Critiques : Retour à Cold Mountain

    en DVD le 04 Novembre 2004

Notre critique : Retour à Cold Mountain

    La grande histoire d’amour impossible sur fond de guerre… Déjà vu mais efficace

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Après son TALENTUEUX MR RIPLEY, Anthony Minghella renoue avec le genre qui lui valu plusieurs Oscars pour LE PATIENT ANGLAIS, celui de la grande fresque romantico-historico-dramatique. RETOUR A COLD MOUNTAIN, adapté du roman du même nom de Charles Frazier, nous emmène dans l’Amérique des années 1860, en pleine guerre de Sécession, à la rencontre d’Ada, fille du Pasteur et d’Inman, ouvrier. Un regard, un mot, un baiser… C’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens, mais Inman doit partir à la guerre... Ada choisit de l’attendre.

    Dès les premières scènes, un ton mélodramatique et très classique se dégage du film, avec ses combats sanglants sur fond de grande musique classique, et cette photo d’Ada qu’Inman garde sur lui au milieu des bains de sangs et mutineries.
    Tout laisse alors à penser à un traditionnel amour impossible au milieu d’une guerre sanglante. Et c’est le cas, mais l’on se laisse très vite prendre dans cette histoire passionnée et finalement passionnante. On connaît d’avance la fin du voyage d’Inman pour retrouver sa belle, on se doute également de l’issue de leur histoire d’amour… mais qu’importe, on la suit avec grand plaisir. Et si l’on s’intéresse tant à cette romance finalement sans grand rebondissement ni attente, c’est parce qu’elle est portée par des acteurs fabuleux, capables par leur simple présence de nous passionner pour n’importe quelle histoire, aussi peu intéressante soit-elle.
    Nicole Kidman, gracieuse et majestueuse, dont le visage d’ange illumine le film ; Jude Law, aux métamorphoses physiques impressionnantes, nous livrant une interprétation juste et réussie d’Inman ; Renée Zellweger enfin, sans doute la plus grande surprise du film. Dans un rôle difficile, loin de ce que l’on connaissait d’elle, elle révèle une nouvelle fois ses talents de grande comédienne, alliant subtilement dureté et tendresse. Un trio de tête supporté par un casting de second rôles prestigieux tout aussi exceptionnels. Philip Seymour Hoffman (Veasey), Brendan Gleeson (Stobrod), Natalie Portman (Sara), Giovanni Ribisi (Junior) ou encore Donald Sutherland (le Révérend Monroe) pour ne citer qu’eux.

    Si l’histoire a des airs de déjà vu, le film tient par une distribution soignée et réussie, des acteurs de talents qui nous transportent avec plaisir dans la foule sentimentale de leurs personnages.
    Amélie Chauvet

Critiques : Retour à Cold Mountain 1 étoiles

  • CinéLive
    CinéLive

    "C’est une histoire d’amour comme on en lit dans les livres "
    Sandra Benedetti (article entier disponible dans Cinélive n°76, page 34)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    "Ce road-movie flamboyant respecte à la lettre tous les codes du genre. Mais, une fois n’est pas coutume, classicisme rime avec souffle, grâce à l’ampleur de la mise en scène du cinéaste, aux superbes décors de Dante Ferretti et au lyrisme des compositions du fidèle Gabriel Yared."
    T.C. (article entier disponible dans Studio Magazine n°197, page 33)
  • Chronic'art
    Chronic'art

    "RETOUR A COLD MOUNTAIN est le parfait condensé d’une oeuvre où se mêlent le chaud et le froid. Y demeurent cependant une singularité, une finesse, un refus de prendre le genre par le bas qui tranchent largement dans la moyenne hollywoodienne du moment."
    Vincent Malausa (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
  • Aden, Le Monde
    Aden, Le Monde

    "Ce n'est pas le mélo aux arrière-plans torturés, sociaux ou psychanalytiques... Non, c'est le bon gros mélo qui fait appel à vos sentiments les plus immédiats. (…) La mise en scène de Minghella (…) utilise les conventions du récit avec une élégance qui finissent par donner au film, derrière ses allures impersonnelles de mastodonte, une véritable touche d'auteur."
    (article entier disponible sur le site du Monde)
  • Première
    Première

    "Derrière cette moissonneuse à statuettes dorée résonne pourtant un deuxième film que véhicule le personnage d’Inman, désincarné par Jude Law avec une transparence éloquente."
    Nicolas Schaller (article entier disponible dans Première n°324, page 51)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    "Certes, on nage dans le romantisme effréné, mais il faut toutefois reconnaître qu’Anthony Minghella (Le Patient anglais) a le bon goût de couper juste comme il faut les scènes de violence et ne pas demander à ses acteurs de faire dans le cabotinage."
    Françoise Maupin (article entier disponible sur le site de Figaroscope).
  • Télérama
    Télérama

    "On se distrait comme on peut, car Minghella pimente assez laborieusement les diverses épreuves que rencontre Jude Law sur son chemin (…). Ce gros mélo qui tache laissera sur leur faim même les fans du Patient anglais."
    François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
  • Libération
    Libération

    "Ce long métrage (2h33) champêtre (avec navets, maïs, un coq...) est un mélodrame hugolien (pléonasme) : misérables, charniers, charité."
    Bruno Bayon (article entier disponible sur le site de Libération)
 

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