Semaine du 21 Août 2002 : 11 films en salles
Le Règne du feu  Quin Abercromby est un jeune garçon passionné de géologie. Alors qu'il accompagne sa mère sur le chantier d'un nouveau métro à Londres, un incroyable événement se produit.
Une immense colonne de feu s'échappe de l'excavation tuant la mère de Quin sur le coup. Le jeune garçon assiste alors à la sortie d'un terrifiant dragon. La gigantesque bête s'extrait des entrailles de la terre et se met à tout détruire sur son passage.
Vingt ans plus tard, en 2024, la terre vit ses derniers jours, ravagée par le dragon et sa progéniture. Quin est devenu un pompier, hanté par les souvenirs de sa défunte mère. Il tente tant bien que mal de survivre dans ce monde hostile.
Un jour, un homme mystérieux le contacte. Il se dit capable de vaincre le dragon... Le Règne du feu  Un film de Rob Bowman, avec Christian Bale, Matthew McConaughey
Monique  Un film de Valérie Guignabodet, avec Marianne Denicourt et Albert Dupontel.
SYNOPSIS
Alex, un homme d'une quarantaine d'années, a tout pour être heureux : une femme, un bon boulot. Pourtant, il sombre peu à peu dans la depression.
Un jour il fait la rencontre de Monique. Cette dernière va bouleverser sa vie et devenir sa maitresse. Seul petit problème Monique est une poupée gonflable, ou plutôt moulée...
L’AVIS DE LA REDACTION :
L’idée de départ pourrait être intéressante. Montrer les problèmes de couples liés à la sexualité à travers l’arrivée dans la vie de Claire et d’Alex de Monique, une poupée gonflée… pardon moulée. A priori, ça pourrait être un sujet drôle, et plutôt intéressant à exploiter au cinéma.
Mais il n’en est rien. Pour son premier long-métrage, Valérie Guignabodet (auteur de la série "Avocats et Associés") peine à nous décrocher quelques sourires. Son scénario tient difficilement la route. Il ne se passe rien. Le spectateur a beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, et s’ennuie très vite de voir Alex (Dupontel) faire "joujou" avec sa poupée.
Mais, Monique n’est en fait qu’un prétexte pour la réalisatrice à une exploration du couple et de ses problèmes. Et sur ce point, le film est percutant. Valérie Guignabodet a su trouver les mots et les situations qui peuvent nous interpeller. Elle invite ainsi le spectateur à se poser des questions sur sa propre vie de couple : Et si une Monique bis faisait une apparition chez moi, que se passerait-il ? Du coup, quelques séquences se détachent du reste du film. Ainsi, on retiendra l’excellente scène avec Claire et ses deux copines, se demandant ce qu’elle a fait, ou plutôt ce qu’elle n’a pas fait pour en être arrivé là.
MONIQUE est donc un film en demi-teinte, avec d’un côté une vision réaliste et percutante des problèmes de couple ; mais de l’autre une histoire dans laquelle on peine à entrer, dont il découle rapidement un ennui profond.
Amélie Chauvet
NOTES DE L’EQUIPE DU FILM :
L’idée de Monique
"Cela faisait longtemps que je tournais autour de ce sujet du couple, de la pérennité de l’amour dans le couple, de la difficulté à faire durer le désir et l’enthousiasme à travers les années, quand la vie n’est plus tendue que par le fil mou du quotidien, avec sa chape de confort, de petits compromis et de silences. C’est une préoccupation à la fois très personnelle et très courante ! Tous les couples finissent par connaître ce problème-là, tous cherchent des solutions, avec plus ou moins de bonheur…
Depuis plusieurs années, j’avais donc accumulé des notes, des observations, des bouts de dialogues, mais sans trouver la forme qui me convenait. J’avais envie de traiter de l’ennui dans le quotidien, de la perte du désir, mais de façon explosive, jubilatoire. J’avais le fond pas il manquait le moule dans lequel le verser…
Et puis, un matin, en lisant mon journal, à peine réveillée, je tombe sur la photo d’une fille incroyablement sexy, une bombe. L’article m’apprend que c’est une poupée en silicone moulée, à usage sexuel.
J’ai aussitôt compris que j’avais trouvé mon sujet !"
