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Semaine du 17 Juillet 2002 : 9 films en salles

  • Allumeuses !
    Après avoir évité pendant plusieurs années les relations sérieuses avec le sexe opposé, Christina (Cameron Diaz) rencontre un soir son homme idéal. Malheureusement, le lendemain matin, elle s’aperçoit qu’il a subitement quitté la ville. Aidée par sa meilleure amie, Christina décide de se lancer à sa recherche. Leur voyage va être peuplé de mésaventures plus cocasses les unes que les autres et aboutir sur une surprenante découverte...
    Allumeuses !
    Un film de Roger Kumble, avec Cameron Diaz, Christina Applegate, Selma Blair, Thomas Jane... 
  • Bloody Mallory
    La nuit de ses noces, Mallory a découvert que les démons avaient envahi la Terre, et qu'elle en avait épousé un. Depuis, elle est décidée à tous les exterminer et à sauver l'humanité. Elle s'est constituée autour d'elle un groupe de tueurs de démons. Parmi ces marginaux, Vena Cava, un drag-queen extravagant, et Talking Tina, une petite fille extra-lucide. Lorsque le vatican annonce l'enlèvement du Pape par une étrange créature, Mallory se lance dans une course poursuite effrénée avec les démons. Elle dispose de vingt-quatre heures pour sauver le souverain pontife et mettre fin au règne du mal.
    Bloody Mallory
    Un film de Julien Magnat, avec Olivia Bonamy, Adria Collado, Jeffrey Ribier 
  • Le prisonnier du caucase
    Un film de Sergueï Bodrov, avec Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov et Soussanna Mekhralieva.


    SYNOPSIS :

    Vania et Sacha, son supérieur, sont deux soldats russes. Alors que leur troupe, qui sévit dans une région lointaine du Caucase, est attaquée par des rebelles locaux, ils sont les deux seuls survivants. Il sont alors fait prisonniers par Abdoul-Mourat, qui espère bien les échanger contre son fils, détenu dans une prison russe…


    L’AVIS DE LA REDACTION :

    Vous avez au moins deux bonnes raisons d’aller voir ce film russe de Sergueï Bodrov. La première, c’est qu’il a mis six ans, depuis sa présentation à Cannes (à la Quinzaine des Réalisateurs), pour être enfin distribué en France, l’occasion ou jamais de ne pas manquer sa sortie… La seconde, c’est qu’il est EXCELLENT ! A l’instar de NO MAN’S LAND, le chef-d’œuvre de Danis Tanovic, qu’il n’est pas loin d’égaler en qualité scénaristique, LE PRISONNIER DU CAUCASE n’est pas un film de guerre, mais un film sur les "à-côtés" de la guerre.

    Nous sommes aux confins du Caucase, immense région désertique et montagneuse où les quelques "âmes qui vivent" sont animées d’une haine farouche contre "l’ennemi" russe. Au cours d’un bref face à face meurtrier, deux soldats de l’armée soviétique sont kidnappés, et retenus en otage dans une grotte caverneuse, pour servir de "monnaie d’échange". Le deal prévoit de les restituer sains et saufs aux autorités russes, à condition qu’elles libèrent un " enfant du pays " retenu prisonnier…
    Le film met alors l’accent sur l’aspect relationnel : les rapports, d’abord tendus, puis fraternels, qui se nouent entre les deux détenus, si radicalement différents, et pourtant embarqués dans la même galère (l’ancien, rôdé à toutes les épreuves, et le jeune recru qui fait ses classes…) ; mais aussi les rapports ambigus qu’ils entretiennent avec les habitants du village, où l’on perçoit comme une faille, quelque chose qui ne tourne pas rond : ces hommes auraient pu être des alliés, peut-être des amis, en d’autres circonstances, mais là, en l’occurrence, le devoir leur commande de se détester...

