Semaine du 06 Août 2003 : 10 films en salles
Terminator 3 - Le soulèvement des machines  Dix ans ont passé depuis que John Connor a sauvé l’humanité de la destruction totale. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il vit clandestinement – il n’a ni maison, ni carte de crédit, ni téléphone cellulaire, ni travail… Son existence n’est mentionnée nulle part. C’est à cette seule condition qu’il échappe à Skynet, le réseau global ultrasophistiqué de machines qui a déjà tenté de le tuer et de déclarer la guerre au genre humain.
Mais Skynet n’a pas dit son dernier mot. Le T-X, son cyborg le plus évolué, arrive pour achever la mission ratée par le T-1000. Cette machine est aussi belle que redoutable. Et Connor n’est pas sa seule cible : Kate Brewster, une jeune vétérinaire, figure aussi sur sa liste…
Pour Connor et Kate, le seul espoir de survie repose sur le Terminator, l’ancien ennemi… Ensemble, ils devront affronter l’exceptionnelle technologie du T-X ou vivre la fin du monde tel que nous le connaissons.
Bronx à Bel Air  Peter Sanderson, avocat coincé, bourreau de travail perpétuellement sur les nerfs, n’a toujours pas compris pourquoi sa femme l’avait quitté. S’efforçant de l’oublier, il flirte sur internet avec une brillante avocate au barreau. A leur premier rendez-vous, Peter découvre avec horreur que Charlene n’est ni sophistiquée, ni diplômée d’une prestigieuse université…Elle n’est même pas juriste ! La jeune femme s’est échappée de prison et compte sur lui pour l’aider à prouver son innocence…
Même si Peter ne veut rien entendre, Charlene ne lui laisse pas le choix. Elle va lui pourrir la vie jusqu’à ce qu’il l’aide, quitte à ruiner ses efforts pour reconquérir sa femme ou à lui faire manquer sa plus grande affaire…Pour Peter, l’existence devient un enfer ! Bronx à Bel Air  Un film de Adam Shankman, avec Steve Martin, Queen Latifah, Eugene Levy, Joan Plowright
Nadia  La vie sans histoire d’un petit banquier solitaire (Ben Chaplin) est bouleversée par l’arrivée d’une ravissante fiancée russe (Nicole Kidman) commandée sur Internet. Mais les fréquentations de la jeune femme ne sont pas de tout repos et, bientôt, il se retrouve confronté à des dangers insoupçonnés… Nadia  Un film de Jez Butterworth avec Nicole Kidman, Ben Chaplin, Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel.
La Maison de fous  Lors de la première guerre de Tchétchénie, dans un asile de fous situé près de la frontière, les pensionnaires se réveillent un jour et s’aperçoivent que le personnel hospitalier a fui devant le danger ; ils se retrouvent livrés à eux-mêmes. La douce Janna à laquelle, dans ses rêves, bryan Adams chante des chansons d’amour s’éprend d’un des soldats tchétchènes qui investissent les lieux. L’arrivée des troupes russes renverse la situation, la folie des malades les aidant à surmonter les horreurs de la guerre.
La Maison de fous  Un film de Andrei Konchalovsky avec Julia Vysotsky, Sultan Islamov et Bryan Adams.
La Caja Negra  Un film de Luis Ortega avec Dolores Fonzi, Eugenia Bassi, Eduardo Couget.
SYNOPSIS :
Chaque matin, Dorotea, une jeune fille de 17 ans, aide sa grand-mère centenaire qui ne peut plus s'entretenir toute seule. A l'exception d'elle et de Silvio, le voisin, Dorotea n'a personne dans sa vie. Elle passe une grande partie de ses journées dans une laverie. Un jour pourtant, elle décide de se rendre à l’Armée du Salut afin de reprendre contact avec son père, tout juste sorti de prison.
Ce film dépeint l'histoire de trois générations qui veulent plus que tout aimer et être aimés.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Le film LA CAJA NEGRA s’ouvre sur des scènes sans dialogue ou presque, à l’image de la difficulté qu’ont les trois personnages principaux à communiquer entre eux. Une jeune main masse une vieille main, c’est la jeune Dorotea 17 ans qui s’occupe d’une grand-mère quasi-centenaire, elle la coiffe. Ailleurs un homme sort de prison, il apparaît d’emblée comme un intrus parmi les autres passants, sa démarche hésitante contraste avec la société animée du dehors.
