En plein Vercors, au beau milieu des montagnes, un vieux collectionneur au caractère difficile se lance à la recherche de l'Isabelle, un papillon de nuit rarissime. Il sera accompagné d'Elsa, jolie petite fille de sept ans, qui sans avertir le vieil homme, sera de l'aventure. Ils apprendront à se connaître…
Un appel téléphonique incongru.
Un "esclave" qui se rebelle et s’affranchit, mais manque de flexibilité.
Une femme d’affaires qui fait de Kant son allié.
Un passant qui confond la Chine avec le Cambodge.
Une crise de couple qui se propage.
Un valet de pieds aux attributions diverses et variées.
Une jeune bourgeoise qui ne supporte pas le glutamate.
Une multitude de petits événements qui révèlent la folie de notre monde contemporain.
C’est le bouquet !
Un film de Manon Briand, avec Pascale Bussières, Julie Gayet, Jean-Nicholas Verreault ,Geneviève Bujold,
SYNOPSIS :
A Baie-Comeau, la marée s’est brusquement arrêtée, pour une raison que tout le monde ignore. Alors que certains voient en cet étrange phénomène un signe avant-coureur d'un gigantesque tremblement de terre, deux jeunes filles et un pilote d’avion sont bien décidé à trouver une explication rationnelle.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Après le premier film sympathique de Philippe Falardeau LA MOITIE GAUCHE DU FRIGO, sorti en France en octobre dernier, le cinéma québécois n’en fini plus de conquérir le vieux continent. Curieux et assez décalé, il nous offre souvent de bons moments, avec des films plutôt hors du commun. A mi-chemin entre Hollywood et Paris, les québécois savent imposer petit à petit leur style, leur ton.
Avec LA TURBULENCE DES FLUIDES, Manon Briand nous propose un film étrange mais réussi. Situé entre le thriller scientifique et le drame sentimental, le long-métrage mêle subtilement émotion et réflexion.
Partant d’une hypothèse scientifiquement crédible, la marée qui disparaît subitement à Baie-Comeau, nord-est du Québec (si, si, ça peut arriver avant un tremblement de terre…), nous suivons la quête d’une femme, Alice, une sismologue canadienne exilée au Japon. Appelée sur place pour étudier ce phénomène, elle y effectue un retour aux sources, tant physique que psychologique. A travers cette histoire, nous découvrons un univers étrange, peuplé de personnage insolites, telle cette ancienne nonne reconvertie en tenancière de bar… Le décor est lui aussi hors du commun, Baie-Comeau, avec ses mobil-homes installés sur la plage pour héberger les scientifiques dépêchés sur place, qui lui donnent un air totalement décalé. D’ailleurs la ville entière parait hors du temps comme ce café ouvert 24 heures sur 24 ou cette fillette somnambule qui marche délibérément vers la plage.
Cet endroit assez mystérieux nous offre en outre des images superbes de cette très belle région. Entièrement tourné en extérieur en milieu naturel, le film bénéficie d’un éclairage et d’une luminosité réussis.
C’est dans ce contexte que la réalisatrice pose l’action du film, jouant constamment sur l’ambiguïté entre science et spiritualité. D’un côté les scientifiques, comme Claire, pour qui ce phénomène ne peut être (au début tout du moins) que le signe précurseur d’un séisme. D’un autre des habitants, qui y voient quelque chose de plus surnaturel. Et comme à chaque fois que l’on parle de phénomènes paranormaux, une paranoïa se développe chez beaucoup de monde. A Baie-Comeau, les autochtones font beaucoup de corrélations avec d’autres évènements tout aussi étranges : Une chaleur humide insupportable et inhabituelle dans cette région du Québec, la voisine qui a subitement scié tous ses arbres qu’elle affectionnait tant, etc.
Oscillant ainsi constamment entre le point de vue métaphorique et celui purement pragmatique, sans jamais nous imposer le sien, Manon Briand nous laisse le choix, jusqu’à la fin, de croire à l’une ou à l’autre hypothèse. Elle nous offre ainsi, avec LA TURBULENCE DES FLUIDES, un voyage intriguant dans une très belle région, avec cette étrange histoire qui risque fort de vous séduire.
Amélie Chauvet
NOTES DE MANON BRIAND, réalisatrice :Le sujet :"Le projet est né d’une idée très simple, d’un flash : j’étais au bord de la mer et je me suis demandé ce qui se passerait si la marée s’arrêtait. Qu’adviendrait-il si le cycle rassurant des flots était mystérieusement interrompu ?
J’ai passé des mois à chercher une explication plausible à cette anomalie fictive. Tout est parti de là. J’ai ensuite imaginé le personnage féminin envoyé pour enquêter. J’aimai l’idée d’une femme rationnelle confrontée à l’impossible. A l’aventure s’ajoutait une dimension métaphorique riche. Pour Alice, ce phénomène étrange est aussi l’occasion de découvrir sa vie sous un nouveau jour.
La notion relative du temps et sa valeur était aussi un thème qui me touchait. L’histoire aborde également toutes ces choses que nous essayons désespérément de quantifier et de prévoir lors qu’elles nous échappent obstinément.
Le côté imprévisible de la vie me fascine, le fait que notre logique et nos raisonnements n’apportent pas de solution à tout."L’histoire :"On peut aborder cette histoire de deux façons : d’un point de vu métaphorique, ou purement pragmatique. Une sismologue retourne sur les lieux de sa naissance, qu’elle ne connaît pas, pour enquêter sur la mystérieuse disparition de la marée. Ce phénomène va déstabiliser sa rigueur scientifique et remettre en cause sa vision du monde. Les émotions et l’esprit vont alors primer sur son rationalisme. Ce questionnement va lui permettre de s’ouvrir, se libérer, se réconcilier avec le monde des sentiments et, d’une certaine façon, de renaître."Le titre :"Il correspond exactement au fil directeur de mon histoire. Car les fluides, c’est à la fois la sueur, les larmes, le désir et, d’un point de vue scientifique, la turbulence des fluides est la première manifestation visible du chaos. Et c’est un peu ce qui se produit dans ce village côtier où un événement affecte la vie, de façon physique ou psychologique."
NOTES DE PASCALE BUSSIERES, Alice Bradley :Le personnage d’Alice :"Alice se révèle au fur et à mesure. La vie l’a blessée, elle a décidé de recommencer à zéro ailleurs, loin. Elle est partie pour le Japon à la suite d’un échec.
Elle ne choisit pas cette destination au hasard, elle souhaite y trouver une sorte d’anonymat, elle voudrait disparaître. Au départ, nous la découvrons très fermée à elle-même. En retournant sur le lieu de sa naissance, elle va procéder à une espèce de renaissance, elle va tout réapprendre depuis le début. C’est un retour aux sources."Le tournage :" Il fallait adapter nos journées aux horaires de la marée. Tout devait être filmé à marée basse. Cet impératif conditionnait beaucoup de choses. Nous nous sommes même fait piéger sur les dunes par le flot montant…
Les éléments dictaient souvent le rythme, il fallait s’adapter au vent, au grand soleil. La température très basse de l’eau a également contribué à rendre le tournage assez physique."
NOTES DE JULIE GAYET, Catherine Rolland :Le personnage de Catherine :"Catherine est un garçon manqué. Elle est journaliste, femme de terrain qui aime bien vivre, un peu dragueuse,. Elle est aussi très sensible, tendre. Pour l’interpréter, j’ai tenu compte du mélange entre Etats-Unis et Europe, et de son amour pour Alice – même si son penchant doit rester pudique et subtil. Je devais donc respecter les différentes facettes de ce personnage, ce qui était d’ailleurs un des intérêts de ce rôle."Le tournage :"J’ai tourné de fin juillet à début septembre. Avant l’arrivée des ingénieurs du son, j’étais la seule française. Mon mari m’avait rejointe avec l’aîné de nos enfants, alors que j’étais partie seule avec le plus jeune, trop petit pour que je puisse le laisser. J’ai déjà fait des tournages avec l’aîné alors qu’il était encore tout bébé. Pour rassurer Pascale, elle-même accompagnée de son dernier-né, j’ai essayé de la faire bénéficier de mon expérience. D’ailleurs, notre loge était "non fumeurs", "spéciale allaitements bébés" !"FICHE TECHNIQUE :
Réalisatrice : Manon Briand
Producteurs : Roger Frappier, Luc Vandal, Luc Vandal et Pierre-Ange Le Pogam
Scripte : Johanne Boisvert
Scénario : Manon Briand
Directeur de la photographie : David Franco
Ingénieur du son : Frédéric Ullman
Musique : Valmont & Simon Cloquet pour Human
FICHE ARTISTIQUE :
Alice Bradley : Pascale Bussières
Catherine Rolland : Julie Gayet
Marc Vandal : Jean-Nicolas Verreault
Colette : Geneviève Bujold
Michel : Norman Helms
Simon Deslandes : Vincent Bilodeau
L’éditeur : Gabriel Arcand
Hanspeter : Jean-Pierre Ronfard
L’amant : Hiro Kanagawa
Réal : Luc Proulx
Camille Ji-Yan Séguin
L’AVIS DE LA PRESSE :Studio Magazine : " Malgré le sans faute de ses actrices principales – Pascale Brussières, magnifique de sensualité et de froideur – cette confuse Turbulence des Fluides ne prend, hélas, jamais son envol"
T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°184, page 48)
Première : " Manon Briand a beaul lécher ses plans, très propres sur eux et faire resurgir Geneviève Bujold en ex-nonne devenue serveuse de bar, elle peine à créer l'atmosphère moite et étrange que son scénario donne à entrevoir. Ni bon, ni mauvais, son film, trop fluide et pas assez turbulent, ne laisse qu'un goût d'inabouti "
N.S. (article entier disponible dans Première n°310, page 56)
Le film suit les traces de Clay, Blair et Julian, trois amis de bonne famille finissant leurs études dans un collège de Beverly Hills, Californie. Clay décide de poursuivre ses études. Blair, sa petite amie, de prendre quelques vacances et Julian songe à ouvrir sa maison de disques. Mais rapidement, les projets de ce dernier vont capoter et le plonger dans l'univers de la drogue. Devenu totalement dépendant et endetté jusqu'au cou, Julian n'est plus que l'ombre de lui même. C'est alors que ses deux amis, Clay et bBlair vont tout faire pour le sortir de cet enfer. Mais l'univers de la toxicomanie est dangereux et ne laisse personne indemne.