    Sergueï Bodrov parvient à exprimer avec beaucoup de brio toute l’absurdité de la situation. Guerre impossible, paix improbable… Par de longs plans attentistes, toujours très expressifs, il rend compte, avec un réalisme stupéfiant, de la psychologie des protagonistes, leurs motivations, leurs espoirs, leurs doutes et leurs craintes. Finalement, le rôle clef revient à une adolescente qui, malgré elle, se prend d’une sympathie vaine pour l’un des prisonniers. C’est elle (l’élément féminin et le plus jeune du film) qui, au final, fera pencher la balance du côté le plus humain (ou le moins inhumain).
    Ce pourrait être la Bosnie, la Tchétchénie, la Palestine, l’Afghanistan, ou n’importe quel endroit du monde. Partout, la guerre est la même, tellement reconnaissable. Elle n’a pas de nom, pas de visage, pas de nationalité, mais elle ravage tout sur son passage. Pour cette brillante adaptation d’une réflexion de Tolstoï, Sergueï Bodrov a choisi de dire l’essentiel en montrant l’anecdotique. C’est du cinéma vrai, sans ménagement. Un regard lucide et percutant. Décidément, que des bonnes raisons d’aller voir ce film !

    Laurence Berger


    L’AVIS DE LA PRESSE :

    Les Cahiers du cinéma :
    "Au sein de cette dialectique un peu figée, Bodrov fait rejaillir de la vie grâce à une photographie brute, charnelle, quelques plans de montagnes à la fois sobre et majestueux, des dialogues rares mais toujours très justes, construisant par bribes la relation entre le jeune soldat un peu naïf et le chef roublard (Oleg Menchikov, à l’humour magnifique)."
    Vincent Malusa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°570, page 87).

    Les Inrocks :
    "On éprouve un plaisir tout simple à voir ces deux Russes confrontés à un univers quasi médiéval, aussi rude qu’authentique, dont ils ignorent la langue et les coutumes. La qualité et le charme du film doivent beaucoup à cette authenticité naturelle (…)."
    Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°347, page 50)