Luis Ortega est un jeune argentin de tout juste 23 ans qui pour des raisons économiques a filmé avec une caméra numérique. Ne surtout pas s’attendre à des plans rapides dans tous les sens, ou à un film de genre agité. Il s’agit là plutôt d’un film intimiste sur les relations aux autres étonnement maîtrisé en comparaison avec la jeunesse de son auteur. A la fin le sentiment que l’on a est surtout d’avoir vu un film ne ressemblant à aucun autre, les personnages auxquels on s’est attaché nous suivent en quittant la salle.
C’est la jeune fille qui va servir de lien entre les trois personnages, qui sont donc de trois générations différentes. Peu à peu c’est elle qui est au centre du film avec d’un côté sa relation difficile avec la grand-mère et de l’autre une relation qui va peu à peu naître (ou renaître?) avec l’homme. Avec ce rôle de pivot de l’histoire, on va mieux découvrir le monde de Dorotea qui se frotte à la vie, et surtout à sa vie.
Le quotidien de la jeune fille peut se résumer à son travail dans une blanchisserie et faire des courses pour la grand-mère. Celle-ci a besoin d’aide pour manger, le poids des années pèse sur elle. On apprend que l’homme dont la maigreur fait presque peur est en fait le père de Dorotea. Lui passe ses journées seul sur un banc face à un parc d’enfants et fait la manche à des voitures.
Le titre du film LA CAJA NEGRA prend alors sa signication: la boîte noire dont il s’agit est en fait la conscience, à l’intérieur de sa tête l’homme a mal et hurle, on dirait qu’il souffre comme une bête. Finalement le père et la fille vont commencer à vraiment se parler, pendant que la grand-mère s’inquiètera que l’on se souvienne d’elle quand elle ne sera plus là.
LA CAJA NEGRA dépeint des êtres qui oscillent entre la peur de la solitude et les difficultés d’être avec les autres. Il s’agit là d’un film très mature avec des scènes qui n’hésitent pas à s’étendre sur les silences des personnages et les embarras de gens qui ne se connaissent pas eux-mêmes. La surprise de la semaine.
Christophe Maulave
L’AVIS DE LA PRESSE :
CinéLive:
" CAJA NEGRA ressemble à une douleur sur pellicule impressionnée par un jeune auteur qui a souhaité parler de la difficulté d'exister entre les générations et d'une jeunesse asphyxiée par le monde des adultes. "
Olivier Petit (article entier disponible dans Cinélive n°70, page74)
Les Cahiers du cinéma :
" Par entêtement dans sa propre voie, le jeune réalisateur apportera en une heure vingt la preuve que son projet, résolument quotidien, va au-delà de ce que l'ouverture de son film laissait présager. "
Benjamin Esdraffo (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°581, page 80-81).
Le Monde :
" De cette "boîte noire" du titre, le film nous fait sortir à petits pas, sans en avoir l'air. Avec une grande générosité, il ramène, en fin de compte, ses personnages au monde."
Florence Colombani (article entier disponible sur le site de Le Monde)
Télérama :
"Au-delà des maladresses du film, ce climat de douceur et de douleur mêlées laisse un souvenir tenace."
Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama)
ENTRETIEN AVEC LUIS ORTEGA :
A propos du film : CAJA NEGRA parle de la difficulté d’être avec d’autres individus, de la peur d’être seul ; de la nécessité désespérée que nous avons tous de rompre un jour avec l’aliénation qui nous sépare du monde et des autres. Le film parle d’une âme enfermée dans sa boîte noire, cercueil du vivant. Il parle de la mort que nous avons espérée dans en savoir plus, et de la façon dont l’amour peut être transmis dans sa plénitude, sans effort ni mots, simplement en étant là. J’ai voulu montrer les explosions constantes de beauté que produit cette existence, ouvrant les boîtes noires et réunissant les âmes solitaires. "
Quand j’ai commencé à tourner en février 2000, je ne me suis pas dit que ce serait mieux de la faire sur pellicule. Je n’avais même jamais vu une vraie caméra de cinéma. Celle que j’ai utilisé pour LA CAJA NEGRA a la taille d’une VHS, mais numérique, donc je me sentais très bien avec, je la portais à l’épaule. C’était tout ce dont le film avait besoin. Ce n’est qu’après le tournage que j’ai ressenti le manque d’argent… (…) En tournant ce film, je n’avais pas envie de parler au monde des problèmes de mon pays. Chaque pays a ses propres problèmes… Par contre, il existe un malaise général des gens qui est le même partout (…) Le monde dans lequel nous vivons est tellement lié aux mots. Les choses n’existent qu’après qu’on leur ait donné un nom. Ce qui ne peut être dit paraît impossible à imaginer… Je voulais exprimer ces moments de vide, inconfortables, dérangeants, pendant lesquels on se sent obligé de parler, d’éviter les fantômes du silence. Parfois, le silence entre deux personnages est une manière de leur faire partager un instant. Les conversations sont perçues comme un moyen d’expliquer et de comprendre, alors qu’elles ont plutôt tendance à nous tenir à l’écart.
