Critiques : Killer Joe

    en DVD le 06 Février 2013

Notre critique : Killer Joe

    Cruel et Savoureux

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Nous sommes quelque part au fin fond du Texas. Où les crapules côtoient les dépravés et où la morale semble avoir décampé depuis bien longtemps.

    Chris (Emile Hirsch) est l'un des petits dealers du coin. Mais Chris doit de l'argent à un gros caïd de la ville. Il a besoin d'argent, de beaucoup d'argent : 6000 dollars en tout. Il a alors une idée macabre et décide, avec son père, de tuer sa mère (jusqu'ici tout va bien) afin de toucher son assurance vie de 50 000 dollars. Mais Chris ne veut pas faire le boulot lui-même. On lui a parlé de ce type, Joe Cooper "Killer Joe" : un flic qui fait des "a-côtés", un tueur à gages très efficace.
    Chris le veut, mais sans un sou, impossible d'avancer la paie de Joe. Le tueur a une idée : il y a Dottie (Juno Temple), la petite soeur de Chris. Elle sera la caution.
    Mais en plus d'avoir une double identité de flic et tueur, Killer Joe est un redoutable manipulateur un peu (voire très) sadique...



    C'est dans cette atmosphère corrompue que William Friedkin nous plonge. Et, immédiatement, on est dedans. Tirée d'une pièce du dramaturge Tracy Letts, devenu scénariste du film, Killer Joe est un quasi huis clos à la fois sombre et savoureux. Dans une ambiance confinée et tendue, on suit ces personnages tous autant pourris les uns que les autres (seule Dottie est épargnée), dont l'histoire est racontée avec un malin sarcasme.

    D'une violence brute, Killer Joe choque autant qu'il séduit, grâce à une mise en scène parfaitement maîtrisée par William Friedkin, qui signe là probablement l'un de ses meilleurs films. De la superbe lumière au casting impeccable (dédicace à Matthew Mcconaughey - en pleine renaissance - dans le rôle titre), Killer Joe est une petite bombe cinématographique, après quoi vous ne verrez plus les ailerons de poulet de la même manière...

    Marie Devier

Critiques : Killer Joe 1 étoiles

  • Première
    Première

    " (...) tendresse pour les exclus et les personnages émotionnellement fragiles qu'ils plongent, non sans un certain sadisme, dans des situations impossibles afin d'observer leurs réactions, tels des entomologistes. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°427, page 34.)
  • Libération
    Libération

    " Assumant le risque de théâtraliser parfois à outrance les scènes les plus crues, Le réalisateur n’épargne rien, ne se refuse rien. "
    Bruno Icher (article entier disponible dans Libération du 5 septembre 2012)
  • Télérama
    Télérama

    " Dans cette face sombre, parfois brutale, le réalisateur de L'Exorciste mêle humour et carnage. "
    Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3269, page 45)
  • L'Express
    L'Express

    " Killer Joe? c'est Cendrillon revisité par un affreux jojo qui transforme le conte de fées en cauchemar. "
    Eric Libiot (article entier disponible dans L'express n°3192, page 110)
  • Studio ciné live
    Studio ciné live

    " Une oeuvre infiniment amorale. Friedkin à son meilleur. "
    T.C. (article entier disponible dans StudioCinélive n°40, page 36)
  • Les fiches du cinéma
    Les fiches du cinéma

    " A la fois détraqué et cool, à l'image de son héros, Killer Joe a toutes les qualités d'une série B. "
    N.M. (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2030, page 9 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
  • Positif
    Positif

    " William Friedkin, vieux briscard du "Nouvel Hollywood", est un sacré conteur. Il n'est même jamais aussi bon que lorsqu'il va à l'essentiel: c'est le cas tout le long des 102 minutes sans fioritures de son film "
    Ariane Allard (article entier disponible dans Positif n°620, page 46)
  • Le figaro
    Le figaro

    " Un thriller en forme de comédie, très noire et cynique "
    Emmanuelle Fois (article entier disponible dans Le Figaroscope du 5 septembre 2012)
  • Technikart
    Technikart

    " (...) Killer Joe n'est pas du grand Friedkin, même pas du très bon. "
    Léo Haddad (article entier disponible dans Technikart n°165, page 109)
  • Les Cahiers du Cinéma
    Les Cahiers du Cinéma

    " L'indécrottable cynisme de Friedkin a certes pu produire des merveilles à l'air empoisonné des villes et en s'étourdissant aux vertiges du cinéma d'action : à l'aune de l'inertie en vase clos de Killer Joe, il n'est plus qu'un argument un peu factice du talent pourtant bien vivace de son auteur. "
    Nom et prénom du journaliste (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°681, page 40).
 

Avis des Spectateurs

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