"D'Arenas et du roman éponyme grandement autobiographique qu'il a choisi d'adapter, il tire une œuvre nostalgique, un chant d'amour aux accents prématurément funèbres, baigné d'une tristesse sourde, sorte de négatif indissociable du positif extraverti et flamboyant de son héros. Cette homosexualité débridée et agressive vécue pour une défense illusoire face aux répressions du pouvoir cubain, Schnabel la souligne d'un désespoir poignant."
Xavier Leherpeur (Article entier disponible dans Ciné Live N°47 p.70)
Télérama
"Comme Basquiat (le premier film de Schnabel, consacré au célèbre peintre new-yorkais d'origine haïtienne), Avant la nuit est un film sur le pouvoir libérateur de l'art. De son talent d'écrivain, Arenas va faire une arme contre un régime inhumain. Constamment, on sent Schnabel enflammé par un sujet qui le pousse à oser un fertile mélange des genres. Chronique intimiste, montage de documents d'actualité, reconstitution minutieuse de l'embarquement des " déchets sociaux " (autorisés à quitter La Havane dans un moment de clémence de Castro) se télescopent avec des séquences fiévreuses, baroques, comme cette tentative d'évasion à bord d'une montgolfière très fellinienne."
Bernard Génin (Article entier disponible sur le site de Télérama)
Libération
"A aucun moment Schnabel ne défend un point de vue, il embrasse tous les sujets mais n'en étreint aucun. Mal fichu, mal joué par un Javier Bardem (Jambon, jambon) toujours faux, tournant au bottin mondain (Sean Penn, Hector Babenco, Johnny Depp en trave...), le film est une série de mauvais choix."
Jean-Marc Lalanne (Article entier disponible sur le site de Libération)