouveau l’estime de ses pairs. Loin des côtés, sa ligne se tend enfin. La chance serait-elle de retour ? Fort de son expérience, Santiago réalise très vite qu’il s’agit là d’une prise hors du commun. Quel est donc ce poisson qu’il n’a pas encore vu ? Et toute la nuit, il se laisse entraîner dans l’espoir de l’épuiser. À l’aube du second jour, son adversaire, remontant des eaux sombres de la mer, se révèle enfin à lui. Un gigantesque espadon, tel qu’il n’en a jamais vu ni même entendu parler, jaillit devant lui dans toute sa splendeur. Les espoirs et les craintes du vieil homme se confirment. Il savait déjà que la bataille serait longue, il sait maintenant qu’il y aura un seul gagnant. Le poisson replonge aussitôt comme s’il n’était venu que pour lui lancer un défi…
    Le vieil homme et la mer
    Un film de Aleksandre Petrov. 
  • H Story
    Le réalisateur Suwa Nobuhiro a réuni une équipe de tournage dans sa ville natale, Hiroshima, pour faire un remake de Hiroshima Mon Amour d'Alain Resnais. Béatrice Dalle et la chef opératrice Caroline Champetier sont venues l’assister dans cette entreprise délicate : évoquer et recréer les émotions complexes liées à cette époque et à ce lieu singuliers.
    H Story
    Un film de Nobuhiro Suwa, avec Béatrice Dalle et Hiroaki Umano  
  • Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures
    C’est à partir d’un entretien que m’avait accordé Yahuda lerner à Jérusalem en 1979 pendant le tournage de Shoah que j’ai réalisé SOBIBOR, 14 OCTOBRE 1943, 16 HEURES, lieu, jour, mois, année, heure de la seule révolte réussie d’un camp d’extermination nazi. Dans les paysages et les lieux d’aujourd’hui qui sont immuablement ceux d’alors, le David non-violent qui porta le premier coup mortel, se fait le héraut d’un film mythologique et le maître d’un suspense qui croît jusqu’à la dernière image, à l’instant où se réinstaurent l’ordre humain et le règne de la liberté.
    Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures
    Un film de Claude Lanzmann 
  • La Voie Lactée
    1964, un petit village de Galilée sous le gouvernement militaire israélien. En 1948, lors de la création de l'état d'Israël, plusieurs de ses habitants ont été obligés de fuir ou tués, laissant derrière eux de nombreux parents. C'est le cas de Mabrouk qui, devenu orphelin, trouve refuge dans le village. Il y grandit, vivant de charité des villageois sans cesse en quête d'affection. Il est "l'idiot du village". Mabrouk aime en secret Jamila, une jeune fille traumatisée par les horreurs qu'elle a vécues. Jamila l'aime aussi, mais leur place dans la société ne leur permet pas de vivre cet amour au grand jour. Le village vit sous la férule de Mukhtar, plus occupé à servir les intérêts du gouverneur militaire que ceux de ses concitoyens. Les temps sont durs, certains villageois sont amers et la malveillance s'installe, alors que d'autres sont las des luttes de pouvoir. Mahmoud, personnage marginal qui ose tenir tête au mukhtar, est l'une des rares personnes qui ait de l'affection pour Mabrouk. Quand Mohamed, le fils du mukhtar, est tué, Mahmoud est accusé du crime et obligé de fuir afin d'échapper à la vengeance…
    La Voie Lactée
    Un film de Ali Nassar, avec Makram Khoury 
  • Vacances au pays
    Vacances Au Pays interroge, avec ironie parfois, la notion de développement, associée en Afrique à une modernité " tropicale " qui se résume dans la formule suivante : tout ce qui vient d’Europe est moderne et par contre tout ce qui est local est archaïque doit disparaître. Après les ravages de l’esclavage et de la colonisation, le continent africain est confronté à une autre sorte d’anéantissement : l’éducation qui pérennise dans les consciences un complexe d’infériorité et de dépendance vis-à-vis de l’Europe et établit dans la société une hiérarchie au bas de laquelle se trouve le villageois. J’ai entrepris de refaire le voyage que je faisais enfant pendant les vacances scolaires, de Yaoundé la grande ville vers Bandjoun, mon village. Vacances Au Pays donc. Au gré de mes rencontres, je tente de cerner les espoirs, les regrets et les frustrations des gens ordinaires face aux changements qui leur sont imposés et de jeter, par-delà le fossé creusé entre citadins et villageois, des passerelles citoyennes. Vacances Au Pays est une réflexion personnelle sur l’observation de modernité, un modèle de développement pour le moins problématique qui tourne le dos au progrès pour se conformer à n’importe quel prix à ce moule, fait de misère sans fin pour les uns et d’un contestable assistanat fort rentable pour les autres.
    Vacances au pays
    Un film de Jean-Marie Teno. 
  • La bete de misericorde
    Si on est heureux, on ne risque rien à croiser la route de Jean Mardet. C'est un homme sympathique et débonnaire. Là où les choses se gâtent, c'est lorsque l'on est malheureux. Parce que Mardet, lui aussi, connaît la douleur. Si Dieu ne lui avait donné mission de venir à votre secours, il aurait sans doute mis fin à ses tourments. Mais il faut bien obir à Dieu. La mission des inspecteurs Moreau et Castan n'est pas moins impérative, quoique plus terre à terre. C'est au secours de la justice, que leur devoir est de se consacrer. Castan obéit avec la philosophie du célibataire dragueur. Moreau avec la tristesse d'un mari dont la femme ne répond plus à l'amour. Alice lui reproche son manque d'ambition. Elle sombre dans l'alcool et se détache inexorablement de lui. Et puis la troisième mission, c'est celle de Caroline, la jeune voisine de Mardet. Elle ne doit pas trahir le secret qu'elle partage avec lui. Si elle le faisait, elle se mettrait en travers de la volonté divine. Mardet n'accepterait pas un tel sacrilège. Voici quelques chemins qui se croisent. C'est ce qu'on appelle un carrefour dangereux.
    La bete de misericorde
    Un film de JEAN-PIERRE MOCKY,avec JACKIE BERROYER , BERNARD MENEZ , JEAN-PIERRE MOCKY , PATRICIA BARZYK 
  • George washington
    Un film de David Gordon Green, avec Candace Evanofski, Donald Holden et Curtis Cotton

    Joué par des acteurs non-professionnels, ce film relate l'histoire d'un petit groupe d’enfant noirs qui passe ses journées à errer dans leur petite ville pauvre du sud des Etats-Unis, qui du jour au lendemain va être confronté à un monde plus adulte, fait de choix et de compromis.
    En effet, alors qu’ils jouaient dans un parc d’attractions abandonné, l’un d’eux meurt accidentellement. Ils décident alors de cacher le corps et de venir le voir régulièrement pour lui parler…


    Meilleur film au 18ème FESTIVAL DE TURIN


    FICHE TECHNIQUE :

    Réalisateur : David Gordon Green
    Scénariste : David Gordon Green
    Directeur de la photographie : Tim Orr
    Musique : Michael Linnen, David Wingo, Andrew Gillis, Brian McBride et Mazinga Phaser
    Production : Blue Moon Production


    FICHE ARTISTIQUE :

    Nasia : Candace Eranofski
    George : Donald Holden
    Buddy : Curtis Cotton III
    Damascus : Eddie Rouse
    Vernon : Damian Jewan Lee
    Sonya : Rachael Handy
    Rico Rice : Paul Schneider


    Film interdit au moins de 15 ans.
    George washington
    Un film de David Gordon Green, avec Candace Evanofski, Donald Holden et Curtis Cotton  
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