Critiques : 127 Heures

    en DVD le 20 Juillet 2011

Notre critique : 127 Heures

    Quand Danny Boyle vous prend aux tripes

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    À l’origine de tout, il y a un homme et son incroyable aventure : Aron Ralston, un randonneur américain casse-cou ayant été contraint de s’amputer une partie du bras droit après une malheureuse chute dans une crevasse. L’histoire, reprise par tous les médias et racontée par son protagoniste dans un livre (Between a Rock and a Hard Place), avait alors fait le tour de la planète en un clin d’œil, en pleine heure de gloire des Survivor ou Koh Lanta et présageant les Man vs. Wild qui allaient bientôt pointer le bout de leur nez télévisuel.

    Du coup, on serait tentés de dire qu’à l’origine de tout - et donc du film de Danny Boyle, il y a surtout un gros buzz. Pas faux. Il n’y a qu’à jeter un œil à la myriade d’articles consacrés à la scène de boucherie pendant laquelle le personnage (interprété par James Franco) se coupe le bras avec un ersatz de coupe-ongle… et aux multiples évanouissements que celle-ci a provoqué à travers le monde. Doit-on pour autant réduire 127 Heures à un coup de com’ ? Assurément non.

    Si le long-métrage peut certes légèrement souffrir de son aspect live Facebooko-Twittesque – un point faible largement dû à toute la campagne de pub soft-gore faite autour du film, il se révèle pourtant être un magnifique tour de force de mise en scène.
    Mettons cartes sur table, Boyle parvient, avec une apparente et déconcertante facilité, à filmer cinq jours dans la vie d’un mec attendant la mort le bras bloqué sous un caillou en nous plongeant progressivement dans une expérience audiovisuelle viscérale. Le temps, la faim, le froid, la trouille et la folie latente de Ralston sont palpables dans chaque plan, et si les yeux et la chair de James Franco y sont pour beaucoup, la caméra de Boyle, la photographie d’Anthony Dod Mantle et Enrique Chediak et le montage de Jon Harris magnifient assurément la performance.

    Alors oui, bien sûr, il y a LA fameuse scène, aussi magnétique que dure à regarder. On vous le dit tout net : elle est réussie. Très réussie même. Voilà, c’est fait, vous êtes prévenus. Maintenant, vous pouvez à loisir foncer découvrir cette balade hallucinatoire dans la tête d’un type qui, à trop vouloir vivre ses rêves d’extrême a failli crever dans un trou.
    Fascinant, vraiment.
    Eléonore Guerra

Critiques : 127 Heures 1 étoiles

  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Avec James Franco époustouflant, Danny Boyle nous offre dans son style percutant habituel une magnifique leçon de courage et d'espoir. "
    Philippe Ross (article entier disponible dans Télé7Jours n°2648, page 134)
  • Métro
    Métro

    " Une sorte de “Koh-Lanta” version hardcore en quelque sorte."
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 20/02/2011)
  • Mad Movies
    Mad Movies

    " Une confrontation quasi métaphysique entre le jeune homme et une nature sauvage qu'il semblait maîtrise. (...) Une mise en forme pertinente. (...) James Franco crève l'écran. "
    Alexandre Poncet (article entier disponible dans Mad Movies n°239, page 22)
  • Première
    Première

    " Hormis quelques séquences flash horripilantes et des effets gores inutiles, la tension habite l'écran en permanence. Moins sauvage que d'habitude, le découpage nous permet ainsi de nous identifier totalement au héros au point de ressentir viscéralement son abattement physique et moral. "
    Christophe Narbonne (article entier disponible dans Première n°408, page 36)
  • Technikart
    Technikart

    "Hypothèse de cinéma d'action introspectif, 127 Heures pratique une forme d'engorgement visuel au service de l'acteur, plaçant James Franco pile au centre du monde. Et puis il y a LA scène, le découpage du bras à la mini-tenaille."
    Benjamin Rozovas (article entier disponible dans Technikart n°149, page 97)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Danny Boyle réussit le tour de force de nous maintenir sous tension pendant plus d’une heure au fond d’une grotte. "
    Barbara Théate (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 21/02/2011)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive

