Après Lanvin et Jugnot, Lanvin et Poelvoorde, Lanvin et Dubosc et bien d’autres avant, voici Lanvin et Daroussin. Il se trouve que ce dernier tandem marche plutôt bien. Il ne révolutionne pas le genre (les ficelles ne sont jamais suffisamment usées pour ne plus s’en servir nous dira-t-on) mais les quiproquos, dialogues et retournements de situations fonctionnent bien.
On retrouve un larbin Lanvin juste ce qu’il faut entre
Le Goût Des Autres et
Le Boulet, et l’on est tout aussi étonné de voir que c’est au tour de l’attachant
Jean-pierre Darroussin de jouer au vieux beau.
Loin de l’époque de
Mes Meilleurs Copains où les deux acteurs partageaient la même affiche, ils se retrouvent aujourd’hui dans un autre contexte à rigoler, celui, ô surprise, de l’abus de pouvoir des banques et ses conséquences sur l’économie des petites gens. Des fois qu’on ait envie d’en rire.
Et bien oui.
Sans caricaturer, les réalisateurs Gérard Bitton et Michel Munz (scénaristes de La Vérité Si Je Mens ! 1 et 2), mettent juste ce qu’il faut de sel et de poivre pour que l’on apprécie la soupe.
Les seconds rôles ne sont pas mauvais non plus. On en viendrait à se demander à qui l’on confierait son argent, à l’intraitable grand patron de banque d’affaire ou au conseiller benêt d’une petite agence de quartier. Reste que leurs deux interprètes sont drôles, chacun dans leur registre.
Erreur de la banque en votre faveur se révèle donc être une bonne alternative au discours apocalyptique ambiant. Sans se focaliser seulement sur les rapports à l’argent, on s’amuse de la relation entre deux amis qui tentent malgré les situations de réaliser leur rêve de toujours.
Joséphine Avril