Valérie Guignabodet
Qu’est-ce qui vous a séduit dans MONIQUE ?
"Tout d’abord l’originalité du concept. Je le trouvais vraiment très pertinent, et c’est une bonne idée de comédie – c’est-à-dire enracinée dans des choses vraies et tragique ! Mais je venais juste de jouer dans un autre film, et je redoute toujours de faire l’acteur, c’est pourquoi j’ai hésité. Mais finalement, je me suis décidé à jouer Alex, car l’idée me plaisait beaucoup."
Albert Dupontel
Pourquoi avez-vous accepté le rôle de Claire ?
"En lisant le scénario de MONIQUE, j’ai trouvé qu’il y avait de très jolies scènes qui démontraient avec humour et intelligence les rapports amoureux. Et puis, écrire avec autant de légèreté sur des choses finalement assez noires, les difficultés des hommes et des femmes à vivre ensemble, à s’aimer, à communiquer – la solitude, la pauvreté (parfois) des rapports humains – cela m’a vraiment séduite.
Mais ce qui m’a surtout décidée, c’est la rencontre avec Valérie Guignabodet, son audace, son regard intrigué et amusé sur ces poupées. Valérie n’a pas boudé son plaisir, elle n’a pas eu peur de l’aspect fantaisiste qu’elle a donné à son film. Et elle nous a offert des cènes formidablement amusantes à jouer."
Marianne Denicourt.
FICHE ARTISTIQUE :
Alex : Albert Dupontel
Claire : Marianne Denicourt
Marc : Philippe Uchan
Sophie : Marina Tomé
Gabrielle : Sophie Mounicot
Jeff : Gilles Gaston-Dreyfus
Séverine : Margot Abascal
Paul : Dominic Gould
Le vieux photographe : Jean-Pierre Bernard
L’infirmier : Augustin Legrand
FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Valérie Guignabodet
Scénario, adaptation et dialogues : Valérie Guignabodet
Directeur de la photographie : Jean-Claude Larrieu
Décors : Mathieu Menut
Costumes : Fabienne Katany
Son : Jean Minondo et Thierry Delor
Montage : Monica Coleman
Assistant réalisateur : Jean-Christophe Delpias
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
" Monique tient plus de la discussion de comptoir que de la réflexion pertinente sur le malaise sexuel de son héros. Comme si elle n’en avait pas déjà assez fait, la cinéaste clôt son film d’une manière douteuse qui laisse quelque peu pantois : pour reconquérir son mari, la femme d’Alex se transforme en clone de Monique c’est à dire en bimbo pétasse avec lèvres gonflées et jupe ras la touffe. Un final qu’appréciera sûrement la gent féminine."
Elysabeth François (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Studio Magazine :
"Un film intrigant, audacieux, à la fois acide et séduisant, amusant et pertinent…Aussi troublant par le plaisir qu'il procure que par les interrogations qu'il laisse en suspens… Ne seait-ce pas donc la femme qui serait l'avenir de l'homme, mais la poupée ?"
J.P Lavoignat (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 20)
Première :
"L'ensemble demeure plus au dessus de la moyenne qu'au dessous de la ceinture. Ne serait-ce que par le casting en tête duquel la mal coiffée mais bien sentie Marianne Denicourt et le toujours impec Albert Dupontel, acteur tout terrain et toute matière puisque aussi drôlement expressif devant une poupée moulée qu'il l'était devant le Mac du CREATEUR."
Christophe Carrière (article entier disponible dans Première n°306, page47.) Monique  Un film de Valérie Guignabodet, avec Marianne Denicourt et Albert Dupontel.
Gitano  Andrés Heredia, gitan et musicien, est libéré après avoir passé deux années en prison pour un délit qu'il n'a pas commis. Il souhaite commencer une nouvelle vie, oublier un passé douloureux émaillé de trahisons et de rêves brisés. Sa famille, sous l'autorité du patriarche, l'attend… D'autres craignent son retour et voient en Andrés une menace sérieuse pour leurs intérêts. Mais il y a surtout sa femme, Lucia, qu'il ne peut oublier bien qu'elle l'ait trahi. Andrés va devoir de nouveau se confronter à son terrible passé et surtout à l'implacable loi des gitans. Gitano  Un film de Manuel Palacios, avec Joaquim Cortès et Laetitia Casta
Born romantic  Un film de David Kane, avec Craig Fergus, Ian Hart, Jane Horrocks, Adrian Lester, Catherine McCormack, Jimi Mistry, Olivia Williams, David Morrisey.