Jean-Jacques est cuisinier. Il ne veut plus être dirigé par un patron alors il se lance dans la création de son propre restaurant. Il se retrouve face aux difficultés d'une première entreprise et rencontre Claude qui anime des stages adaptés à son profil. Ce dernier rêve, quant à lui, d'être écrivain...
Août 46, dans un atelier de confection pour dames, à Paris, dans le quartier des tailleurs juifs. Autour de quelques machines à coudre, trois tables et des rouleaux d'étoffe, entre un café, un square, une chambre d'hôtel ou un appartement soudain trop grand, quatre femmes, cinq hommes et quelques enfants essaient de réapprendre à vivre. Fragilisés à l'extrême mais déterminés à être là, résistants, ils font le pari de la vie, avec de la fantaisie, de la légèreté. Ce sont des gens ordinaires, ce sont des gens admirables.
Un film de Takashi Miike, avec Kenichi Endo, Fujiko, Jun Mutô, Shoko Nakahara, Kazushi Watanabe
SYNOPSIS
Portrait d'une famille japonaise : le père est un journaliste raté dont les employeurs ne veulent plus et qui couche avec sa fille qui se prostitue. La mère, elle, vend de temps en temps son corps afin de se payer l'héroïne qui lui permet d'oublier que son fils la tabasse. Quand à ce dernier il se fait régulièrement humilier et taper par ses camarades de classe. Le père, afin de se remettre sur les rails, décide de réaliser un documentaire sur son fils. Arrive alors un inconnu qui va chambouler la vie de cette famille.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Tout va mal dans le pire des mondes ! "…possibles" compléterait Candide ; "dans le monde réel" pourrait rétorquer Takashi Miike, le réalisateur. VISITOR Q nous montre une société japonaise complètement déviante. Le film commence avec une phrase écrite à l’écran et lue par une voix off, une phrase annonçant toute l’horreur à venir : "Avez-vous déjà couché avec votre père ?" Déstabilisant…
Et ce n’est qu’un début. Très rapidement le cinéaste nous présente : une fille qui demande à son père 50.000 Yen pour "baiser" ou 30.000 pour une "pipe", un homme qui se fait fracasser le crâne sans raison apparente, un fils qui bat violemment sa mère, une mère qui se prostitue occasionnellement pour payer son héroïne, des jeunes qui agressent quotidiennement un de leurs camarades et détruisent la maison de ce dernier avec des feux d’artifices et des pierres, un journaliste humilié professionnellement…
Et tout cela dans un seul et infernal huis-clos familial. Pour Miike il s’agit d’un "portrait de famille, un peu extrême" mais il précise que certaines de ces pratiques sont courantes au Japon et qu’il a voulu les aborder sans faux-semblants et sans tabous.
L’image en DV donne à VISITOR Q comme un goût de documentaire qui dérape très vite vers l’onirique, l’humour (très, très) noir et le glauque malsain où la femme inonde sa cuisine de lait maternel qu’elle fait gicler de ses seins, où le père tue et se livre à des relations nécrophiles. Le tout sous les yeux d’un inconnu (le VISITOR Q) qui s’est installé chez cette famille et devant une caméra vidéo. Alors certes, on en rigole tellement c’est gros, mais on n’arrive pas à donner un sens à tout cela.
En lisant le dossier de presse, on apprend également que le film fait partie d’une série de 6 longs métrages autour de l’amour, intitulée LOVE CINEMA. C’est donc d’amour qu’il s’agit !? Mais où se cache-t-il dans VISITOR Q ? C’est un mystère.
Pablo Chimienti
ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR, Takashi Miike
Comment la compagnie productrice de la série Love vous a-t-elle contactée et comment avez écrite cette histoire ?
La compagnie a contacté sept réalisateurs et nous a demandé de faire quelque chose avec un budget très bas autour du théme de l'amour - c'était la seule restriction que nous avions, nous pouvions tourner tout ce que nous voulions. · Visitor Q ressemble à une version extrême du Théorème de Pasolini.
Ce film vous a-t-il servi d'inspiration dans votre conception de Visitor Q ? Oui, je l'ai vu en vidéo et je me suis dis que ce serait un bon concept pour mon film. Grâce à cette vidéo, il était très facile pour moi d'expliquer au producteur et au scénariste le genre d'histoire que je recherchais. Le concept de la famille dans le film de Pasolini est bien sûr très différent de la façon dont la famille est organisée au Japon. Mais comme le film se passe au Japon, l'histoire prend une tournure très différente. ·
Pourquoi avez-vous choisi Shungiku Uchida, qui est très connue comme mangaka au Japon, pour le rôle de la mère ? Elle est effectivement avant tout une mangaka et une écrivain. Mais jouer est aussi une autre façon pour elle de s'exprimer. Pour moi elle est vraiment une Femme. Elle était intéressée par le projet quand elle a lu le scénario. Elle n'a eu aucune des objections qu'une actrice professionnelle aurait eu pour un tel rôle. Je ne pense d'ailleurs pas que ce rôle aurait pu être joué par une actrice professionnelle - qui n'aurait de toute façon pas accepter de jouer un tel rôle. Je pense que c'est son point fort, elle était parfaitement capable de tenir un tel rôle. On aurait très bien pu la rendre beaucoup plus attractive en utilisant du maquillage notamment, mais nous avons délibérément décidé de ne pas utiliser de tels artifices afin de lui donner une apparence plus commune. ·
L'avez-vous aussi choisie parce qu'elle provient elle même d'un milieu difficile où elle dût notamment subir les viols répétés de son père ? Oui, dans ce sens il y avait effectivement des choses qu'elle seule pouvait exprimer. Nous n'avons pas essayer d'imposer des limites vis à vis de la comité de censure. Elle pouvait décider elle-même jusqu'où elle pouvait aller dans sa description de cette femme. Mais elle n'a pas l'air d'avoir de limites, tant qu'elle pouvait utiliser son corps pour exprimer quelque chose elle était partante pour le faire. Je pense donc que quelqu'un qui n'aurait pas eu son passé familial n'aurait pas réussi à s'exprimer devant la caméra. Elle ne possède définitivement pas un corps superbe. Elle a un certain âge, elle a eu deux enfants mais c'est un corps qui a un impact. ·
Pensez-vous que ce fut une sorte d'exorcisme pour Shungiku Uchida de jouer un tel rôle ? Non, je pense qu'elle s'est déjà libérée de son passé dans ses mangas. Quand elle a tourné le film elle était déjà dans une condition où elle n'éprouvait plus de honte vis à vis de son passé. Elle semble être pressée de faire autant de choses que possible en utilisant son corps, car elle sait que la pendule tourne. Elle veut donc faire les choses très rapidement et dans ce sens elle rejoint tout à fait ma façon de tourner, parce que j'ai tendance à travailler rapidement, particulièrement dans ce cas, le film ayant été tourné en cinq jours. C'était bien pour moi de travailler avec quelqu'un ayant le même état d'esprit.
A PROPOS DE LA VIOLENCE AU JAPON
La famille de Visitor Q est à l'image du puzzle que la mère essaye de compléter : elle est en pièce et complètement disloquée. C'est avec l'arrivée du mystérieux "visiteur Q", et trois coups sur la tête (deux pour le père, un pour la fille) que cette famille va commencer à reprendre forme. Par le viol, le meurtre et la nécrophilie, certes, mais, au final, la sacro-sainte famille a enfin retrouvée ses valeurs et son ciment. Et n'est-ce pas cela qui est le plus important ?
Visitor Q est un portrait extrême, mais finalement représentatif sur de nombreux aspects de la réalité de la société nippone : la prostitution des mineures, le rabaissement de soit dans le cadre du travail, les humiliations propre au monde scolaire, la "putasserie" des médias, l'inceste, les violences familiales. Certains facteurs sont largement développés au Japon (les trois premiers en particulier), d'autres tiennent encore, comme un peu partout ailleurs, du tabou. Miike aborde tous ces thèmes en tout cas tous sans faux semblants, ni retenus. Preuve supplémentaire que son film procède avant tout d'une démarche sincère, la mangaka Shungiku Uchida, qui joue le rôle de la mère, vient d'un environnement quelque peu similaire à celui du film. Durant toute son adolescence elle fut en effet victime des viols répétés de son père et parle dans plusieurs de ces mangas de familles brisées.
Outre l'aspect choquant, totalement voulu et accepté, de la scène d'ouverture, Miike parle aussi indirectement de ces nombreux hommes au Japon, des salarymen, pères de famille, qui couchent avec des lycéennes qui pourraient être leur fille. En mettant dans le même lit un père et sa fille, Miike met directement en perspective ce fait.
