Semaine du 15 Octobre 2008 : 10 films en salles
Tonnerre sous les tropiques  Cinq comédiens, partis pour tourner un film de guerre, se retrouvent dans un camp d'entraînement militaire pour suivre une préparation au combat, en plein conflit.
Course à la mort  victoires à son palmarès. Victime d’une tragique erreur judiciaire, il est assuré de finir ses jours derrière les barreaux sans jamais revoir sa petite fille, s’il refuse de courir sous les couleurs de l’impitoyable directrice de Terminal Island, Hennessey. Ames accepte le marché : il portera le nom et le masque hideux du mythique et indes- tructible Frankenstein…
Pour remporter les Trois Jours de Terminal Island avec le soutien du vieux Coach, Ames va devoir affronter une dizaine de criminels endurcis et prêts à tout, dont le terrifi ant Machine Gun Joe. Ames ne peut compter que sur son courage, sa déter- mination… et sa monstrueuse Mustang blindée, armée de deux mitraillettes et d’un lance-flammes au napalm.
La téléréalité est devenue en quelques années le divertissement favori d’un monde assoiffé de spectacles violents et de sports extrêmes. Une compétition auto- mobile, plus féroce que toutes les précédentes, vient d’émerger : la Course à la Mort. Des assassins coriaces, condamnés à la perpétuité, s’y livrent une lutte impitoyable au volant de puissantes voitures customisées, boostées, lourdement armées et accessoirisées. `
Le but : remporter cinq courses d’affilée en liquidant le maximum de concurrents. Le vainqueur recouvrera la liberté, les perdants finiront dans le fossé, grillés, explosés sous les yeux de millions d’internautes hilares… La Course à la Mort est l’ultime espoir de Jensen Ames, qui a déjà inscrit trois Que le meilleur gagne…
Desmond et la créature du marais  Desmond le cochon et ses amis de la forêt des framboisiers en ont assez : l’abominable créature du marais leur rend la vie impossible.
Enfin... si elle existe vraiment !
Mais qui d’autre aurait pu chiper les pommes de Desmond, la collection de rouge à ongles de Léna L’Élan, la guitare électrique de Willie Le Putois ou encore les gants de boxe de Sébastien Lapin ? Non, vraiment, trop c’est trop ! Ensemble, les habitants de la forêt décident de construire un piège : un piège à créature du marais...
La construction du piège et l’attente de la capture sont l’occasion pour les personnages de dépasser leurs craintes et de se dévoiler. Peur du monstre, amour secret, besoin de reconnaissance ou gourmandise invétérée : leurs histoires sont autant de petits films qui racontent la vie du village.
La famille Suricate  Il était une fois, en Afrique australe, un bébé suricate répondant au nom de Kolo. Ce petit animal carnivore, malin et joueur, va devoir braver la sècheresse et de dangereux prédateurs afin de relever le plus grand défi de sa vie: retrouver ses parents, ses frères et ses soeurs. A travers sa touchante histoire, nous découvrirons aussi la lutte de son espèce pour survivre dans l’immense et somptueuse savane.
Grâce à un langage vocal et tactile élaboré et à leur incroyable solidarité, qui rapprochent mystérieusement ces drôles de petits animaux de l'espèce humaine, vous découvrirez une famille... comme la vôtre ! La famille Suricate  Un documentaire animalier de James Honeyborne, avec la voix de Guillaume Canet
Tôkyô !  Le film est composé de 3 chapitres : Interior Design, Merde et Shaking Tokyo.
Chacun d’entre eux est librement inspiré de Tokyo et tourné au coeur de la ville.
"Interior Design" de Michel Gondry
Un jeune couple tente de s'installer à Tokyo. L’ambition du jeune homme est claire, devenir réalisateur. Quant à la jeune fille, plus indécise, elle a le sentiment diffus de perdre le contrôle de sa vie.
Tous les deux se noient dans cette ville sans repères, jusqu’à ce que la jeune femme, trop seule, devienne l'objet d'une étrange transformation …
"Merde" de Léos Carax
Une ignoble créature sème la panique et la mort dans les rues de Tokyo. Les media la surnomme « La Créature des Egouts ». L'armée finit par la capturer. Il s'agit d'un homme d'une civilisation inconnue, qui se fait appeler Merde.
Son procès déchaîne les passions.
"Shaking Tokyo" de Bong Joon-ho
Depuis plus de dix ans, il est hikikomori. Il vit enfermé dans son appartement, réduisant au minimum tout contact avec le monde extérieur. Lorsque la livreuse de pizza s’évanouit chez lui durant un tremblement de terre, l’impensable arrive, il tombe amoureux. Peu après il apprend que la jeune fille devient hikikomori à son tour. Osera-t-il franchir la porte qui sépare son appartement du reste du monde ? Tôkyô !  Un film de Joon-ho Bong, Michel Gondry et Leos Carax
La fièvre de l'or  L’Amazonie est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or. Pour cette course vers les pépites et les paillettes jaunes, les hommes et les femmes s'enchaînent. Et détruisent l’un des derniers paradis, le poumon de la planète, la plus vaste forêt tropicale du monde, où tout se paie désormais en or.
Un cycle du lingot s’est ainsi constitué, avec son lot d’endettés, de prostituées, de parrains, de trafiquants, que ce soit en Guyane française, au Brésil ou au Surinam. L'or a amené les maladies, le mercure, les crimes, l’alcoolisme, et a transformé les criques et les fleuves en poubelles.