A propos des acteurs, pour la plupart non professionnels : Avec Eduardo Couget, ma principale tache a consisté à établir une vraie complicité et une confiance mutuelle. On a travaillé sept mois avant le tournage, principalement à passer du temps ensemble et à parler – mais jamais du script. C’était difficile pour moi de lui expliquer avec des mots ce que j’attendais de lui. Je lui ai montré beaucoup de peintures de Francis Bacon, car c’était l’exemple visuel le plus proche de l’état d’esprit de son personnage. Puis je lui ai fait écouter Metal Machine Music, utilisée dans la scène de la boîte noire. Il ne recevait le scénario qu’avant chaque prise, pour pouvoir comprendre la scène et mémoriser les quelques lignes de dialogues s’il y en avait.
Avec Eugenia Bassi, ça a été différent. Elle avait quatre-vingt-dix-neuf ans quand je l’ai rencontrée, elle allait bientôt mourir. Dolores Fonzi lui rendait visite tous les jours et s’occupait d’elle. Le film leur a fourni le prétexte pour une relation très forte qui a fini par devenir une dépendance des deux côtés. J’allais voir trois ou quatre fois par semaine ce qui se passait entre elles. Puis j’écrivais le scénario à partir de ce que j’avais vu. Mais c’était dur pour une femme de cent ans de retenir les dialogues. Alors je me suis laissé improviser, et ça s’est bien passé, parce que la caméra était le témoin d’une situation qui existait vraiment…
Mon prochain projet s’appelle MONOBLOC, et c’est l’histoire de trois femmes. Tous les acteurs seront professionnels, cette fois, et ce sera tourné en 16mm. Le tournage devra démarrer en novembre cette année.
FICHE ARTISTIQUE :
Dorotea : Dolores Fonzi
Padre : Eduardo Couget
Abuela : Eugenia Bassi
Silvio : Silvio Bassi
FICHE TECHNIQUE :
Réalisation, Scénario et image : Luis Ortega
Production : Villa Vicio
Production exécutive : Chino Fernandez et Miriam Bendjuia
Montage : César Custodio
Musique : Leandro Chiappe La Caja Negra  Un film de Luis Ortega avec Dolores Fonzi, Eugenia Bassi, Eduardo Couget.
Rencontre avec le dragon  Dans le Sud de la France il y a très longtemps, lors des premières croisades. Félix, 15 ans, croise le chemin de son héros, Guillaume de Montauban, un chevalier légendaire surnommé Dragon Rouge. Au cours d’un étrange voyage initiatique, les personnages les plus aguerris révèlent des fragilités et des secrets inavouables.
Une employée modèle  Il y a François Maurey, quadragénaire, ancien soixante-huitard, patron de son entreprise d’informatique et qui vient de mettre au point un nouveau brevet convoité par les Américains.
Il y a sa femme, Caroline, qui, au bout de vingt-cinq ans de mariage, remet leur couple en question. Il y a sa fille, Marianne, qui voudrait bien que les problèmes de ses parents ne deviennent pas les siens.
Et puis il y a Rolland, l’ingénieur en chef bourré d’ambition, le pirate, le traître ; Charles, le vieil ami, qui travaille en free-lance pour la concurrence ; Bovary, le flic marxiste qui enquête ; Florence, femme-fatale, petite fille victime ou espionne, "employée modèle" qui débarque dans la vie de François, y apportant le chaos. Une employée modèle  Un film de Jacques Otmezguine, avec François Berléand, Delphine Rollin, François Morel, Bruno Todeschini....