Mais derrière le Miike inquisiteur ou le Miike provocateur se cache toujours un Miike moqueur. Visitor Q peut paraître extrême à première vue mais grâce à un humour (noir) très présent durant tout le film, l'histoire ne sombre jamais dans le glauque malsain. Miike rappelle ainsi que, tout comme pour le reste de son oeuvre, il ne fait "que" réaliser des films, qui ne sont, de ce fait, pas réels et ne tentent pas de retranscrire quelque sens de réalité que ce soit. La scène de la mère faisant gicler le lait de ses seins est, dans ce domaine, bien représentative de l'atmosphère onirique qui parsème toujours les films de Miike.
Love Cinema : l'ère de la DV Visitor Q s'inscrit dans le cadre d'un projet de films tourné en Digital Vidéo autour de l'amour, Love Cinema, initié par la compagnie CineRocket. En tout six films ont été tourné, par six réalisateurs du cinéma japonais - Takashi Miike étant le plus connu du lot. Entre octobre 2000 et mars 2001, un film de la série sortait chaque mois sur les écrans nippons. Alors qu'en Occident, les Digital Video Camera (appelés plus communément DV) ne sont que très rarement utilisés pour des films destinés au grand écran (La Vierge des Tueurs en est l'un des rares exemples), le Japon, toujours à la pointe de la technologie, utilise déjà communément cet outil pour les longs métrages cinéma (Love and Pop et Ritual de Hideaki Anno ), ainsi que les nombreux films destinés directement au marché de la vidéo, les Original Videos (ce qui n'est pas, au contraire de la France, une décharge mais le véritable ferment des réalisateurs de demain - Kiyoshi Kurosawa, Takashi Miike et de nombreux autres ont commencé - et continue encore - par là).
Il est indéniable que le film de Takashi Miike est le plus politiquement incorrect et le plus anachronique du lot. Après tout, peu de réalisateurs à qui l'on donnerait pour sujet l'amour ferait un film qui tourne autour du meurtre, de l'inceste et de la nécrophilie! Néanmoins Visitor Q est aussi le film le plus rafraîchissant et le plus dynamique du lot. Même Ryuchi Hiroki, qui, au début des années 80 avait lancé avec deux collègues une vague de films érotiques particulièrement sadiques, accouche d'un film relativement convenu sans le moindre excès. Miike est décidément l'homme qui s'aventure là ou personne n'ose aller.
FICHE ARTISTIQUE :
Kenichi Endo : Kiyoshi Yamazaki/ Le père
Fujiko : Miki Yamazaki/ la fille
Jun Mutô : Takuya Yamazaki/ le fils
Shoko Nakahara : Asako Murata
Ikko Suzuki : Sasaoka
Shungiku Uchida : Keiko Yamazaki/ la mère
AVIS DE LA PRESSE :
Les Cahiers du cinéma : " On rêverait d'une histoire d'amour, d'une vraie prise de risque. Gentiment névrosé, Miike nous le prouve : ses Yamada ne sont rien d'autre que de la mauvaise pornographie, essayant tant bien que mal de marier le rire à l'horreur. " Sébastien Bénédict (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°572, page 90)
Studio Magazine : " Fidèle à lui-même, le réalisateur propose un film inclassable où l'hystérie, le burlesque et la violence règnent en maître (…) Critique sans concession de la société japonaise d'aujourd'hui ou violence gratuite dans le simple but de choquer? Assurément un peu des deux ! " T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°182, page 34)
Première : " Miike signe la curiosité du mois, de l'année, et plus si affinités. mes sensibles… fuir. " Nom et prénom du journaliste (article entier disponible dans Première n°308, page 48)
Jessica Stein est journaliste à New-York et a tout pour plaire. Elle est belle, sensible et intelligente. Mais le célibat lui pèse. Son frère vient de se fiancer, sa meilleure amie est enceinte, alors qu'elle-même n'a pas eu d'histoire d'amour depuis un an. Jessica décide alors de prendre son destin en main. Après une série de rendez-vous cauchemardesque, Jessica tombe sur une petite annonce qui éveille son interêt. Bien que celle-ci figure dans la section "Femmes recherchent Femmes", elle décide d'y répondre. C'est ainsi qu'elle rencontrera, dans un bar, la séduisante Helen Cooper. A sa grande surprise, le courant passe instantanément entre elles, et la soirée, chaleureuse et animée, se conclut par un baiser qui trouble au plus haut point Jessica. Et si l'homme de sa vie était une femme ?
Le passage de l'adolescence à l'âge adulte est toujours délicat. C'est au début de cette "nouvelle" vie que des choix primordiaux sont à faire, des choix qui orienteront notre vie future. Mais qu'adviendrait-il si l'on se retrouvait piége, dans un engrenage sans aucunes échappatoires...
Dani et sa sœur aînée Maureen sont inséparables. Jusqu’à ce que le séduisant Court Foster emménage à côté de chez elles. Pour la première fois, les deux sœurs oublient leur amitié et sombrent dans la rivalité. Dani éprouve ses premiers sentiments amoureux tandis que Maureen vit enfin le grand amour dont elle a toujours rêvé. Mais avec l’amour viennent aussi les peines de cœur et les dures leçons de la vie. Des leçons que Dani et Maureen vont devoir apprendre lorsque la tragédie les frappe. Et seul la force de leur lien empêchera leur cœur de se briser...
Un film de Steve Rash, avec Charlie Sheen, Angie Harmon, Denise Richards, Jon Lovitz, Rosanna Arquette, Estelle Harris
SYNOPSIS :
Ryan Turner possède tout ce dont il a toujours rêvé : une petite amie magnifique, un appartement somptueux et une fantastique carrière dans la finance devant lui. Mais suite à un mauvais placement, il perd son travail. Sans emploi et pensant en savoir long sur les femmes il décide de reprendre secrètement la rubrique du courrier du cœur tenue par Cindy son ex-petite amie. Les résultats s’avèrent… surprenants.
FICHE ARTISTIQUE :
Charlie Sheen : Ryan Turner
Angie Harmon : Page Hensen
Denise Richards : Cindy Styne
Jon Lovitz : Barry Sherman
Rosanna Arquette : Cathy Sherman
Estelle Harris : Iris
Barry Newman : Donald Simpson
Lisa Rinna : Veronica Simpson
John de Lancie : Ted
Francoise Surel : Lucy Stone
Pete Gardner : Carl
Troy Beyer : Nancy
Andrew Berman : Steven
Christopher Burkott : Mail Room Clerk
Madison Mason : Jim Pearson
Miranda est une arnaqueuse aux multiples visages : un jour étudiante, une autre femme d’affaires ou danseuse, elle travaille pour Christian, son mentor. Quand elle rencontre Franch, un bibliothécaire un peu trop romantique, il tombe éperdument amoureux d’elle. L’intrigue se complique lorsque Frank découvre l’existence de Mailor, un millionnaire que Christian cherche à escroquer grâce aux charmes de Miranda…
Will Freeman est un playboy londonnien de trente six ans. Pour séduire des jeunes mères de famille célibataires, il s'invente un fils. Un jour, Will fait la connaissance de Marcus. Ce garçon de douze ans est doté d'une forte personnalité. Plus mature que ses camarades, il est le souffre douleur de sa classe.
Will noue avec Marcus une réelle amitié. Il tente de le rendre plus "cool" et plus social. A l'inverse, le jeune garçon apprend à Will à être plus adulte et responsable.
C’est l’histoire d’une petite fille de cinq ans qui pense que tous les animaux sont plus grands qu’elle. C’est une histoire avec une andalouse de supermarché, un torero, un patineur, un taxidermiste, une institutrice, une tentative de parricide, un adultère, une crise de convulsions, un dogue allemand, des quintuplés, des cicatrices, des grains de beauté, des grains de folie… pendant qu’un taureau de 475 kilos s’offre une ballade salvatrice dès sa sortie des abattoirs . C’est l’histoire de ce voyage.
Noaya vit son homosexualité replié sur lui-même accompagné d'un sentiment étrange. Il a l'impression d'avoir un vide dans son existence. Sa rencontre avec Katsuhiro le transforme. Tous deux tombent amoureux et rencontrent Asako, une jeune femme qui propose à Katsuhiro de lui faire un enfant. Noaya ne l'entends pas ainsi et éprouve un agacement quant à l'hésitation de son compagnon, lequel n'assume pas son homosexualité. La pression de sa famille à vouloir une descendance ne fait qu'aggraver la situation.
Julia Biggs est la femme d'un pasteur qui mène à un train d'enfer la chorale de l'église. Elle en fait cependant un peu trop aux yeux de son époux sous pression.. Entre les problèmes que traverse sa petite communauté et son mariage qui se fissure, il est prêt à exploser, heureusement par un beau matin d'hiver, un ange nommé Dudley tombe du ciel avec pour mission d'aider nos deux brebis en difficulté. Enfin... au départ car la complicité qui unit rapidement Dudley à la femme du pasteur va devenir une nouvelle source de conflits. Bref, méfiez-vous des anges, ce ne sont pas toujours des saints.
Un film de Danièle Thompson (LA BUCHE), avec Juliette Binoche, Jean Réno, Sergi Lopez.
SYNOPSIS :
Elle fuit un homme qu’elle espère ne plus aimer. Il court après une femme qu’il croit encore aimer. Il voyage en première dans un avion qui va de New York à Munich. Elle part pour Mexico en "classe eco". Il est en dépression et refuse de l’admettre. Elle regarde en face l’échec de sa vie. Elle est plutôt voyante, bavarde, extravertie. Il est discret, taciturne, carrément fermé. Ni Félix ni Rose ne sont vraiment prêts pour une rencontre.