SYNOPSIS :
Fergus, Eddie et Frankie sont trois célibataires trentenaires qui vivent à Londres. Pour eux, l'amour et les femmes sont synonyme de mystère. Leur solitude leur a fait perdre tout sens du romantisme. Un soir, les trois compères se retrouvent dans un club de Salsa. Avec l'aide de Jimmy, un chauffeur de mini-cab mystique, ils vont s'embarquer dans une série d'aventures où ils vont réapprendre les lois de la séduction.
L'AVIS DE LA REDACTION :
La Salsa et les Anglais... Vous n'y croyez pas une seconde, et bien le film BORN ROMANTIC vous ôtera vite cette idée de la tête.
Fous rires, sensualité et amour sont au rendez-vous de cette nouvelle fantaisie piquante du réalisateur de l'"hallucinant" et corrosif MARIAGE A L'ANGLAISE.
Un petit groupe d'anglais esseulés se réunit (volontairement ou par erreur) dans un club branché de Salsa. Il y a Fergus, le musicien raté à la recherche de Mô, la croqueuse d’hommes. Frankie, crooner à ses heures ,épris d'Eléanor, beauté froide. Eddie, adorable voleur et sa Jocelyn hypocondriaque. Tous évoluent sous le regard tantôt amusé et souvent attendri de Jimmy, chauffeur de taxi fou amoureux de sa femme.
De là, découlent de nombreuses péripéties qui mèneront toutes à la recherche de l'âme sœur.
Un film rafraîchissant pour cette fin d'été, aux répliques détonantes (Ian Hart en est le maître incontesté, en chauffeur de taxi spécialiste des femmes et adepte de la plus hilarante philosophie de comptoir).
Tous les ingrédients sont là pour faire de cette comédie, une des plus attachante du moment, qui plaira sûrement aux romantiques célibataires qui se reconnaîtront dans cette quête de l'amour.
Claire Salères
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français.
Sous-titres : Français, Hollandais
Bonus : bandes-annonces originale
LOVE ETC… les petites histoires de BORN ROMANTIC
Amour et Humour, à la sauce David Kane
Puisque BORN ROMANTIC parle beaucoup d’amour, il était normal que le film doive son existence à un coup de foudre entre son producteur et son metteur en scène. C’est en effet en voyant son téléfilm RUFFIAN HEARTS que la productrice Michele Camarda a décidé qu’il lui fallait absolument travailler avec le réalisateur écossais David Kane :
"Le travail de David m’avait énormément impressionnée. C’était drôle, émouvant et poignant. Je l’ai donc contacté, nous nous sommes rencontrés et cela a donné MARIAGE A L’ANGLAISE."
Cette première collaboration, sortie en 1998, a cartonné au box-office britannique et a donné envie au couple Kane-Camarda de continuer.
Plus on est de fous, plus on rit.
En dehors de son obsession pour les relations sentimentales, David Kane semble apprécier les scénarios qui multiplient les personnages principaux.
"Bizarrement, je troue ça plus facile d’avoir plein de personnages différents à gérer plutôt qu’un ou deux héros principaux. J’aime qu’il y ait plein de rebondissements dans mes intrigues, et c’est moins crédible si toutes ces aventures arrivent à une seule et même personne."
Une petite touche perso
Comédie douce amère, BORN ROMANTIC oscille entre romantique, humour et coups de blues. Comme son auteur ?
"J’ai toujours aimé les scénaristes qui font surgir la comédie du drame, explique David Kane. Là où j’ai grandi, les gens faisaient preuve de beaucoup d’humour face à l’adversité, et je pense que ça m’a marqué."
FICHE TECHNIQUE :
Metteur en scène et scénariste : David Kane
Productrice : Michele Camarda
Producteurs exécutifs : David M. Thompson, Alistair MacLean-Clark, Melvyn Singer
Monteur : Michael Parker
Compositeur : Simon Boswell
Décoratrice : Sarah Greenwood
Directeur de la photographie : Robert Alazraki
Costumière : Jill Taylor
Casting : Jina Jay.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Première :
" Un raccourci psychologique étonnant de la part de David Kane, réalisateur deMariage à l'Anglaise, un film beaucoup plus cynique sur les celibattants qui n'avait pas besoin de surfer sur la vague latino pour être caliente. Comme club de rencontres, on préférait aux cours de salsa, les leçons d'Italian fot Beginners."