Ce cycle est celui de la destruction de l’homme par l’homme. 300 tonnes d’or sortent chaque année de la forêt et 120 tonnes de mercure y entrent. Un échange inégal, trésors contre poison. Avec en toile de fond de cette catastrophe écologique le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues.
Au cœur de cette jungle sans frontières, le drame des Amérindiens Wayanas, côté Guyane française, pollués par le mercure nécessaire à l’or et voués à une disparition prochaine. Déjà, on constate des malformations chez les enfants, des séquelles neurologiques et des cancers chez les plus âgés. Avec le scandale du mercure, on assiste à un nouveau massacre des Indiens.
Au cœur des ténèbres, le nouvel Eldorado est ainsi devenu l’un des pires théâtres de la mondialisation.
Chop Shop  Alejandro, un orphelin dur et ambitieux, à peine entré dans l’adolescence, vit et travaille dans un garage où l’on répare des carrosseries situé dans une immense décharge à la périphérie du Queens, un quartier de New York. Dans ce monde d’adultes chaotique, le jeune garçon se bat afin d’obtenir pour lui et sa sœur de seize ans, Isamar, une vie meilleure. Chop Shop  Un film de Ramin Bahrani avec Alejandro Polanco, Isamar Gonzales, Rob Sowulski, Carlos Zapata, Ahmad Razvi
Le crime est notre affaire  Le colonel Bélisaire Beresford (André Dussollier) est inquiet. Sa femme, Prudence (Catherine Frot), à la poursuite d’un cadavre a disparu. Quand il la retrouve, elle s’est fait engager comme cuisinière à La Vallée-aux-Loups, une inquiétante demeure où un veuf riche et avare (Claude Rich) règne en despote sur ses enfants (Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud, Christian Vadim, Alexandre Lafaurie), et dans laquelle d’authentiques sarcophages recèlent de bien étranges surprises.
Avec cette suite à Mon Petit Doigt M'a Dit on retrouve l’esprit d’Agatha Christie, la fantaisie de Pascal Thomas et ses acteurs fétîches au sommet de leur drôlerie.
Coluche, l'histoire d'un mec  Automne 1980.
Voilà plus de deux ans que Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase, et que ses histoires circulent des cours de récré aux bancs des universités en passant par les usines, les cafés, les salons ou les prisons. Comme un fil invisible qui se faufilerait à travers le fameux tissu social. L’ex-petite frappe de Montrouge fait rire un peu tout le monde, les opprimés de leurs oppresseurs, et certains des oppresseurs d’eux-mêmes. On peut exploiter le pauvre monde et aimer rire.
Après s’être fait virer de Radio Monte-Carlo pour crime, il est vrai assez tentant, de lèse-majesté, l’idée lui vient, soufflée par Romain Goupil, que, finalement, la seule tribune où personne ne pourra le censurer, c’est celle du candidat aux élections à venir. Élections dont on attend beaucoup, le principe d’alternance, capital pour une démocratie, n’ayant pas été appliqué depuis vingt-trois ans que la droite est au pouvoir. Encouragé par sa bande, puis rapidement par le public, Coluche se lance dans cette folle entreprise, avec une inconscience proportionnelle à son sens de la liberté, sans se douter de ce qui l’attend au tournant, si l’on peut dire.
Durant les quelques mois que va durer cette aventure, il va se frotter non seulement à la realpolitik la plus abrupte, mais aussi et surtout à lui-même, ou plutôt à une part de lui-même dont il ne soupçonnait peut-être pas l’existence. Voilà une histoire qui va agir comme le révélateur d’une société, et d’un homme que l’on avait trop vite fait de résumer à son rôle de bouffon.
C’est donc, tout simplement, l’histoire d’un mec soudainement investi d’une mission sans l’avoir demandé et dont le poids va manquer, de peu, l’écraser.
L’histoire d’une métamorphose.
MilestonesMilestones, c’est le Feu, l’Eau, l’Air, la Terre, l'Homme. C’est une vision de l’Amérique des années 70 ; c’est aussi un voyage dans le passé et dans le futur. C’est un film avec beaucoup de personnages. Des gens qui sont conscients d’avoir reçu en héritage le génocide des Indiens et l’esclavage des Noirs et qui étudient le passé pour corriger les erreurs du présent – la tentative de génocide du peuple vietnamien.
Milestones est une mosaïque complexe à la manière de Proust, avec des personnages et des paysages qui s’entrelacent pour former la trame du film. Il y a beaucoup de scènes dans de nombreuses villes, des visages et des voix des fins mais aussi beaucoup de commencements. On traverse l’Amérique de part en part, des montagnes enneigées du Vermont aux chutes d'eau de l’Utah, en passant par les sculptures naturelles de Monument Valley, les grottes des Indiens Hopi, et la saleté, la grisaille et l’énergie de New York.
Milestones est un film sur la renaissance. C’est la renaissance des idées, des visages, des images et des sons. L’argile moulée par un potier aveugle, c’est la renaissance de la terre. La neige profonde est la promesse du printemps. La naissance d’un enfant est une renaissance symbolique mais aussi visuelle du film lui-même. Et un film dans le film sur l’héroïque peuple vietnamien, c’est un hommage à sa lutte révolutionnaire, à sa victoire, et à son avenir. MilestonesUn film de Robert Kramer, John Douglas avec John Douglas et Mary Chapelle.
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