L’AVIS DE LA REDACTION :
Comédie française à usage grand public, DECALAGE HORAIRE repose sur un principe vieux comme le cinéma mais qui a fait ses preuves : celui du couple improbable. Entendez par cette formule magique une rencontre fortuite entre deux personnages opposés, n’ayant rien en commun et tout pour se détester, mais qui vont pourtant, au bout du compte, devinez quoi…? se découvrir et s’aimer. Débuts difficiles et orageux, suivis d’un happy end de rigueur. Ne me blâmez pas de l’avoir dévoilée, cette fin est décelable dès les cinq premières minutes du film. Il suffit d’avoir déjà été deux ou trois fois au cinéma, ou d’avoir seulement jeté un œil sur certains téléfilms, pour se douter que DECALAGE HORAIRE ne pêchera pas par excès d’originalité.
Alors voilà les catégories choisies cette fois pour l’exercice : d’un côté une esthéticienne hyper manucurée, soigneuse de sa peau, de son apparence et de sa nutrition, de l’autre un rustre homme d’affaire, solitaire, bougon et mal dégrossi. Des frictions en perspective, vous vous en doutez, et une avalanche de gags qui ne font pas vraiment dans la finesse, bref, un duo de choc qui en rajoute souvent un peu trop. Déjà le dernier film de la réalisatrice Danièle Thompson, LA BUCHE, insistait parfois lourdement sur les personnages, nous présentant une galerie de clichés assez basiques. Phénomène que l’on retrouve dans cette comédie sentimentale au scénario très attendu, qui, de fait, donne l’impression d’avoir été vue et revue, et connue par avance sous toutes ses ficelles.
Seule étoile au menu : le plaisir de retrouver Juliette Binoche, et de la découvrir dans un rôle inattendu, plutôt comique et caricatural, où elle excelle. Jean Reno est, pour sa part, égal à lui-même. Pas grand chose d’autre à ajouter sur ce DECALAGE HORAIRE, à conseiller aux amateurs de "comédie romantique", nostalgiques des NUITS BLANCHES A SEATTLE ou autres Meg Ryan assaisonnée d’un zeste de "french touch".
Sarah Beaufol
LE DVD :Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1et Stereo 2.0 Français
Bonus :
- Commentaire audio de Danièle Thompson - Making of du film (22')
- Interview de Christopher Thompson
- Fin alternative introduite par Danièle Thomson (10')
- Plan séquence du dîner (10')
- Module Fous rires (5')
- 4 Filmographies
- BA et Teaser
NOTES DE LA REALISATRICE :
Le point de départ du film
"Ce scénario, que j’ai écrit il y a une dizaine d’années était destiné à une production américaine. L’histoire se passait déjà à Roissy mais entre un Américain et une Française. Régulièrement, les producteurs m’en reparlaient, ils me renvoyaient différentes moutures auxquelles je jetais un coup d’œil distrait. Je voyais bien les écueils dans lesquels s les scénaristes tombaient. Ils avaient peur de garder une unité de lieu. Les personnages se baladaient dans pAris, c’était bourré de digressions et de personnages. Alors que tout l’originalité – et la difficulté – du sujet résident précisément dans le fait que l’histoire se déroule dans un aéroport entre deux personnes. Pendant le tournage de LA BUCHE, l’idée a germé de rependre cette histoire et de la réaliser moi-même."L’histoire"Je ne veux surtout pas la raconter ! Où alors simplement c’est une rencontre entre un homme et une femme qui passent une nuit entière ensemble. Lors, en général, on me demande : ça veut dire quoi exactement une nuit entière ensemble ? Sous-entendu : est-ce qu’il couchent ensemble ? Le dévoiler au spectateur serait comme lui donner le nom de l’assassin dans un thriller."Les acteurs"Je pensais un peu à Jean Reno, j’ai même déjeuné avec lui après avoir vu LES RIVIERES POURPRES. J’ai d’ailleurs repris le look qu’il avait dans ce film, les cheveux longs, pas rasé. Il me rappelait Linon Ventura, un type dur comme un catcheur qui finit par s’attendrir. Au fur et à mesure de l’écriture, l’idée tenait bien le coup. Il me fallait quelqu’un en face qui soit aussi un personnage fort.
Plusieurs comédiennes pouvaient tenir le rôle de Rose, mais la plus inattendue était Juliette. Elle n’avait pas joué dans une comédie depuis longtemps. Elle a accepté tout de suite. Avec une force comique incroyable, elle a été jusqu’au bout de cette fille vulnérable et indécise, cachée derrière son maquillage, sui devient belle et forte le jour où elle tombe le masque."Les décors"Je voulais absolument utiliser ce fameux terminal F construit par l’architecte Paul Andreu que je trouve magnifique. Nous avions obtenu toutes les autorisations : l’Aéroport de Paris, c’est aussi Air France, la douane, la police ! En général dans les films, les scènes d’aéroport sont peu nombreuses et courtes. Nous, nous avions besoin de vingt-cinq jours de tournage ! On avait tout obtenu, nous étions très avancés dans la préparation, quand le 11 septembre est arrivé.
Évidemment, les autorisations nous ont été retirées. Nous sommes partis dans la France entière faire des repérages. Mais l’atmosphère était pesante, c’était presque indécent de frapper aux portes pour demander des autorisations. Nous avons fini par trouver un repli à l’aéroport international de Lourdes, mais ce n’était pas Roissy. Finalement, au bout de quelques semaines, nous avons obtenu une autorisation de tournage de cinq jours. J’ai tourné à toute vitesse la scène où Rose et Félix se retrouvent la première fois. On a vu les rushes, c’était très beau. J’ai négocié cinq jours supplémentaires ! Le reste, on l’a tourné à l’aéroport de Lille. Certains décors étaient assez proches."FICHE ARTISTIQUE :
Rose : Juliette Binoche
Félix : Jean Reno
Sergio : Sergi Lopez
Le docteur :Scali Delpeyrat
L'hôtesse Air France : Karine Belly
Le père de Félix : Raoul Billerey
Une passagère à Roissy : Nadège Beausson-Diagne
L'hôtesse au sol : Alice Taglioni
Le concierge : Jérôme Keen
Le barman : Sébastien Lalanne
Le garçon de café : Michel Lepriol
L’employée de la poste : Mbembo
Les hôtesses : Laurence Colussi ; Lucy Harrison ; Rebecca Stee et Thiam.
FICHE TECHNIQUE :
Réalisatrice : Danièle Thompson
Scénariste : Danièle Thompson et Christopher Thompson
Producteur délégué : Alain Sarde
Dialoguiste : Danièle Thompson
Musique : Eric Serra
Image : Patrick Blossier
1er assistant Mise enscène : Denis bergonhe
Son : Pierre Gamet ; Guillaume Bouchateau et Vincent Arnardi
Montage : Sylvie Landra
Décors : Michèle Abbe
Costumes : Elisabeth Tavernier
L’AVIS DE LA PRESSE :CinéLive: " Atiffée façon loukoum à la violette, Juliette Binoche joue délicieusement du contre-emploi dans l'art d'être ringue et pouffe (mais pas trop), éclipsant régulièrement la prestation honorable d'un Jean Reno, qui dans le rôle de l'expatrié chevelu et eclave du bon goût, reste dans le ton Reno. "
Iris Mazzacurati (article entier disponible dans Cinélive n°62, page 50)
Studio Magazine : " A quoi ça tient, la réussite d'une comédie romantique? A un miracle. Celui de l'improbable alchimie entre deux acteurs portés par un scénario enthousiasmant et une mise en scène fluide et rythmée."
Patrick Fabre (article entier disponible dans Studio Magazine n°183, page 22)
Chronic’art : "Décalage horaire est une tentative de fictionaliser la rubrique potins de Gala. Autrement dit, imaginer une véritable idylle en milieu clos entre Reno et Binoche. "
Jean-Philippe Tessé (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Au cœur de Los Angeles, six personnes bien différentes, comprenant une sexy et fidèle starlette et un écrivain mélancolique quinquagénaire, organisent le 40ème anniversaire d’un des producteurs les plus courus de la ville. Mais cette soirée n’est pas la seule surprise parce qu’à Los Angeles, où la vie est déjà comme un film les relations entre individus, ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent être.
Alphonse, qui discutait dans le métro avec un homme, le retrouve un peu plus tard avec son propre couteau dans le ventre. Sa femme est ensuite assassinée, et le meurtrier se présente à lui. Alphonse l'emmène chez son voisin, inspecteur de police. Le trio sympathise et part à la campagne. Un tueur et une mystérieuse jeune femme les rejoignent...
Dans l'Italie d'aujourd'hui, les jeunes n'ont qu'une préoccipation : la découverte de l'amour véritable. Huit jeunes gens en quête de passion et de bonheur essaient de donner des couleurs à leur vie. Ensemble, ils se démènent pour affronter les obstacles au quotidien et ne pas se laisser abattre. Leur histoire est un hymne à la légèreté face aux petites douleurs de l'existence...