S.L(article entier disponible dans Première n°306, page45.)
Télérama :
" Assouplir la pâle raideur british par le rythme latin pour s'ouvrir aux sentiments : sympathique sur le papier, l'argument frise le cliché, et le film n'en décolle pas. Minimum syndical de mise en scène, et carte blanche aux acteurs pour surjouer leurs personnages de gentils décalés. Quelques épices ne font pas passer la soupe froide - -mais c'est de saison"
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama) Born romantic  Un film de David Kane, avec Craig Fergus, Ian Hart, Jane Horrocks, Adrian Lester, Catherine McCormack, Jimi Mistry, Olivia Williams, David Morrisey, Kenneth Cranham et Jessica Stevenson
Pluto Nash  Pluto Nash  Un film de Ron Underwood, avec Eddie Murphy, Rosario Dawson, Jay Mohr.
La Sirène rouge  Un film d'Olivier Megaton, avec Jean-Marc Barr, Asia Argento.
SYNOPSIS :
À la base, rien ne pouvait les rapprocher. LA SIRENE ROUGE, adapté du roman éponyme de Maurice G. Dantec, c'est l'histoire d'une rencontre totalement improbable entre une petite fille de douze (Asia Argento) et un homme de quarante (Jean-Marc Barr). Elle a une mère redoutable et des tueurs à ses trousses. Lui est un mercenaire pour qui tuer est une habitude. Dans une quête effrénée à travers l'Europe, le rebel va prendre en main le destin menacé de cette adolescente fragile.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
" Question réalisation, Mégaton assure le service minimum et se repose sur un style clinquant qui en mettra peut-être plein la vue aux spectateurs peu exigeants. D’où une succession de courses-poursuites et de fusillades grandeur nature au cours desquelles le cinéaste fait preuve d’une fascination lourdaude pour les bazookas et autres gros calibres."
Elizabeth François(article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Studio Magazine :
"Certains films ressemblent à des batailles. Celle de la transposition à l'écran de la sirène rouge, menée pendant sept ans, Olivier Magaton l'a gagnée. Parca que son adaptation de l'épaiset palpitant roman de Maurice. G Dantec est à la fois libre et fidèle. Mégaton a reussi à donner à cete histoire d'Alice au pays des horreurs une dimension cinématographique éclatante, dont certaines scènes, explosives, laisseront des traces dann la mémoire des spectateurs."
Patrick Fabre (article entier disponible dans Studio Magazine n°180, page 20)
Première :
"Le réalisateur tire un thriller assez efficace mais manichéen, lavé de ses résonnaces de symphonie macabre et du passé de ses personnages. Cela dit, Megaton sait filmer et avec lui une fusillade vire au morceau de bravoure à la Besson, bien que le cinéaste se rêve sns doute davantage du côté de Kubrickl"
S.G(article entier disponible dans Première n°306, page 47.)
Libération :
" Sorte de film mercenaire, cette soupe à la Léon servie par un jeune pseudosurdoué est très vite lassante. Rarement angoissante, la Sirène rouge utilise une image complètement clippée et généralement accélérée pour tenter de parvenir à ses fins. "
Frédéric Pruchon (article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama :
" D'interminables séquences de mitraillage à très gros calibre en traficotages high-tech des images (brouillées, aqueuses, bleutées, hachées, saturées de musique branchée), le road-movie hoquette d'un jet de sang à l'autre, négligeant les articulations narratives, un peu comme dans un livre auquel il manquerait des pages."
Cécile Mury (article entier disponible sur le site de Télérama)
La Sirène rouge  Un film d'Olivier Megaton, avec Jean-Marc Barr et Asia Argento.
Shaolin SoccerFung était une légende vivante du football, jusqu’à ce qu’il fasse perdre le championnat à son équipe. Fous de rage, les fans ne le lui ont pas pardonné. Aujourd’Hui, Fung s’occupe du matériel de la Team Evil, l’équipe de son ancien partenaire, Hung. Lorsque Fung est viré, il se tourne vers Sing, un moine du célèbre temple Shaolin qui possède des dons extraordinaires pour les arts martiaux.