    " James Franco porte le film à bout de bras, incarnant avec force ce personnage dont l'accident n'est que la conséquence d'un flirt perpétuel avec la mort. "
    Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Studio CinéLive n°24, page 33)
  • Positif
    Positif

    " S'il manifeste quelques uns des tics et manies de Boyle, son dernier film fonctionne tout du long, prouvant le talent manifeste du réalisateur. "
    Nicolas Bauche (article entier disponible dans Positif n°600, page 28)
  • Le Monde
    Le Monde

    " Célébrité instantanée, Adam Ralston est devenu le descendant numérique de Davy Crockett et ce film joyeux et superficiel ravira sans doute des générations d'aspirants explorateurs. "
    Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 23/02/2011)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Aron Ralston fiévreusement interprété par James Franco (...) la caméra survoltée de Danny Boyle (...) une formidable leçon de survie, une aventure humaine et spirituelle unique en son genre. "
    Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Figaroscope du 23/02/2011)
  • Brazil
    Brazil

    " Si le film est une réussite totale, c'est avant tout grâce à James Franco. Présent quasi continuellement à l'écran, il irradie la pellicule de sa beauté fragile et de ses flamboyantes mimiques. "
    Johan Girard (article entier disponible dans Brazil n°38, page 12)
  • Le Point
    Le Point

    " Un film survitaminé où l'on se gorge de grands espaces et d'adrénaline, au risque d'oublier les désagréments de l'aventure. "
    Florence Colombani (article entier disponible dans Le Point n°2006, page 89)
  • Paris Match
    Paris Match

    "Ce survival, tiré d'une histoire vraie et réalisé dans des décors naturels somptueux, vous prend aux tripes avant de vous retourner l'estomac. Qu'auriez vous fait à la place du héros? C'est la question que vous vous poserez en sortant de la projection"
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3223, page 8)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Entre flash-back d'un passé joyeux et délires provoqués par l'épuisement, le réalisateur de Slumdog Millionaire cède un peu trop à son goût pour les images clinquantes. "
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 23/02/2011)
  • Libération
    Libération

    " Danny Boyle est trop agité du bocal, trop obsédé par la crainte qu’une seconde d’ennui puisse se glisser entre les rouages rutilants des bécanes qu’il conduit à toute blinde, pour atteindre le cœur flippant de ce récit de la mort lente. "
    Didier Péron (article entier disponible dans Libération du 23/12/2011)
  • Ouest France
    Ouest France

    " Une musique tapageuse, un montage speedé, des images secouées, bref des effets de clip et de pub. Et aussi quelques séquences bien sanguinolentes qui habillent l'écran de rouge."
    (article entier disponible dans Ouest France)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " L'excellent James Franco ne parvient pas à sauver cette boursouflure interminable. "
    Jacky Goldberg (article entier disponible dans Les Inrocks n°795, page 72)
  • L'express (Styles)
    L'express (Styles)

    "Bancal mais pas inintéressant. "
    E.L. (article entier disponible dans L'express Mag n°3112, page 58)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " La nullité de 127 heures n'est pas totalement antipathique car elle semble empreinte d'une affligeante sincérité. "
    Vincent Malausa (article entier disponible dans Les Cahiers du cinéma n°665, page 40).
  • Télérama
    Télérama

    " Le réalisateur de Slumdog Millionaire, devenu maître dans l’art de transformer une réalité effrayante en conte de fées ripoliné, a boosté ce fait divers terrible en un pénible clip promotionnel pour sports extrêmes. "
    Jérémie Couston (article entier disponible dans Télérama n°3189, page 42)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
42 avis 4 étoiles
17 avis 3 étoiles
16 avis 2 étoiles
24 avis 1 étoiles