Les filles, personne s'en méfie  Un film de Charlotte Silvera, avec Thylda Bares et Nora Rotman – Avec la participation de Raphaël Mezrahi, Héléna Noguerra, Jean-Claude Brialy…
SYNOPSIS :
Judith, huit ans, préfère le cinéma à la vraie vie. La fillette obtient le rôle principal d’un film " Prune ", où une jolie fée (elle) réussissait à ramener la paix et le bonheur dans sa famille. Depuis, elle ne fait que rêver de retrouver ses anciens collègues. Les tensions entre ses parents n'arrangeant rien, Judith fugue et rencontre sur sa route Nora, onze ans, qu'elle entraîne dans sa folle équipée…
L'AVIS DE LA REDACTION :
C’est vrai, en regardant les frimousses des deux gamines sur l’affiche, on a du mal à se méfier. Une petite brune, une petite blonde ; une culottée, l’autre renfermée… Qui partent à travers les rues magiques de la capitale à la recherche d’un trésor perdu. En l’occurrence, un clone cinématographié de l’une d’entre elles.
Un sujet qui avait donc le mérite de tenir debout. Malheureusement, ces deux fillettes sont les héroïnes d’un film un peu trop grand pour elles. Car, comme le titre l’indique, elles le portent tout entier sur leurs maigres épaules… Un travail beaucoup trop dur, que l’on ressent dès les premières minutes. Au départ mignonne, puis gentillette, cette petite comédie dramatique finit par lasser. Et la jolie frimousse de Thylda Barres, déambulant les deux doigts dans la bouche, à nous taper sur les nerfs. Là où d’autres gamines sont excellentes, comme Julie Julien dans VA PETITE !, Thylda Barres peine à garder l’attention du spectateur. Une gosse de huit ans, la clope au bec et du rouge à lèvres plein la bouche. Soit disant parce qu’au cinéma, tout le monde fume ! Est-ce réellement l’image qu’on les enfants du 7e art ?
Mêlant situations tellement stéréotypées qu’elles en sont improbables, personnages hauts en couleurs incarnés par des guest stars parfois inutiles, et dialogues peu naturels, quasi toujours récités, ce film laisse bien vite notre intérêt sur le bas côté…
Résultat, on s’endort un peu devant ces rêves improbables de cinéma dépassant la réalité ; On s’énerve au rythme des "toi t’es géniale grave" ou "ouah t’as éteint la zikmu" ; On se demande où l’on a bien pu partir lors de la séquence du kidnapping. Bref, on les voit se serrer dans les bras, se chamailler, se pardonner, se mentir, se dire la vérité. Partir avec des inconnus, tirer à coup de canettes sur des voitures, voler à manger et une trottinette, racketter une bourgeoise, faire pipi au milieu des Champs Elysées, ect… Bel exemple pour nos chérubins !
Quant à la mise en scène, la caméra à l’épaule laisse un arrière goût amer, et un sacré mal de tête. A les voir arpenter les rues de Paris, les Champs, le Marais et les quais de la Seine, on pense mollement aux films de la Nouvelle Vague, à Jean Seberg, Belmondo, Truffaut ou Godard. Mais LES FILLES, PERSONNE S’EN MEFIE est bien loin d’apporter le même hymne à Paris que A BOUT DE SOUFFLE. Mis à part la prestation de Raphaël Mezrahi, excellent comme toujours, l’on a du mal à s’attacher réellement. Ce film est-il une ode au 7e art, ou bien au contraire un énième appel à la surveillance des images soit disant malsaine diffusées sur grand écran ? C’est le cinéma qui a bouleversé cette petite, ses jolies couleurs et ses solutions toutes prêtes. Dur dur de comprendre que la vie, contrairement à ce qu’a pu dire Godard, n’est pas toujours du cinéma. Comme quoi, parfois, on ferait mieux de se méfier un peu.
Aurélie Maulard.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Studio Magazine :
"Cette déclaration d’amour au cinéma souffre, hélas, de lourdes maladresses, tant dans la mise en images que dans sa construction scénaristique, chaotique, au service d’un propos trop naïf. Un film à hauteur d’enfant. "
T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 34)
Télérama :
"La réalisatrice prétend opposer, sur le mode ludique, la sincérité enfantine à l’hypocrisie du monde du spectacle. (…) Pourquoi en faire une Zazie affectée ? Pourquoi lui truffer la langue de mots d’adultes ? Un vagabondage factice. "
I.F. (article entier disponible sur le site de Télérama)
Le Monde :
" Hésitant entre nostalgie et amertume, la réalisatrice ne trouve pas sa voie. Elle parvient tout juste à illustrer une idée du cinéma certes jolie, mais éculée, comme art de l'enfance, du rêve, de l'école buissonnière."