    Télérama :
    " Cette petite comédie mollassonne, tournée avec les acteurs d'Est-Ouest, de Régis Wargnier, met vraiment en colère. (…) Ensuite, le scénario ne tire rien de ses personnages, pourtant dignes de Laurel et Hardy ou de Vladimir et Estragon.
    Marine Landrot (article entier disponible sur le site de Télérama)
    Le prisonnier du caucase
    Un film de Sergueï Bodrov, avec Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov et Soussanna Mekhralieva. 
  • Le Chevalier black
    Un film de Gil Junger, avec Martin Lawrence, Tom Wilkinson, Greg Cooper, Kevin Conway, Marsha Thomason SYNOPSIS : Jamal Walker est un boxeur dans la catégorie des poids mi-moyen. Son entraîneur lui conseille d'arrêter ce sport le jour même où Jamal se fait larguer par sa copine. Désespéré, il se trouve un emploi au mini-golf de Medieval World, un parc d'attractions au décor médiéval. Alors qu'il nettoie les fossés, Jamal est assommé et se retrouve projeté dans le passé, au cœur de l'Angleterre du XIVe siècle. Allié à un vieux chevalier fourbu et à Victoria, une belle paysanne, il engage la lutte pour triompher du maléfique roi Leo. L'AVIS DE LA REDACTION Malgré l'échec des VISITEURS EN AMERIQUE, les Américains ont gardé le concept du voyage dans le temps cher à beaucoup de leurs films, et particulièrement à la transposition en plein Moyen Age tellement folklorique. Les châteaux forts et histoire de chevaliers amusent beaucoup nos voisins yankees, tant ce pan de notre histoire leur paraît exotique. Ils ont donc gardé la formule, tout en l'adaptant au public Américain grâce à la présence du très populaire Martin Lawrence, digne héritier du comique à grimaces Eddy Murphy. Notre héros va donc suivre un parcours initiatique à sa façon, soit 700 ans en arrière, en découvrant sa bravoure et, évidemment, l'amour. Le choc des cultures est bien sûr prétexte à de nombreuses scènes comiques, où le moindre cliché médiéval est détourné par le héros. Ainsi, la fille du roi nymphomane ne pense qu' à se glisser dans la couche de Jamal, le bal du régent se transforme en boîte de nuit funk, et les chevaliers se battent nike aux pieds selon la technique de Mohamed Ali. La culture Black est ici à l'honneur, et les allusions aux personnalités américaines (Michael Jordan, Denzel Washington…) sont fréquentes. Il est tellement touchant de voir notre chère histoire de France revisitée par les Américains. Ainsi la première initiative du héros est de convaincre les chevaliers de l'utilité d'un fast-food à cheval pour ne plus perdre de temps avant les batailles ! Si seulement José Bové avait été consultant sur les tournages… Les dialoguistes ont rendu leur petit hommage aux Français, en rappelant l'origine du French Kiss (ah ! Les latin lovers…), et en expliquant le comportement étrange du héros par sa nationalité française ! Rien de très surprenant donc dans cette comédie calibrée spécialement pour les chaudes et longues après-midi d'été. Les amateurs des VISITEURS pourront passer leur chemin, les scénaristes Américains ayant eu beaucoup moins d'imagination que leurs équivalents français, et le type de comique incarné par Martin Lawrence étant estampillé US à 100 %. Mais le film se laisse regarder sans déplaisir, et quelques dialogues sont plutôt drôles. LE CHEVALIER BLACK est à réserver pour les canicules et l'air climatisé des cinémas. Sinon, allez vite louer MONTY PYTHON SACRE GRAAL, et le Moyen Age vous paraîtra soudainement bien plus comique. Laura de Pierrepont NOTES DE PRODUCTION L'IDEE L'ère médievale continue d'inspirer artistes, écrivains et cinéastes. Le scénariste du CHEVALIER BLACK, Darryl J.Quarles, fait partie de ceux qui ont succombé très tôt à cette fascination : "Depuis que mon prof de lettres nous régala d'histoires sur le roi Arthur et ses preux chevaliers, je me suis passionné pour le Moyen Age, les coutumes et le mode de vie de nos lointains ancêtres. J'ai pensé qu'il serait amusant de plonger un afro-américain du 21e siècle dans l'Angleterre rebelle du 14è siècle et de le voir s'y débrouiller grâce à ses connaissances contemporaines." Scénariste de la comédie BIG MAMMA, Quarles a une solide expérience du burlesque. UN SEUL CHOIX POSSIBLE : MARTIN LAWRENCE L'intrusion d'un humour très contemporain dans ce décor médiéval séduisit d'emblée Martin Lawrence : "Le scripte m'a fait hurler de rire. J'aimais l'idée d'interpréter un personnage décalé, et peut-on imaginer plus décalé qu'un black dans l'Angleterre médiévale." Le réalisateur Gil Junger : Le scénario, véritable mine d'or, offrait quantité d'occasions à Martin d'inventer des gags, de développer et d'enrichir des situations comiques. Le talent, le style incomparable de Martin ont donné à l'histoire sa pleine dimension." FICHE ARTISTIQUE : Martin Lawrence : Jamal Walker Tom Wilkinson : Sir Knolte Marsha Thomason : Victoria Vincent Regan : Percival Kevin Conway : King Leo Erik Jensen : Derek Michael Countryman : Phillip Dikran Tulaine : Dennis Daniella Alonso : June Angel Desai : Vindy Mark Jeffrey Miller : Turnip Thief Mark Pitt : Crowd Member Elizabeth Roberts : Ling Jeannette Weegar : Princesse Regina L'AVIS DE LA PRESSE : Première : " Martin Lawrence, de tous les plans (bon courage !), s'avère bien meilleur danseur qu'acteur. Si bien qu'on a la désagréable impression d'assister au spectacle de fin d'année d'une école primaire. Sauf qu'on ne peut pas s'en échapper pour aller pêcher les canards. " M.C. (article entier disponible dans Première n°305, page 46.) Télérama : " Quelques anachronismes éventés (cf. LES VISITEURS ou L'EXCELLENT CHEVALIER, sorti l'an passé) servent de trame minimale à cette épaisse comédie, dont l'acteur principal -Martin Lawrence, épigone d'Eddie Murphy- bat des records de cabotinage. " A.F. (article entier disponible sur le site de Télérama)