A Grimley, la mine doit être fermée, condamnant ainsi toute la ville au chômage. Danny a passé sa vie au fond de la mine et même si le charbon n'a plus aucun avenir en Angleterre comme source d'énergie, la seule chose qui compte pour lui c'est la musique. Les mineurs participent chaque semaine aux répétitions de la fanfare qu'il conduit. Celui-ci tombe malade dès l'annonce de la fermeture de la mine. Son fils reconstitue alors la fanfare afin qu'elle participe au concours du Royal Albert Hall à Londres…
Lou Anne Johnson quitte l'armée et rentre dans le monde de l'enseignement pour échapper à une vie dont elle ne voulait plus. Mais elle se voit confier une classe d'élèves justement qualifiés de "difficiles", la plupart issus des minorités raciales de la ville, des ghettos. Elle se battra chaque jour pour que ses protégés avancent, et qu'ils reprennent confiance en eux : c'est le seul moyen de sauver leurs vies.
Un film de Jerry Rees avec Alec Baldwin, Kim Basinger
SYNOPSIS :
Couple à la ville comme à l’écran, Kim Basinger et Alec Baldwin incarnent respectivement les rôles éponymes de cette comédie signée Jerry Rees.
Partant enterrer sa vie de garçon à Las Vegas, l’héritier d’une grande firme de dentifrice (Baldwin) tombe sous le charme d’une chanteuse de cabaret officiant à "El Rancho". Oubliant sa promise, pourtant riche héritière d’un gros producteur de Hollywood, il décide envers et contre tout de conquérir la belle. Cette dernière s’avère être, malheureusement, la fiancée d’un parrain de Vegas…
Zobel partage son mobile home miteux avec son amant Karl et sa fille Lizzi. Ils vivent paisiblement de leurs escroqueries. Mais suite à une arnaque loupée qui laisse Karl sur le tapis, les voici maintenant avec une place vacante pour un nouveau pickpocket. Arrive alors Rudolf, une petite frappe insolente, sexy et immature dont Lizzi puis Zobel tombent amoureux. Que va-t’il advenir de ce nouveau trio d’escrocs maintenant que les lois du désir et du sexe ont remplacé celles de la famille ? Une comédie acrobatique qui mêle avec bonheur des thèmes délicats : crime, famille, sexe en tout genre.
Les Latin boys vont en enfer est un film fascinant entre mélodrame, comédie et soapopera. Il donne un aperçu à la fois plein de drôlerie et d’émotion de la vie amoureuse des latinos gays en Amérique.
Jacques s’est fait quitté par sa femme depuis six mois. Pour assurer l’intendance de son appartement il embauche une femme de ménage : Laure. La jeune femme passe de plus en plus de temps chez son employeur et une étrange relation se développe entre eux...
Jake Schram et Brian Kilkenny Finn ont eu la chance de rencontrer la femme modèle dès l’âge de 13 ans. Chaleureuse, sportive et délurée, Anna Reilly fut la compagne idéale qu’ils se partageaient en toute innocence. Mais un jour, elle dût partir et les deux garçons embras-sèrent alors leurs vocations respectives : le rabbinat pour Jake, la prêtrise pour Brian. 12 ans ont passé. Restés les meilleurs amis du monde, Jake et Brian se souviennent encore avec émotion de leur petite copine. Or la voici qui ressurgit à New York…
Un soir, une femme rencontre un type qu’elle a connu lorsqu’ils étaient étudiants.
On comprend qu’il l’a aimé et qu’elle en aimait un autre…
Le nom de " Philippe ", ce premier amour, est prononcé, il agit sur elle comme un révélateur et l’envoie dans une salle de cinéma où se joue " Elle et Lui "… Cary Grant et Deborah Kerr se retrouvent enfin, après s’être manqués en haut de l’Empire State Building
Cette femme écrit un livre sur un peintre. Pour le terminer, elle doit se rendre à New-York, pour photographier deux toiles.
Un matin, une lettre, laissée par une silhouette qui ressemble à Philippe, lue sous la pluie et immédiatement effacée, lui donne rendez-vous en haut de l’Empire State Building…
Est-ce vrai ? A-t-elle rêvé ?
Dès cet instant, elle redevient comme une jeune amoureuse, et précipite son départ aux Etats-Unis.
Lorsqu’elle arrive à New York, la photographe avec qui elle travaille d’habitude est remplacée par un homme, un américain, Matt… Il est séduisant, elle lui plaît, mais la certitude du rendez-vous l’empêche de regarder cet homme comme elle le devrait…
Leur tête-à-tête forcé est troublant, l’attirance est violente, le refus irraisonné…
En un temps et un lieu indéterminés, le monde est devenu un enfer kafkaïen de modernité. Sam Lowry est un petit fonctionnaire sans histoire du Ministère de l’Information.
Coincé, pressé et écrasé par les rouages de la machine bureaucratique, Sam tente de s’échapper du troupeau en rêvant d ’amour et de liberté, se voyant un Icare des temps modernes croisant dans les cieux une jeune fille au visage angélique. Mais sa vie bascule le jour où il croise le regard d ’une femme qui ressemble étrangement à la fille de ses rêves. Pour elle, Sam va se dresser contre le système...
En pleine période de Prohibition, Tom Reagan est un truand respecté qui travaille pour Leo l’Irlandais. Un mafieux qui, malgré son déclin, tient la ville sous une poigne de fer. Par amour pour Verna, Léo protège Bernie, le frère de cette dernière. Mais Bernie est un gagne-petit qui fait capoter les affaires de Caspar, un autre parrain particulièrement puissant. Pour éviter qu’une guerre des gangs éclate, Tom échafaude une véritable machination qui consiste à infiltrer le gang de Caspar. Mais devant les trahisons multiples et les règlements de comptes à répétition, la situation dérape...
Depuis qu'ils ont été abandonnés à la naissance, deux jeunes enfants se sont jurés de retrouver leurs parents.
La soeur, autiste, connaît les plus grands problèmes de communication avec son entourage.
Le frère, en proie à l'autorité, a fugué de nombreuses fois et tente par tous les moyens de faire retrouver la parole à sa soeur.
Ensemble, ils vont partir à la recherche de leurs parents et tenter de comprendre leur acte....
Retrouvez dans un coffret de trois dvd les deux films de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau, LA BOUM 1 et LA BOUM 2, avec un troisième disque exclusivement consacré aux bonus, et entièrement supervisé par le réalisateur en personne.
LA BOUM (1980)
Un film de Claude Pinoteau, avec Sophie Marceau
Synopsis : "Hé, Vic ! Pénélope ! Qu’est ce que vous faites samedi soir ?"
Vic, c’est Sophie Marceau, treize ans, adolescente qui va crever l’écran, à l’heure de ses premières sorties, ses premiers flirts, se premiers mois et sa première boum…
LA BOUM 2 (1982)
Un film de Claude Pinoteau, avec Sophie Marceau et Pierre Cosso
Synopsis : "Les emmerdes commencent… elle est heureuse"
Vic a maintenant quinze ans et entre en classe de Seconde au Lycée Henri IV. Elle mène sa vie sentimentale tambour battant, fréquence les concerts de rock et rencontre un apprenti champion de boxe française dont elle tombe amoureuse. Vraiment amoureuse.
LES DVD :
Disque 1 : LA BOUM Nouveau transfert haute définition approuvé par le réalisateur Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.66
Son : Dolby Digital 2.0 Français.
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Commentaire audio de Claude Pinoteau
- Clip Karaoké iRealityle par Richard Sanderson
- Bandes-annonces originales de La Boum, La Boum 2, L’Etudiante
Disque 2 : LA BOUM 2 Nouveau transfert haute définition approuvé par le réalisateur Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.66
Son : Dolby Digital 2.0 Français.
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Commentaire audio de Claude Pinoteau
- Clip Karaoké iRealityle par Richard Sanderson
- Bandes-annonces originales de La Boum, La Boum 2, L’Etudiante
Disque 3 : Suppléments
- Le documentaire (1h20) : Que reste t-il de leur adolescence ? Un film. Deux pour certains. Et une expérience qui a bouleversé leur existence, à l’âge de tous les possibles.
Il y a Sophie bien sûr, candidate prédestinée au rôle de Vic Beretton, 52e à se présenter au casting, au milieu de tant d’autres filles, qui seraient sans doute surprises de retrouver leur visage dans la pile de cassettes vidéo soigneusement archivées par Claude Pinoteau.
Sophie Marceau qui confesse, aujourd’hui, que "La Boum a été tout ce qu’est (sa) vie depuis". Il y a Caroline Thompson, égérie dont l’adolescence est passée au crible par le stylo de sa dialoguiste de mère à l’heure du goûter. Alain Beigel, alias Raoul, désormais réalisateur, qui organisait de vraies boums dans l’appartement vide de ses parents, sitôt le tournage terminé.
"Si à 30 ans vous ne vivez pas de ce métier, arrêtez" leur avait soufflé Françoise Menidrey, la directrice de casting. Prémonitoire pour certains, pour bien d’entre eux.
Il y a la petite Samantha, Alexandra Gonin, qu’on reconnaît encore dans la rue, après sa carrière (réelle) à l’opéra.
Comme tous les autres, elle se souvient. Elle se souvient de son premier baiser, privilégié puisqu’elle avait pu choisir son partenaire – parmi les figurants. Souvenirs fugaces comme ces image muettes, en super 8, réminiscences d’un tournage rêvé, semble t-il, par l’inespéré Laurent N’Diaye.
Elle repense aux amis d’un été qui sortent de votre vie sans crier gare, tel Philippe Léonard, terrorisé à l’idée de se retrouver seul face à Vidocq, qui préféra filer à l’armée, au grand désarroi de réalisateurs séduits par son talent.
Et leur nostalgie est aussi la nôtre.
Parce qu’on se souvient tous de notre premier baiser, de notre première boum. Parce qu’on a tous eu 13 ans. La Boum est notre histoire.