Isabelle Regnier (article entier disponible sur le site de Le Monde)
PROPOS DE CHARLOTTE SILVERA :
À la genèse du film. Tout est parti de témoignages que j’avais eus des enfants que j’ai fait tourner, notamment pour LOUISE… L’INSOUMISE. Un metteur en scène est presque toujours pris en défaut quand il fait travailler un rôle à des enfants parce qu’on ne peut pas répondre complètement à leur attente sur le personnage. On sous-estime l’importance que peut avoir, pour les acteurs, le film, l’ambiance de tournage… C’est le même sujet des filles, personne s’en méfie.
Le choix de la technique numérique. Je m’en suis servie aux meilleures fins, pas seulement économiques : on tournait avec une équipe très légère en extérieur. Jamais on ne se posait ! Avec ses petites DV, on arrivait à coller au plus près des deux enfants –je n’aurais pas pu faire le même film en 35mm.
Les interprètes. La rencontre avec ces deux "actrices" a été le déclencheur. Lorsque j’ai découvert Thylda Barès, et lui ai parlé du déchirement de Judith, son personnage… Elle a tout de suite compris. Elle a un don du jeu comme un sens supplémentaire. Elle avait déjà tourné avec Blemondo ! Pour la plus grande, Nora, je cherchais son opposée, je voulais quelqu’un de plus intérieur, de plus proche de l’adolescence. J’ai eu beaucoup de chance parce que tous les acteurs que j’ai sollicités sont venus. Dans ce " Zazie dans le cinéma ", ces deux gamines rencontrent Jean-Claude Brialy, Roland Bertin, George Corraface… Toute cette magie du cinéma se déroule sur les lieux même du cinéma.
La musique. Je voulais une chanson sur la dérive des enfants dans Paris. Des amis communs m’ont proposé d’en parler à Etienne Roda-Gil.. . qui s’est emparé du film avec plaisir et a écrit La Dérive. Quand on a donné la chanson à Thylda, elle a été emballée ! En deux prises, elle l’a enregistré a cappella…
L’enfance en ligne de mire. La complicité, la rivalité, les rapports vrais entre les enfants sont très rarement les sujets du film, ici. Je suis très attachée à leur univers, je souffre beaucoup qu’on les délaisse. Hors des thèmes sur l’abandon, la souffrance, le cinéma s’attache trop rarement à leur révolte, leur fantaisie, leurs rires… Surtout, j’aime l’idée que les enfants, dégagés de leur contrainte, se révoltent et tordent le cou à leur destin. Il m’a toujours semblé qu’à partir du regard d’une enfant, on peut davantage transmettre, rendre émouvant et multiplier comme dans un miroir tout ce que nous vivons.
L’éphémère, l’excitation, l’amour et la douleur… Croire qu’on appartient à une famille alors qu’on en est loin, croire qu’avec une plaque sur une porte on rencontre un producteur alors qu’on en est loin, faire croire aussi qu’une fois le film on reste proche de l’équipe, alors qu’on en est très loin… je pense que cette question si complexe du cinéma est posée avec un sentiment très fort parce qu’elle est vécue par une enfant.
FICHE ARTISTIQUE :
Judith : Thylda Bares
Nora : Nora Rotman
Le marinier : Roland Bertin
Le producteur : Dominique Besnehard
Le projectionniste : Jean-Claude Brialy
Le pompier : George Corraface
Le réalisateur : Jérôme Deschamps
L’acteur : Raphaël Mezrahi
L’actrice : Héléna Noguerra
La monteuse : Agnès Soral
FICHE TECHNIQUE :
Réalisatrice : Charlotte Silvera
Scénariste : Charlotte Silvera et Richard Morgiève
Production : Louise Productions - Charlotte Silvera
Montage : Marie Castro
Son : Alain Villeval
Costumes : Yan Cadran
Musique : Jean-Marie Senia et Etienne Roda-Gil Les filles, personne s'en méfie  Un film de Charlotte Silvera, avec Thylda Bares et Nora Rotman – Avec la participation de Raphaël Mezrahi, Héléna Noguerra, Jean-Claude Brialy…
Témoin à charge  Un avocat londonien assure la defense d'un officier de la R.A.F. accuse d'avoir assassine une femme pour en heriter. Le temoin principal n'est autre que l'epouse de l'accuse qui choisit de l'accabler... Témoin à charge  Un film de Billy Wilder, avec Marlene Dietrich, Charles Laughton
Le Faisan D'OrTitre original : ALTYN KHYRGOL
Un film de Marat Sarulu avec Busurman Odurakaev, Tynar Abdrazaeva.