    Le Chevalier black
    Un film de Gil Junger, avec Martin Lawrence, Tom Wilkinson, Greg Cooper, Kevin Conway, Marsha Thomason  
  • Bad Company
    Afin d’empêcher des terroristes de mettre la main sur une arme nucléaire, deux agents de la CIA Gaylord Oakes et Kevin Pope se font passer pour des acheteurs potentiels. Malheureusement ce dernier se fait assassiner, le rendez-vous est prévu dans neuf jours et la seule chance d’éviter le pire repose sur Jake Hayes, le frère jumeau de Kevin. Mais avant d’affronter la mafia russe, il faudra lui apprendre les bonnes manières, le tchèque et le maniement des armes.
    Bad Company
    Un film de Joel Schumacher, avec Chris Rock et Anthony Hopkins. 
  • Veloma
    Un film de Marie de Laubier, avec Julie Depardieu, Patrick Pineau, Thibault Patel, Hery Ranaivo Rajanoa. L'AVIS DE LA REDACTION : Pour dire au revoir à Madagascar on dit "Véloma", qui veut dire "vis. Et Philippe, lui, il n’arrive plus vraiment à vivre, depuis qu’il est rentré de son tour du monde à voile en solitaire. Il ne parvient pas à retrouver sa vie d’avant, ses marques et sa place au sein du monde terrestre avec lequel il se trouve en décalage. Il part alors seul en mer et est porté disparu. L’assurance le croit mort mais sa femme Lucie sent en elle, qu’il continue de vivre ailleurs. Le film de Marie de Laubier éveille les sens : la vue, avec les paysages sauvages de Madagascar, l’ouie, avec le flux et le reflux de cette mer obsédante et le toucher symbolisé par les retrouvailles de Lucie et de Philippe après une longue séparation. Ici, on est dans les silences pour symboliser l’errance et l’incapacité d’un être à se réadapter à un quotidien qui lui échappe et ne parvient plus à le combler. Lucie, jouée par la toujours très juste Julie Depardieu, n’est pas une victime pleurnicharde, elle n’est ni dans l’attente du retour ni plongée dans les souvenirs. En un mot, elle a choisi la vie, sa vie et celle de son fils Vincent. Elle avance et même quand Philippe l’abandonne, elle ne chavire pas, et jamais ne se résigne, elle comprend et accepte une décision dure et compliquée. Sans culpabiliser l’autre, elle le laisse partir, sans regret et en allant de l’avant. Le film n’est ni un alibi pour des scènes de violences extrêmes entre deux êtres qui se sont aimés et qui ne peuvent désormais plus s’aider, ni une accumulation de mièvreries "sirupeuses" et insipides. Il découvre simplement un juste milieu, avec des scènes de profondes tendresses, comme les rapports si vrais de Lucie et de son petit garçon qui ne sait jamais comment réagir face à une situation délicate. D’autres moments plus graves se passent de parole, et les regards perdus de Philippe totalement démuni résument une situation désespérée. Reste le rôle drôle, de l’assureur, joué par Guy-Auguste Boleat, étonnant dans cette histoire qui le dépasse. VELOMA est un film qui ne tombe jamais dans la sensiblerie mais qui émeut par le jeu subtil d’acteurs qui n’en font jamais trop. Claire Salères L’AVIS DE LA PRESSE : Télérama : " Peut-être la réalisatrice a-t-elle appris de Jacques Doillon (elle fut sa scripte du Petit Criminel à Ponette) l'art de filmer les enfants : le gamin, dont elle épie en gros plans les moindres gestes, les moindres intonations, est extraordinaire de vérité. Aucune sensiblerie dans sa manière de peindre les adultes : Lucie (Julie Depardieu, vraiment très bien) n'est pas une victime, ni une pleureuse." Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama) Première : " Avant, on appelait ça un film d’exploitation ; aujourd’hui, on appelle ça un "direct video", autrement dit une série B formatée pour un public spécifique qui dévore des films de genre devant des pizzas. Inutile de prendre des gants : le nouveau Walter Hill est raté (on appelle ça un euphémisme)." C.N. (article entier disponible dans Première n°305, page 46.) Studio Magazine : " Variation sur la disparition, le deuil, la folie des villes, l’appel du large, le mal de vivre et le mal de terre, VELOMA, de Marie de Laubier, est un petit film au charme brut, qui doit beaucoup à l’aisance et là la liberté de ton de Julie Depardieu en femme qui se bat contre ce deuil qu’elle refuse." M.R. (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 30)
    Veloma
    Un film de Marie de Laubier, avec Julie Depardieu, Patrick Pineau, Thibault Patel, Hery Ranaivo Rajanoa. 
  • Hardball
