Notre critique : Un Ano sin amor
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Comme Au Cinema
Buenos Aires, 1996. Pablo, jeune auteur en herbe, est homosexuel, séropositif et adepte des plaisirs sado-masochistes. Le cadre est posé. Nous sommes face à un ovni dans le paysage cinématographique. Un ano sin amor, adaptation du roman autobiographique de Pablo Perez, est le premier long-métrage de la réalisatrice Anahi Berneri.
La jeune cinéaste présente une année de la vie du protagoniste, ponctuée de visites en milieu hospitalier et dans les endroits - glauques - SM. Ce dernier, à la recherche de l'amour, écume les petites annonces et s'adonne à ses fantasmes « particuliers » afin d'oublier sa maladie et la mort qui plane sur lui comme une épée de Damoclès. Durant ces pratiques sexuelles, le héros peut dès lors contrôler son corps et ainsi vaincre ses peurs.
Il peut paraître difficile pour le spectateur lambda de comprendre - sans juger ! - et de ne pas être choqué par la violence de certaines scènes… Scènes que nous pouvons légitimement estimer trop nombreuses et pas toujours justifiées et qui, par moments, frôlent la caricature. Mais il ne s'agit pas ici de voyeurisme gratuit. Au contraire, Anahi Berneri semble avoir voulu retranscrire avec le plus de véracité possible le quotidien de Pablo.
Âmes sensibles s'abstenir…Fanny Cairon
Mémoires d'un jeune homme gay
Critiques : Un Ano sin amor
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Les Cahiers du cinéma
" Comme son personnage, le film affirme sa singularité avec naturel et sobriété, ne demandant de compte à personne, ne réclamant pas qu’on l’aime ou qu’on le déteste. Il a la force et la fragilité de n’exister que pour lui-même. "
Nicolas Azalbert (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°611, page 61). -
Télérama
" Elle filme cette chronique avec une sobriété bienvenue, attachée avant tout à la rigueur de la forme. Elle montre ainsi sans convulsions des choses qui prennent aux tripes (…). "
F. S. (article entier disponible sur le site de Télérama) -
Zurban
" Ce film vaut surtout pour la manière dont le personnage affronte le VIH. "
É. Q. (article entier disponible dans Zurban n°295, page 51) -
Les Inrocks
" Mais c’est enfin dans la forme du film, bien plus que dans les quelques péripéties auxquelles son héros est confronté, que se joue la survie de celui-ci. S’il fait par son titre le constat d’une solitude détachée de l’amour et donc de la vie, un Ano sin amor (…) offre à Pablo de quoi se rattacher à la consistance du monde. "
Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrocks n°542, page 49) -
Positif
" Ce petit film est convaincant par sa simplicité, son style d’image (…)."
P.L.T (article entier disponible dans Positif n°544, pages 40-41) -
CinéLive
" Si elle réussit magnifiquement à filmer l'idée de ce corps se dégradant physiquement (…) la cinéaste s'égare en revanche dans les clichés (…) du milieu cuir gay. "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°100, page 70) -
20 Minutes
" Le portrait sans complaisance ni fausse pudeur d’un jeune homo argentin atteint du sida, entre clubs SM et trithérapies. "
(article entier disponible sur le site de 20 Minutes). -
Libération
" Principe de plaisir et pulsion de mort tricotent leurs ambiguïtés respectives dans ce film argentin réalisé par une femme, (…)un peu bancal et poisseux, mais qui mérite le détour. "
(article entier disponible sur le site de Libération) -
L'express
" N’était l’exposition parfois complaisante des scènes de sexe, scrutées dans leurs occurrences les plus crues, cette œuvre gravement légère toucherait juste. "
L. L. (article entier disponible dans L'express Mag n°2859, page 61) -
TéléCinéObs
" (…) Il y a une telle candeur dans le regard de l'acteur Juan Minujin que son chemin de croix (…) dégage une sorte de pureté que n'aurait pas renié Pasolini. "
B.A. (article entier disponible dans TéléCinéObs) -
Studio Magazine
" Ce film est victime de l'effet tout ou rien : soit on adhère au propos du réalisateur, à son parti pris de réalisme extrême (…) soit on le rejette pour les mêmes raisons (…). "
Benoit Deschodt (article entier disponible dans Studio n°223, page 30) -
Score
" L’image est crado, l’ambiance poisseuse. C’est lourd. Très lourd."
Emmanuelle Spadacenta (article entier disponible dans Score n°18, page 112) -
Première
" (…) Evoque avec tact l'époque où les malades du sida ont commencé à se soigner et à se projeter dans une nouvelle vie. Mais à trop se distancier des émotions de son héros, la réalisatrice livre un portrait sans âme (…). "
B.M. (article entier disponible dans Première n°351, page 46.)