SYNOPSIS
Le film avance au rythme du chemin de fer qui traverse la steppe kirghize, sur l'ancien tracé de la route de la soie.
Quatre enfants utopiques mais courageux quittent leur village perdu des montagnes et rejoignent la voie ferrée.
Ils longent les rails en espérant qu'un convoi les éloignent de leur existence monotone et sans espoir. Un train passe, les destins se croisent, un homme, artiste, est éjecté lors d'une querelle.
Les enfants, toujours en quête d'une vie meilleure rencontrent là, en rase campagne, l'artiste. Ensemble, ils marchent, sans but, sans trajectoire.
Pourtant, l'aîné du groupe va trouver sa voie à travers cette rencontre; il désire suivre le peintre…
L’AVIS DE LA PRESSE :
CinéLive:
" Le film a beau se dérouler sur les rails, il paraît se situer dans l'espace, à mi-chemin entre le rêve et le cauchemar, entre la vie et la mort, entre la résignation et tous les espoirs du monde. "
Grégory Alexandre (article entier disponible dans Cinélive n°70, page70)
Studio Magazine :
" Filmé en noir et blanc, ce long-métrage séduit par sa dimension poétique et la beauté de ses cadrages. "
T.B. (article entier disponible d,ans Studio Magazine n°191, page 34)
Les Cahiers du cinéma :
Ces quelques pépites valent le voyage, coincées entre la parabole qui inspire son titre au film et une structure narrative bancale. "
Charlotte Garson (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°581, page 88).
Libération :
" Marat Sarulu est un poète qui ne pense ses récits que par correspondances des visages, des objets, des paysages, des gris et des éclats immaculés d'un noir et blanc venu directement des débuts de la nouvelle vague."
BAECQUE Antoine (article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama :
"À l'arrivée, cela donne un film poétique et désespéré. Un peu abstrait, sans doute faute de moyens."
Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama)
NOTES DU REALISATEUR
"Depuis la dislocation de l'URSS, la liberté d'expression au Kirghizstan est réelle, contrairement à l'Ouzbékistan ou au Turkménistan, mais le secteur du cinéma est sinistré, laissé à l'abandon par les pouvoirs publics."
"Si le film est en noir est blanc et en son mono, ce n'est pas par snobisme. Nous n'avons pas suffisamment d'argent pour tourner aux normes internationales, cequi nous pénalise fortement pour être distribués et présentés dasn les festivals."
" Mais comme disait René Clair, un de mes maîtres, l'esprit devance la terchnique."
"Du temps de l'URSS, le cinéma était un vrai loisir populaire qui faisait vibrer les gens. Aujourd'hui, Bishkek la capitale Kirghize compte 5 cinémas pour 1 million d'habitants, on y voit de mauvais film américains de toute façon, les salles sont vides."
FICHE ARTISTIQUE
Busurman Odurakaev : l'artiste
Tynar Abdrazaeva : le chef
Mukhambet Toktobaev : le mari
Kabatai kyzy Elmira : la jeune femme
Tamlay Imanaliev : l'enfant
Urmat Samudunov : l'enfant
Japarkul Kyzy Jarkinai : l'enfant
Shayilda Jirgalbek
FICHE TECHNIQUE
Réalisation, scénario : Marat Sarulu
Directeur de la photographie : Kadirjan Kidiraliev
Chef décorateur : Shailobek Djekshenbaev
Son : Rishbek Mamirkanov
Producteur : Sain Gabdullin
Musique : Baktybek Alisherov
Production : Firm Kino, Art Studio Kumai, Film Studio Kyrgyzfilm
Distribution : ASC Distribution
Nationalité : Kazakhstan Le Faisan D'OrUn film de Marat Sarulu avec Busurman Odurakaev, Tynar Abdrazaeva.
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