    Inspiré d'une histoire vraie, ce film retrace la vie d'un agent immobilier, Conor O'Neill (Keanu Reeves), qui fut bouleversée le jour où il décida d'entraîner une équipe de base-ball junior dans un des quartiers pauvres de Chicago...
    Hardball
    Un film de Brian Robbins, avec Keanu Reeves, Diane Lane... 
  • Un Seul deviendra invicible
    Condamné pour viol, le champion de boxe poids lourd, James "Iceman" Chambers (Ving Rhames) est envoyé en prison. Un prisonnier en chef (Peter Falk) décide d'organiser un combat entre ce dernier et le champion de boxe de la prison, Monroe Hutchen (Wesley Snipes). L'AVIS DE LA REDACTION Mieux vaut prévenir d'entrée : si vous n'aimez pas la boxe, le rap, les films typiquement américains, Wesley Snipes, et que les insultes à toutes les phrases ne vous font pas mourir de rire… n'espérez pas de miracle avec INVINCIBLE. Quant à ceux qui seraient tout de même tentés d'aller le voir, car le nom de Peter Falk, le légendaire Lieutenant Columbo, figure à l'affiche, il ne vaut pas le déplacement. Certes son interprétation n'est pas mauvaise, mais cela ne relève pas le niveau du film. L'histoire est plate : un combat de boxe est organisé entre deux poids lourds de la boxe, "Iceman" et Monroe Hutchen, respectivement incarcérés pour viol et meurtre. Celui qui gagnera deviendra "invincible". Comme l'on peut s'y attendre, l'affrontement a bel et bien lieu et l'un des deux met une pattée à l'autre. Autour de tout cela on peut déceler une réflexion sur l'honneur, mais cette dernière n'est ni subtile, ni bien profonde. Alors, lorsque l'histoire se termine, on ne peut s'empêcher de se dire : "tout ça, pour ça !". Inutile de vous préciser qu' INVINCIBLE n'est pas le nouveau grand succès de l'année, c'est d'ailleurs tout juste s'il sera celui de la semaine. Caroline Mathivet ENTRETIEN AVEC WALTER HILL -Comment INVINCIBLE est né dans votre imagination ? INVINCIBLE est né d'une banale discussion entre David Giler et moi. Nous étions entrain de déjeuner quand entre deux souvenirs, je ne sais trop pourquoi, nous avons évoquez les problèmes que Mike Tyson rencontrair avec la justice. A une époque, les studios hollywodiens comptaient même en extraire un film. Nous nous sommes alors mis à imaginer le film en question tel que nous l'aurions fait. Nous sommes ensuite partis du même point de départ, les accusations de viol, pour rédiger un scénario original, finalement très différent des faits réels. INVINCIBLE ne raconte pas un épisode de la vie Mike Tyson. Petit à petit, le rpojet s'est mis en place indépendamment de toute production, sans soutien financier. David Giler et moi l'avons écrit tous seuls, dans notre coin, à nos domiciles respectifs. -Est-il posible de prendre INVINCIBLE au second degré, comme une sorte de satire à froid du monde de la boxe? D'une certaine façon, pourquoi pas? Surtout que la boxe partage désormais avec le catch, du moins tel qu'il se pratique aux Etats-Unis, le même goût pour le spectacle, l'extravagance, l'esbroufe. -N'étant ni franchement mauvais, ni tout à fait bons, les protagonistes d'INVINCIBLE ressemblent beaucoup à ceux de vos précédents films. Tous gris ou presque... La presse américaine m'a d'ailleurs beaucoup reproché ça, de préférer des personnages entre deux eaux, ambigüs, à d'avantage de mélodrame, de sentiment. Donner toutes les vertus du monde à quelqu'un et charger l'autre de manière à le transformer en monstre authentique ne ma paraît pas très crédible. Pas très morale non plus finalement. FICHE ARTISTIQUE Wesley Snipes : Monroe Hutchen Ving Rhames : James 'Iceman' Chambers Peter Falk : Emmanuel 'Mendy' Ripstein Fisher Stevens : James Kroycek Michael Rooker : Gardien de prison L’AVIS DE LA PRESSE : Les Cahiers du cinéma : " Surpassant aisément la moyenne des séries B actuelles, INVINCIBLE offre surtout à Hill l’occasion de revenir à ses premières amours : la boxe et les combats sauvages à mains nues (LE BAGARREUR, 1975). (…) Wesley Snipes et Ving Rhames transforment la moindre scène psychologique en grand moment de tension animale." Vincent Malusa (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°570, page 87). Première : " Avant, on appelait ça un film d’exploitation ; aujourd’hui, on appelle ça un "direct video", autrement dit une série B formatée pour un public spécifique qui dévore des films de genre devant des pizzas. Inutile de prendre des gants : le nouveau Walter Hill est raté (on appelle ça un euphémisme)." C.N. (article entier disponible dans Première n°305, page 46.) CinéLive: "On pouvait s’attendre au pire de la part d’un vétéran de la castagne macho, mais c’est le Walter Hill des GUERRIERS DE LA NUIT que l’on retrouve ici : efficacité sèche et rugueuse, personnages sanglés sans être manichéens, atmosphère flambée à la testostérone… (…) On peut rester insensible à la virile paluche, mais ça serait idiot de se priver d’une série B plus subversive que le lot d’âneries estivales." Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°59, page 50)
    Un Seul deviendra invicible
    Un film de Walter Hill avec Wesley Snipes, Ving Rhames, Peter Falk 
  • Freestyle
    Un film de Caroline Chomienne avec K. Rhyme Le Roi, Sista Micky, Faf Larage, DJ Rebel