- Les "Cours particuliers" (6x10’ env). A mi-chemin entre digression et leçon de choses, ils viennent compléter le récit du documentaire en se concentrant sur les différents processus créatifs à l’œuvre dans La Boum.
- Le métier de comédien par Claude Brasseur
- L'écriture du scénario par Danièle Thompson
- Le montage par Marie-Josèphe Yoyotte
- La fabrication d'un tube par Cosma & Sanderson
- La naissance d'une vocation par Sophie Marceau
- Le Casting & les essais (40’ env.) Tirée des archives de Claude Pinoteau (conservées avec tout le soin et l’amour qu’on prête à l’ex-meilleur 1er assistant du cinéma français), cette sélection réalisée parmi des heures de bande révèle un processus de sélection d’une ampleur inouïe, à donner le vertige aux producteurs de toutes les Star Academy du monde, et dresse en creux le portrait d’une génération d’adolescents.
Quelques visages connus, et de nombreuses images inédites.
- L’Album souvenir Les archives personnelles de Claude Pinoteau à nouveau mises à contribution, d’une tournée de promo au Japon aux couvertures de Salut Les Copains, en passant par les premières interviews de Sophie Marceau.
- Un court-métrage inédit de Pascale Rocard Où Pénélope et Samantha, les deux sœurs, se retrouvent vingt ans après…
NOTES D'INTENTION DU RÉALISATEUR :
"Un film est comme un être vivant en hibernation. Son cœur bat toujours aussi fort. Mais comme la Belle au Bois Dormant, "La Boum" attendait qu’un amoureux vienne la réveiller. Gaumont Columbia Tristar Home Vidéo s'est déguisé en Prince Charmant, et soudain le conte de fées est devenu réalité ! La Belle est revenue, le Roi et la Reine aussi, et tous les jolis damoiselles et damoiseaux sont reparus.
Pour un réalisateur, un DVD c’est une renaissance, c’est vingt ans après donner au film une seconde jeunesse. C’est dire aux vidéo-spectateurs tout ce qu’ils avaient envie de savoir, toutes les confidences des acteurs et techniciens, comment les Boum sont nées, comment elles ont ému les jeunes spectateurs sous toutes les latitudes, et comment elles renaissent à chaque nouvelle génération d'adolescents.
C'est la vocation des DVD de faire revisiter exhaustivement le patrimoine cinématographique. Merci aux initiateurs et aux magiciens du numérique !"
Retrouvez dans un coffret de trois dvd les deux films de Claude Pinoteau avec Sophie Marceau, LA BOUM 1 et LA BOUM 2, avec un troisième disque exclusivement consacré aux bonus, et entièrement supervisé par le réalisateur en personne.
Varsovie. Un chauffeur de taxi lave sa voiture. Jacek, un jeune homme au visage obtus, erre dans la ville. Piotr, un étudiant en droit, se prépare à passer son dernier examen. Leurs destins se croisent lorsque Jacek hèle le chauffeur de taxi pour se faire conduire dans les faubourgs de la ville. Là, il l’assassine de façon atroce, à coups de pierre. Il est arrêté et condamné à mort malgré les efforts de Piotr, le jeune avocat commis pour sa défense.
Un film de Krzystof Kieslowski, avec OLAF LUBASZENKO, PIOTR MACHALICA, GRAZYNA SZAPOLOWSKA, STEFANIA IWINSKA
SYNOPSIS :
Tomek, 19 ans, épie de la fenêtre de son appartement Magda, femme d’une trentaine d’année, qui habite l’immeuble d’en face. Pour attirer son attention, il lui passe des coups de téléphone anonymes et lui envoie, du bureau de poste où il travaille, des convocations sans motif. Un jour, il ose l’aborder et lui avoue ses agissements. Magda l’éconduit d’abord, puis l’invite chez elle pour lui faire vivre un amour cynique et sans passion. Choqué, Tomek tente de se suicider. Magda cherche alors à le revoir.
Films d'Eric Rohmer avec : Jean-Claude Brialy, Jean-Louis Trintignant, Marie-Christine Barrault, Françoise Fabian, Daniel Ceccaldi, Bernard Verley.
SYNOPSIS :
Les 6 contes moraux réunis dans un coffret de 5 DVD :
- LA BOULANGERE DE MONCEAU (1962) / LA CARRIERE DE SUZANNE (1963)
- MA NUIT CHEZ MAUD (1969)
- LA COLLECTIONNEUSE (1967)
- LE GENOU DE CLAIRE (1970)
- L'AMOUR L'APRÈS-MIDI (1972)
LE DVD :Image : Format 4/3
Son : Français Dolby Digital
Sous-titres : aucun
Bonus : Une série de courts métrages :
- NADJA A PARIS
- CHARLOTTE ET SON STEAK
- ENTRETIEN SUR PASCAL
- UNE ETUDIANTE D'AUJOURD'HUI
- LA CAMBRURE
- VERONIQUE ET SON CANCRE
Coffret La Boulangère Monceau & La Carrière de Suzanne
Films d'Eric Rohmer avec : Barbet Schroeder, Fred Junk, Michèle Girardon, Catherine Sée, Philippe Beuzen.
SYNOPSIS :
LA BOULANGERE DE MONCEAU : Un jeune homme rencontre chaque jour une femme dans la rue, puis séduit la vendeuse d'une boulangerie le jour où les rencontres cessent.
LA CARRIERE DE SUZANNE : Deux étudiants se conduisent avec un égoïsme cynique envers la petite amie de l'un d'eux, jusqu'au jour où ils apprennent qu'elle va se marier et qu'elle est heureuse.
LE DVD :
Image : Format 4/3
Son : Français Mono
Sous-titres : aucun
Bonus : - Deux courts métrages :
NADJA A PARIS et CHARLOTTE ET SON STEAK - Filmographies
FICHES ARTISTIQUES :
LA BOULANGERE DE MONCEAU :
Le narrateur : Barbet Schroeder
Schmidt : Fred Junk
Sylvie : Michèle Girardon
La boulangère : Claudine Soubrier
Un client : Michel Mardore
LA CARRIERE DE SUZANNE :
Suzanne : Catherine Sée
Bertrand : Philippe Beuzen
Guillaume : Christian Charrière
Sophie : Diane Wilkinson
Jean-Louis : Jean-Claude Biette
Franck : Patrick Bauchau
L'amateur d'art : Pierre Cottrell
FICHES TECHNIQUES :
LA BOULANGERE DE MONCEAU :
Réalisation : Eric Rohmer
Scénario : Eric Rohmer
Production : Studios Africa, Les Films du Losange
Producteurs : G. Dérocles, Barbet Schroeder
Distribution : Les Films du Losange
LA CARRIERE DE SUZANNE :
Réalisation : Eric Rohmer
Scénario : Eric Rohmer
Production : US Films du Losange
Producteur : Barbet Schroeder
Distribution : Les Films du Losange
4 courts métrages de Frank Mosvold.
SUMMER BLUES : par un bel été, deux adolescents, d'abord amis, voient leurs sentiments évoluer vers une relation plus charnelle...
WAVES : Tim et Morten, deux garçons de 18 ans, s'aiment mais ne savent pas comment se le dire...
A KISS IN THE SNOW : une histoire d'amour poignante entre deux adolescents. Un baiser dans le froid qui va réchauffer tous les coeurs !
FORSAKEN : Jonathan aime à la fois Dieu et David. Cinquante ans plus tard, il n'est pas sûr d'avoir fait le bon choix.
Deux couples et leurs enfants partent en vacances au Touquet, leurs histoires vont se mêler ce qui provequera quiproquos, histoires d'amour et adultères. Pendant dix jours, leur vie va connaître quelques turbulences.
Une femme bourgoise, mère d'une fille déjantée, enfermée dans son quotidien, décide de partir faire un break dans un grand hôtel du Touquet sans son mari, agent immobilier, resté à Paris avec son amant. Son amie, moins aisée, en quête d'une reconnaissance sociale, décide de la suivre malgré un mari aigri et radin. Elle fait la rencontre d'une femme mariée à un mari jaloux qui essaie de la prendre en flagrant délit d'adultère. Dans le hall de l'hôtel, un play-boy croise une jeune femme avec qui il entreprend une liaison amoureuse. De son côté, la fille déjantée part aux Etats-Unis avec son amant, second de son père, ce qui ne l'empêche pas de le tromper.
Edition Spéciale
Un film de John Stockwell, avec Kirsten Dunst, Jay Hernandez, Taryn Manning, Rick Dallago, Bruce Davison
SYNOPSIS
Issue d'un milieu privilégié, Nicole Oakley fréquente un des lycées les plus huppés de Pacific Palisades (Californie). Mais à dix-sept ans, l'adolscente, instable et angoissée souffre d'être rejetée par son père, le richissime député Tom Oakley, et la seconde épouse de celui-ci, Courtney. En conflit ouvert avec toute figure d'autorité, elle sèche les cours, fait la fête, traîne sans but avec ses copines et sa meilleure amie, Maddy.
Par défi, Nicole décide un jour de séduire l'élève le plus doué et le plus studieux de sa classe, Carlos. Issu du barrio d'East L. A., celui-ci fait chaque matin deux heures de bus pour se rendre dans ce lycée prestigieux où chacun apprécie sa détermination, son ambition, ses qualités intellectuelles et sportives.
Les amis et la famille de Nicole voient d'un œil sceptique ce flirt juvénile de pure provocation. L'entourage de Carlos craint que les frasques de sa nouvelle copine ne le détournent de ses études et ne compromettent gravement son avenir.