Malheureusement, dans la Chine moderne, il est difficile de gagner sa vie quand on est moine, et Sing vivote en ramassant les ordures. Lorsque Fung voit Sing mettre en déroute une bande de voyous avec un simple ballon de foot, il a l’idée de créer une équipe de foot Shaolin… Shaolin SoccerUn film de Stephen Chow, avec Stephen Chow, Lee Wai, Vicki Zhao Wei, Cecilia Cheung
Paris : XYMax se réveille un matin et découvre que sa femme Hélène l'a quitté pendant son sommeil, sans mot dire, emmenant avec elle leurs deux enfants.
Il ne comprend pas. Les nuits s'étirent, ses démons s'en mêlent, il choisit de les affronter et de s'ancrer dans la réalité. Il sonde ses sentiments, revisite de fond en comble l'artifice de sa vie.
Max finit par redécouvrir son amour pour Hélène et décide de la reconquérir. Mais n'est-il pas déjà trop tard ?
PandoraPandora Reynolds, chanteuse américaine en vacances à Esperanza, petit port d’Espagne, est a dmirée par tous les hommes. Après avoir refusé de se marier avec Reggie Demarest, qui se suicide par dépit, elle choisit d’épouser Stephen Cameron. Mais intriguée par un yacht mystérieux ancré dans la baie du port, elle le rejoint à la nage et se retrouve face à son unique occupant, l’étrange Hendrick van der Zee dont elle tombe amoureuse… PandoraUn film d'Albert Lewin, avec Ava Gardner, James Mason et Nigel Patrick.
LillianDécouvrez en salles deux films de David Williams : LILLIAN (1993) et THIRTEEN (1997)
Un film de David Williams, avec Lillian Foley, Wilhamenia Dickens, Ricky Green, Steve Perez.
SYNOPSIS :
Le film est basé sur l’histoire de l’actrice principale, Lillian Folley, en laquelle David Williams a trouvé quelque chose d’unique qui lui a donné l’envie de développer un film autour de sa personnalité. C’est le portrait d’une femme noire d’une cinquantaine d’années, qui accueille chez elle sa petite fille, d’autres jeunes enfants et trois personnes âgées. Le film nous présente une vue intime, mais toujours discrète et pudique, de la vie de cette femme. Une vision pleine d’humour et de justesse.
Lillian passe sa journée à résoudre les problèmes des autres. Elle explique aux enfants comment jouer, parle avec un courtier de l’assurance vie de sa petite fille, insiste auprès de la fille d’une dame souffrante qu’elle garde pour qu’elle vienne la voir, discute avec les travailleurs sociaux qui lui amènent des enfants à élever, se dispute avec sa fille à propos de l’éducation de sa petite fille… Le film est l’illustration du dénouement extrême de cette femme qui consacre tout son temps aux autres, qui ne s’arrête jamais. Debout avant tout le monde, elle se couche après tout le monde, s’occupe des repas, de la lessive, baigne et habille les personnes qu’elle a à charge et qu’elle considère comme sa propre famille.
Lillian est une mère nourricière, une femme d’affaire. Elle ne se laisse jamais abattre, décourager. C’est un amour total pour autrui qui la pousse à s’occuper d’adultes qui sont pour elle de parfaits étrangers, à élever des enfants qui ne sont pas les siens. Là où beaucoup ne font que parler d’accomplissement personnel dans un monde dominé par l’argent, Lillian relève le défi la tête haute, avec plus de patience que la plupart n’en pourrait avoir. Et c’est l’amour que l’on ressent dans les moindres recoins de cette maison. Chaque souffle, Lillian le donne à un autre.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
" Tourné en premier, Lillian semble moins abouti, plus accroché à des effets de réels que Thirteen, quatre ans plus tard, éliminera en douceur. Lillian est cette fois le centre du film, lequel, délesté de toute pulsion fictionnelle, s’attache à dessiner le portrait de cette femme occupée pour l’essentiel à dispenser de l’amour aux êtres dont elle s’occupe (...)"