    SYNOPSIS :

    A Belzunce, au cœur du terroir du hip hop marseillais, la Guest Clique prépare son prochain concert. Mais un des leurs, K. Rhyme le Roi, harcelé par un homme en BMW, disparaît. Sista vertu, DJ Rebel et Cah le retrouvent et l’accompagnent dans sa cavale.
    Une « fiction musicale » qui voit la naissance d’un groupe de rap.


    NOTES :

    Génèse du film
    C’est en 1995, au cours du tournage de son film « Des lendemains qui chantent, que Caroline Chomienne projette de réaliser un film sur la naissance d’un groupe de hip hop : « Freestyle « est né de plusieurs éléments : l’écoute d’une chanson de NTM (j’appuie sur la gâchette) qui raconte la nuit d’un homme qui veut se suicider, le rap américain Old School auquel un des comédiens, jeune mélomane éclectique et ami de Joey Starr, m’a initié, et l’écoute d’une nouvelle radio libre parisienne, Génération, où des rappeurs venaient dire leurs derniers textes à micro ouverts en free taxe ».

    Pour écrire « Freestyle », elle décide de retourner à Marseille, dans le quartier de Belzunce, à la rencontre de l’underground hip hop, particulièrement actif dans cette région. Un retour aux sources qui lui porte chance puisqu’elle va faire la connaissance de DJ Rebel, Faf Larage, K.Rhyme le Roi et Sista Micky, des défendeurs talentueux de la cause hip hop sur la scène Marseillaise.