Cet amour que chacun condamnait grandit pourtant jour après jour, suscitant sans cesse de nouveaux obstacles, de nouvelles interrogations. Conscients de tout ce qui les sépare, les jeunes amants seront bientôt confrontés à un choix décisif…
L’AVIS DE LA REDACTION :
CRAZY BEAUTIFUL n’est pas une comédie romantique ado sans intérêt et souvent bien énervante. C’est avant tout une histoire tendre et sincère entre une gosse de riche déjantée et un latino d’East L.A ambitieux. Les thèmes traités touchent les problèmes des adolescents :
les conflits parentaux, les rébellions, les difficultés d’être en accord avec soi-même, le premier amour et la fidélité à l’être aimé.
Surtout pas de légèreté et de niaiserie, les scénaristes Phil Hay et Matt Manfredi ont voulu se démarquer de la " production ado " pour décrire les émotions fortes, les joies et les douleurs des jeunes.
Kirsten Dunst (Nicole) joue une ado rebelle, provocatrice, instable et pas très appétissante. Pourtant, elle arrive à nous surprendre par sa vérité et son charisme.
Jay Hernandez (Carlos) a un avenir prometteur. Il débute et c’est son premier grand rôle. A la fois à l’aise et naturel, il est touchant et charmant. On le compare déjà à un Tom Cruise latino.
John Stockwell a un style " intuitivement réaliste ", le mélange des milieux contrastés est très bien perçu. On retrouve de magnifiques plans poignants entre les deux héros , difficile de rester insensible.
Parents et ados sont concernés dans ce film. Désormais vous n’aurez plus d’excuse à ne pas comprendre vos enfants, CRAZY BEAUTIFUL incite au dialogue et ça fait du bien .
Clémence Grouillé
NOTES DE PRODUCTION
CRAZY BEAUTIFUL est un projet de Mary Jane Ufland et Harry J. Ufland, dont les filmographies respectives incluent des productions aussi marquantes que TAXI DRIVER, RAGING BULL, BLADE RUNNER, LA LOI DE LA NUIT et LA NEIGE TOMBAIT SUR LES CEDRES.
Mary Jane Ufland :"Au départ, ce devait être une simple comédie romantique ado, mais un dirigeant de la Touchstone Pictures nous a orienté vers une veine plus sérieuse, et encore plus séduisante à nos yeux. Nous avons alors rencontré Phil Hay et Matt Manfredi, deux scénaristes avec qui nous souhaitons travailler, et avons posé les bases de cette histoire tendre et sincère entre un garçon et une fille issus de milieux contrastés."John Stockwell (Réalisateur) :"Nicole (Kirsten Dunst) est une gosse de riche instable, fantasque et provocatrice, qui se détruit à petit feu. Carlos (Jay Hernandez) est un latino d'East L. A., intelligent, ambitieux et prometteur, dont l'avenir rique d'être compromis par l'amour qu'il voue à Nicole. Détail inhabituel : le père de Nicole s'oppose à cette relation non pas pour "protéger" sa fille, mais parce qu'il craint… pour le garçon."LES PERSONNAGES
Kirsten Dunst apparut tout de suite comme une candidate idéale au rôle de cette adolescente rebelle.
John Stockwell :"Des amis réalisateurs et producteurs m'avaient vanté ses qualités. C'est une comédienne remarquable qui a d'énormes ressources. J'ai découvert en elle une fille joyeuse, équilibrée. Sa personnalité est à l'opposé de Nicole, mais dès le premier jour de tournage, Kirsten a complètement assimilé les attitudes, la voix, l'expression, le côté léthargique et dépressif de son personnage. La transformation était stupéfiante."Rachel Pfeffer :"Kirsten s'est engagée à fond, avec autant de courage que d'honnêteté. Elle a accepté sans rechigner de couper ses beaux cheveux, d'appliquer un minimum de maquillage, d'adopter un look "grunge". Jusqu'ici, on l'avait surtout vue jouer des filles BCBG ou la meilleure copine de l'héroïne. C'est la première fois qu'un film est centré sur elle et qu'elle peut s'approprier complètement un rôle. Un travail qui nous a fascinés."Kirsten Dunst :"Nicole est le contraire de ce que j'ai joué jusqu'ici. CRAZY / BEAUTIFUL est une approche réaliste, intense et authentique d'un personnage dénué de projet et d'ambition, d'une fille à la dérive qui entame sa vie d'adulte avec un lourd bagage. Je suis ravie que John Stockwell m'ait montré une telle confiance."FICHE ARTISTIQUE :
Kirsten Dunst : Nicole Oakley
Jay Hernandez : Carlos Nuñez
Joshua Feinman : Joueur de foot
Bruce Davison : Tom Oakley
Lucinda Jenney : Courtney Oakley
Rolando Molina : Hector Nunez
Taryn Manning : Maddy
Keram Malicki-Sánchez : Foster
Rick Dallago : Prof de Photo
Bob Sattler : Officier de Police
L’AVIS DE LA PRESSE :Chronic’art : " Crazy / Beautiful ressemble à une sitcom évidée, une enveloppe clean dissimulant un gouffre sans fond."
(article entier disponible sur le site de Chronic’art)
CinéLive: " Si la jeunesse friquée de Larry Clark se défonce à l'héroïne, celle de John Stockwell se contente d'une canette. Et encore... "
(article entier disponible dans Cinélive n°53, page 66)
HEAT met en scène une galerie de marginaux autour de la piscine du Tropicana Motel, à Hollywood. Joey Davis, ex-star d’une série western télévisée, cherche à refaire surface comme chanteur de rock. C’est là qu’il rencontre une actrice vieillissante, qui propose de l’héberge dans sa grande villa…
Un film de Tony Gatlif, avec Oscar Copp, Lou Rech, Tchavolo.
SYNOPSIS
Max est un jeune garçon de dix ans, passionné de jazz et de musique manouche. En vacances chez sa grand-mère, il décide de partir à la découverte du quartier gitan et de la culture manouche.
Max achète tout d'abord une vieille guitare, puis prend des cours auprès de Miraldo, un génie de la musique jazz. Le temps d'un été, il va donc totalement s'immerger dans le monde des gitans.
Très vite, il rencontre Swing, une jeune manouche de son âge. Ensemble, ils vont vivre leurs premiers émois amoureux, avant de vivre une dure séparation à la fin de l'été…
L'AVIS DE LA REDACTION
SWING. Jamais un titre n'avait semblé autant en harmonie avec le contenu du film. A lui seul, il suffit à en résumer toute l'émotion, a en délivrer le message : swingue avec la vie !
Tony Gatlif était pourtant parti d'une histoire toute simple : un petit garçon, Max, découvre durant ses vacances le milieu tzigane et se lie d'amitié avec une fille de son âge, prénommée Swing. Bref, rien de bien enthousiasmant. Mais, le résultat est surprenant.
Le réalisateur nous livre un film très réussi, contenant une large palette de couleurs et d'émotions. Durant les 90 minutes du film, le spectateur ne s'ennuie pas une seule seconde. D'ailleurs, on a plus vraiment envie de partir, mais juste de savourer chaque moment en espérant que la musique de fin, une berceuse, ne s'arrête jamais.
SWING distrait, fait chanter, danser, rigoler, sans oublier d'émouvoir. Le film est également un témoignage sur la culture tzigane. Il nous fait découvrir ce milieu en nous y introduisant par la petite porte, à travers les yeux de Max et de ses aventures avec Swing.
La musique, essence même de cette culture, est le fil conducteur du film. Elle conditionne d'ailleurs les mouvements de caméra. Cette dernière suit la musique, virevolte, danse autour des acteurs ; tout en sachant de temps à autre, se faire plus discrète (comme lors du récit de la grand-mère sur sa déportation durant la guerre). Elle reste alors là sans bouger, pour tout simplement recueillir ce témoignage si douloureux. La musique évoque également la liberté. Celle de Swing, qui pourtant, paradoxalement à son appartenance au peuple du voyage, ne quitte jamais les HLM.
Les deux enfants, interprétés par Oscar Copp et Lou Rech, sont à l'image du film : beaux, touchants et si vrais.
Bref, SWING est un film qu'on n'oublie pas. Un film comme on aimerait en voir plus souvent !