J-P Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Télérama :
"Le chant continu de Lillian (on et off) est la douce complainte d'une Mère Courage, un blues qui prend même la tonalité du gospel tant son pragmatisme bon enfant laisse entendre en écho la foi naïve du personnage en même temps qu'il révèle son passé douloureux. Trop de Lillian peut-être envahit la maison, d'où l'impression d'étouffer parfois. "
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
Première :
" Le cinéaste ne représente pas la réalité. Il s'en saisit littéralement. The Hollywood Reporter a classé LILLIAN parmi les dix meilleurs films américains de 1993 avec LA LISTE DE SCHINDLER."
S.G (article entier disponible dans Première n°306, page 46.) LillianUn film de David Williams, avec Lillian Foley, Wilhamenia Dickens, Ricky Green, Steve Perez.
ThirteenDécouvrez en salles deux films de David Williams : LILLIAN (1993) et THIRTEEN (1997)
Un film de David Williams, avec Wilhamenia Dickens, Lillian Foley, Don Semmens, Michael Aytes
SYNOPSIS :
Alors qu’elle vient à peine de fêter son 13e anniversaire, Nina fait une fugue et part se cacher dans les montagnes. Elle revient finalement chez elle et décide de s’acheter une voiture. Elle va alors multiplier les petits jobs (du baby-sitting en passant par la garde de chiens) afin d’économiser suffisamment d’argent.
NOTES :
Treize ans, c’est l’âge de la bar mitzvah, de la bat mitzvah, de la confirmation, de la puberté. Des rites qui marquent la fin de l’enfance. Dans de nombreuses cultures tribales, c’est à treize ans que les jeunes adolescents sont envoyées seuls dans le désert, avec l’instruction de ne revenir qu’après avoir affronté leurs démons, réels ou imaginaires.
Dans THIRTEEN, Nina sent qu’elle doit tenir compte d’un appel semblable, et qu’il lui est impossible de reculer ? tout se passe de manière silencieuse et énigmatique, mais forte. Ainsi, peu de temps après avoir soufflé les treize bougies de son gâteau d’anniversaire, elle quitte le cocon familial et part à la recherche de quelque chose… Quelque chose de trop insaisissable pour porter un nom. La liberté peut-être, ou peut-être le fardeau de l’existence.
Il est ici question de la difficulté de la séparation, mais également de sa nécessité absolue. Et c’est seule, sur le sommet d’une montagne, que Nina a une révélation extraordinaire : elle veut une voiture. C’est une idée d’un charme puéril, mais également peut-être la seule possible dans une culture dans laquelle la richesse et la mobilité sont devenues l’équivalent de l’accomplissement spirituel.
FICHE ARTISTIQUE :
Wilhamenia Dickens : Nina
Lillian Folley : Lillian
Don Semmens : Artist
Michael Aytes : Michael
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
" Dans Thirteen, centré sur les 13 ans de Nina, on sent d’emblée qu’une émotion innocente s’écoule des images, de celle que l’on ressent devant des photos jaunies d’inconnus. Un sentiment qui tient pour l’essentiel au dispositif de cinéma mobilisé par David Williams : filmage en Super 16, qui installe immédiatement les images dans le régime du film de famille, musique doucement mélancolique (piano, violon)(...)"
J-P Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Télérama :
" La captation du réel n'est pas, pour David Williams, une affaire d'espionnage. Au contraire, il semble installé parmi ses acteurs non acteurs comme un familier, opérant au su de tous - -qui peuvent alors d'autant mieux l'oublier, tout en improvisant leurs dialogues sur un canevas préparé mais minimal. Cette méthode invite le spectateur à entrer dans un cercle de confidence et d'intimité qu'il est libre de quitter à tout moment."
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
Première :
" Thirteen c'est le visage fermé de Nina, 13 ans, qui fugue pour affronter ses démons. Lorsqu'elle rentre chez elle, un projet d'achat de bagnole a remplacé ses fantasmes de quête spirituelle. Dévalisons le tiroir à compliments : ces deux films tournés avec des amateurs époustoufflants de naturel révèlent un cinéaste prodigieux."
S.G (article entier disponible dans Première n°306, page 46.) ThirteenUn film de David Williams, avec Wilhamenia Dickens, Lillian Foley, Don Semmens, Michael Aytes
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