    Le tournage
    Les acteurs jouent avec beaucoup de justesse et de spontanéité, se permettant même quelque petites improvisations. La réalisatrice leur facilite la tâche en les suivant pendant ces trois années de préparation à l’aide d’une caméra DV : « Avec ma petite caméra Dv, je les ai suivis pour capturer des moments ordinaires ou extraordinaires de leur vie de jeunes musiciens, les répétitions, les concerts… dont je me suis inspirée pour les mettre en scène pendant le tournage du film. Nous sommes ainsi petit à petit entrés dans une collaboration particulière entre la musique et le cinéma, avec un groupe de musicien d’une pat et un chef opérateur, un ingénieur du son et un metteur en scène d’autre part ». (Caroline Chomienne, réalisatrice)

    « Pour la première fois, je n’ai travaillé qu’avec des acteurs non professionnels. Nous avons tourné avec les jeunes du hip hop marseillais, les mecs de la rue et leurs parents immigrés. Le film est 100 % hip hop. Un énorme travail de casting, pendant lequel DJ Rebel a du embrasser des dizaines de filles, et le directeur de production, tchadien, mon plus proch complice, parfait arabe avec les parents pour les mettre à l’aise ». (Caroline Chomienne, réalisatrice)


    LES ACTEURS

    K.Rhyme le Roi (Karim) :
    Avant d’enchaîner les rhymes, le roi K. enchaînant les pas de break. En 1991 il est danseur de hip hop et participe à la fondation du groupe Soul Swing où figure déjà ses compères Faf Larage et DJ Rebel, mais aussi Def Bond et DJ Majestic… Avec « Freestyle » c’est la seconde fois que K.Rhyme apparaît sur grand écran. En 1999, il était à l’affiche du film « Les Etrangers » de Philippe Faucon, où il tenait le rôle principal.

    Faf Larage (Cash) :
    Le roi du flow. C’est à force de persévérance et après 15 ans passés dans le hip hop que Faf Larage commence à se faire un nom. Pas facile d’exister quand le grand frère se nomme Shurik’n.… Pour son dernier opus Faf Larage créé l’événement en réalisant un album en duo avec Shurikn : « La Garde ». « Freestyle » marque sa première apparition au cinéma.

    Sista Micky (Sista Vertu) :
    Sur la planète Marseille les filles ne sont pas en reste. Originaire de Guinée-Bissau, c’est à l’Espace Julien, scène de prédilection des rappeurs phocéens, que Sista Micky se fait remarquer. En 1997, elle crée le groupe ragga « Immigrant Sound System » où elle assure le rôle de DJ aux côtés de Rayeem Kaydee, Kalamity Cat, Keb Daey et Miss Elle… Sista Vertu est son premier rôle au cinéma.

    DJ Rebel (DJ Rebel) :
    « DJ depuis la nuit des temps ». Un qualicatif qui n’est pas usurpé tant aujourd’hui DJ Rebel fait figure de pionnier dans le milieu du deejaying. L’aventure commence au début des années 80 avec l’émission « Prélude » animée par Phil, sur Radio Star. DJ Rebel fait parti des fans de l’émission et décide d’entamer une carrière à la radio.… DJ Rebel a fait ses premiers pas de comédiens dans « Freestyle ».


    FICHE ARTISTIQUE :

    Sista Micky : Vertu
    DJ Rebel : Rebel
    K. Rhyme le Roi : Karim
    Faf Larage : Cash
    Heidi Becker-Babel : Heidi
    Linda Tortosa : Mina
    Accrorap : Abdel-Kader Attou, Christophe Roser, Habib Benziane
    Phonkneg’z


    FICHE TECHNIQUE :

    Réalisation : Caroline Chomienne
    Scénario : Caroline Chomienne, Ghassan Salhab
    Image : Nara Keo Kosal
    Son : Francis Bonfanti
    Décors : Sylvie Deldon
    Montage : Dominique Barbier
    Direction de production : Ahmat Mahamat
    Chargée de production : Karine Minghetti
    Musique originale : Faf Larage, scratches DJ Rebel
    Chanson « Le dernier souffle » : Phonkneg’s
    Freestyle
    Un film de Caroline Chomienne avec K. Rhyme Le Roi, Sista Micky, Faf Larage, DJ Rebel  
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