Ciné Live :
" L'emblème de Banania serait, en France, un descendant direct de cette forme de spectacle prisée aux Etats-Unis depuis le milieu du XIXe siècle. Tellement extrémiste dans son racisme d'autant plus “fashion” que ce sont deux Noirs (grimés à l'outrance) qui en sont les stars, l'émission bat des records d'audience.
Cette démonstration par l'absurde est tellement retorse dans ce qu'elle suggère que l'on se prend à rêver d'un Spike Lee qui aurait enfin pris du recul sur son propre combat. Pourquoi faut-il alors qu'à mi-parcours il retombe sur ses pattes politiquement correctes en assénant une morale anti-raciste pourtant déjà tout entière inscrite en filigrane de son cynisme affiché ? Mystère. Dommage, parce que Bamboozled pouvait facilement prétendre au titre de son œuvre la plus aboutie, la plus percutante. Ce n'est vraiment pas passé loin. "
Grégory Alexandre (Article entier disponible sur
Loisir.net)
Télérama :
" Embrouillé, mal fichu, soûlant, ce pamphlet prétend stigmatiser la représentation des Noirs dans les médias (…).
Image disgracieuse, jeu hystérisé et limité des acteurs, séquences étirées : c'est à croire que Spike Lee se fout délibérément de la mise en scène. Il tient pourtant un sujet intéressant : que faire d'un stéréotype quand il est scandaleux ? L'ensevelir à tout jamais ? Ou l'éreinter de l'intérieur grâce à l'humour ? "
Jacques Morice (Article entier disponible sur le site de
Télérama)
Les Inrockuptibles :
" Pour quelques secondes bidonnantes et percutantes (notamment une fausse pub Tommy Hillfiger), il faut subir le prêche pédagogique de Lee, toujours prêt à enfoncer plusieurs fois le clou en se trompant de méthode, notamment par un montage très didactique d’extraits retraçant l’image des blacks selon Hollywood. "
Alex Masson (Article entier disponible sur le site des
Inrocks)