Caroline Mathivet
ENTRETIEN AVEC TONY GATLIFAprès VENGO, l'histoire d'une vendetta, vous entrez avec swing dans l'univers tendre de l'enfance et des premiers émois amoureux."J'ai choisi de mettre en scène un enfant, Max, avec son regard pur, sans a priori, sans préjugés, face à un monde qu'il ne connaît pas. Mais, dans mes films, on retrouve souvent l'idée d'un individu qui s'aventure dans un lieu, une ethnie ou une communauté qu'il ne connaît pas. Dans LATCHO DROM, la caméra était une étrangère qui découvrait diverses tribus de gitans au travers d'un long voyage, de l'Inde jusqu'à l'Andalousie. Dans GADJO DILO, un "gadjo", un étranger en langue rom, débarquait dans un village de Roumanie où il tombait amoureux d'une Tsigane."Max découvre le monde des Gitans, il est intié à leur musique et leurs traditions."Max vient chez les Gitans pour chercher une guitare, c'est la musique qui fait le lien. Max est initié à tout un mode de vie différent du sien. Il va découvrir ce monde parce qu'il est précisément dépourvu d'a priori, et totalement détaché du monde de sa mère qui passe sa vie à s'agiter avec son téléphone portable."Au départ, Swing est un garçon manqué, puis elle va découvrir et affirmer sa féminité."Au départ, Swing, voyant comment les femmes manouches vivent autour d'elle, préfère encore rester dans l'ambiguïté de l'enfance. C'est en rencontrant Max, le petit gadjo, qu'elle va effectivement découvrir et affirmer sa féminité."Entre ces deux enfants, c'est la rencontre de deux mondes, de deux éducations, de deux rêves…"C'est la culture de l'écrit et celle de l'oral. Max éprouve le besoin d'écrire ses souvenirs. Pour Swing, écrire, ça ne représente rien, elle ne sait pas lire. Chez les gitans, cette culture, cette transmission orale a été en partie anéantie avec les camps nazis."Comment avez-vous trouvé les jeunes interprètes de Max et Swing ?"J'avais fait passer une annonce dans un quotidien. Oscar Copp vit en Dordogne, il a vraiment la frimousse que j'imaginais pour Max. Lou Rech, qui joue Swing, a un côté "garçon" et cet air farouche… Les manouches du quartier du Neuhof la prenaient pour une des leurs, alors que c'est une petite Parisienne ! J'ai trouvé qu'ils allaient bien ensemble ces deux-là. Je leur ai fait passer des tests, des improvisations, mais sans leur donner de textes précis. Pour moi, le plus important, dans un premier temps, c'est l'énergie, la gestuelle. Je leur ai demandé de se regarder dans les yeux. Les préadolescents n'osent pas se regarder dans les yeux, ils sont troublés, alors ils rient. J'aimais beaucoup^la façon dont Oscar et Lou se regardaient dans les yeux. Mon choix s'est fait sur ce regard-là."L’AVIS DE LA PRESSE :Libération : "Tout cela donne au dernier Gatlif un côté heureusement mélangé, impur, de rêve, de mise en scène, d'émotion et d'histoire. Alchimie que, dans sa carrière, le réalisateur a souvent voulu atteindre et qu'il réussit tout à fait ici."
Edouard Waintrop (article entier disponible sur le site de Libération)
Studio : " On appréciera (...) l'humanité, la tendresse, la chaleur et la force du témoignage du réalisateur sur une culture en voie de disparition. (...) En revanche, on regrette une écriture scénaristique lâche et naïve, trop en deça du propos initial."
M.R. (article entier disponible dans Studio Magasine n°176, page 29)
Les Inrocks : " On pourrait certes pinailler sur quelques écarts – une vision naïve et politiquement correcte de la fratrie ethnique, des scories formelles ou un peu de jeu dans la direction d'acteurs-, mais ces réserves sont balayées par l'élan qui anime SWING, ainsi que par la présence Lou Rech. "
Bertrand Loutte (article entier disponible sur le site des Inrocks)
Première : " Moins intense que VENGO, moins remuant que GADJO DILO, SWING est sans doute le film de trop dans la veine folklorique chère à Gatlif."
C.N. (article entier disponible dans Première n°301, page 45 et sur le site de Première)
Un film de Francis Ford Coppola, avec Robin Williams, Diane Lane et Jennifer Lopez.
SYNOPSIS
Depuis sa naissance, Jack est atteint d'une maladie très rare : son corps vieillit quatre fois plus vite que son mental et, à dix ans, il en paraît quarante ! Maintenu à l'écart des autres enfants jusqu'alors, Jack n'a qu'un seul ami Mr Woodruff qui est aussi son professeur particulier. Comme il insiste pour aller à l'école avec des enfants de son âge, ses parents finissent par accepter qu'il fasse sa rentrée. D'abord rejeté, il devient vite la coqueluche de ses camarades. Néanmoins, sa terrible maladie lui rappelle chaque jour qu'il n'est pas comme tous les autres enfants de son âge…
LE DVD :
Format : 1.85.
Versions sonores : VF et italienne en 5.0, VO en 5.1.
Sous-titres : anglais, portugais et hollandais ; anglais pour malentendants.
Un film de Jon Turteltaub, avec John Travolta, Kyra Sedgwick et Forest Whitaker.
SYNOPSIS
Georges est un brave mécano, légèrement attardé, à la vie un peu simple. Tout bascule le jour de ses 37 ans, quand il se rend compte qu'après avoir été frappé par la foudre, quelque chose le transforme en génie assoiffé de connaissance et doué de pouvoirs télékynésiques. Il est amoureux d'une jeune femme et fera tout pour conquérir son cœur, mais il sème malgré lui le trouble parmi les habitants de la ville… Jusqu'à ce que les scientifiques s'intéressent à lui et découvrent que le déclancheur de ses pouvoirs, c'est une tumeur au cerveau qui ne cesse d'empirer…
LE DVD :Format : cinémascope.
Versions sonores : VO en 5.1, VF et italienne en stéréo Dolby surround.
Sous-titres : français, anglais, hollandais et portugais ; anglais pour malentendants.
Sandra Bullock joue ici le rôle d'une jeune guichetière de métro célibataire, qui tombe amoureuse d'un riche homme d'affaire, qui l'ignore totalement. Il se fait un jour agresser et tombe sur la rame, dans le coma. Suite à une méprise aux urgences, la jeune guichetière en vient à se faire passer pour sa fiancée…
Un film de Richard Glatzer et Wash West, avec Scott Gurney, Michael Cunio, Deborah Harry
Fluffer est un film sur l’obsession, la soumission, l’argent et la sexualité. L’histoire tourne autour de Johnny Rebel - une « Porn Star » remplie de paradoxes.
En effet, bien qu’il soit hétérosexuel, Johnny gagne sa vie en tant qu’icône du cinéma porno gay.
La raison : l’argent.
Sean McGinnis est jeune, naïf et aventureux. Débarquant à Los Angeles pour démarrer une carrière dans l’industrie du film, il travaille finalement pour l’enfant illégitime d’Hollywood : l’industrie du Porno.
La raison : Johnny Rebel.
Julie Disponzio, connue également sous le nom de Babylon, est une des meilleures danseuses du club de strip-tease « Leggs ». Elle a tant bien que mal une relation depuis trois ans avec Johnny Rebel.
La raison : elle l’aime.
Sean devient cameraman en espérant pouvoir se rapprocher de son idole. Le premier jour de tournage, il dépasse les limites de son job en devenant le fluffer de Johnny Rebel. Alors que Sean est fasciné par l’image de Johnny, Babylon est confrontée à ce qu’il est en réalité. Johnny, lui, ne s’intéresse qu’à lui-même.
L’industrie du sexe sert de toile de fond à ce triangle, où Sean découvre peu à peu les personnages et les pratiques ambiguës qui sous-tendent le monde du porno. Johnny est de plus en plus accro à son statut d’idole et à ses fans qui deviennent de plus en plus rares, et il ferait n’importe quoi pour continuer à être en haut de l’affiche.
C’est à ce moment-là que tout va basculer
Un film de Fritz Ungelter avec Lidija Kovacevic, Esad Krcic, Boris Ninkov, Nedeljko Vukasovic.
SYNOPSIS :
Au début du XXe siècle, dans une petite ville yougoslave au bord de l'Adriatique, Branko, un jeune garçon, vient de perdre sa mère. Il ne sait pas où se trouve son père, un violoniste ambulant. Sa grand-mère, considérée comme une sorcière, lui refuse son aide. Se retrouvant à la rue, Branko est accusé à tort d'un vol, il est alors jeté en prison. Mais il devra sa libération à Zora, une jeune fille qui dirige une bande de vagabonds. Celle-ci est également connue sous le nom de Zora la rousse. Elle emmène Branko dans son repaire et lui propose ensuite de rejoindre sa confrérie : celle des Uskoques : des êtres libres, fiers et conquérants, qui, pour survivre, sont obligés de voler.
LE DVD :
Image : Ecran 4/3, Plein Ecran
Son : Mono Français
Sous-titres : Sans
Bonus : - La série
- Le diaporama
- Les personnages
- La chanson
FICHE ARTISTIQUE :
Zora : Lidija Kovacevic
Branko : Nedeljko Vukasovic
Le maître : Edgar Mandel
Nicola : Andjelko Kos
Pavle : Esad Krcic
Duro : Boris Ninkov
Gorian : Dragomir Felba
Begovic : Uwe Falkenbach
Dordevic : Erich Schleyer
FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Fritz Ungelter
Scénario : Bora Cosic
Production : JRT
Musique : Christian Bruhn
Maud Bailey est une brillante et intègre universitaire britannique, qui a priori n'a rien à voir avec Roland Michell, un étudiant américain plutôt volage. Seulement, les deux jeunes gens se découvrent vite une passion commune : la poésie victorienne. Tous deux fascinés par la représentation de l'amour à travers la poésie anglaise, ils vont peu à peu en reproduire les schèmes. En se rapprochant, les deux amants livrent ainsi une succession de poèmes et de journaux personnels qui magnifient leurs aventures extra-conjugales.
Il était une fois une charmante princesse, Anne, dont les nerfs, mis à rude épreuve par un protocole draconien, craquèrent un jour alors qu'elle était en visite officielle à Rome. Avant que le puissant somnifère qu'on lui a administré ne fasse effet, elle a le temps de s'enfuir de l'ambassade et de gagner les rues de la ville éternelle. C'est là, sur un banc public, que Joe Bradley, jeune et beau journaliste américain, la recueille endormie et l'emmène finir la nuit chez lui. Il apprend le lendemain par la presse que la princesse Anne, victime d'un malaise, a dû annuler toutes ses réceptions. Joe, qui a ainsi identifié sa protégée, négocie avec son patron le scoop de sa vie. Anne, à son réveil, se fait passer pour une pensionnaire fugueuse auprès de Joe qui ne lui dit rien de son métier et de son projet…