Catherine Deneuve et encore
Catherine Deneuve. Après
Venus Beaute Institut,
Tonie Marshall revient en consacrant entièrement son film à cette comédienne et en fait son égérie amoureuse.
Véritablement,
Au Plus Près Du Paradis est une pure comédie romantique dans la tradition des films américains des années cinquante, mais il est bien plus que ça. Il est, en effet, le signe d’une admiration profonde d’une réalisatrice envers une actrice d’exception. Du premier au dernier plan,
Catherine Deneuve, Fanette, remplit l’écran avec un naturel déconcertant. On aurait pu s’attendre à une mise en lumière artificielle, un hommage pompeux de cette comédienne or c’est avec grâce et simplicité que
Tonie Marshall la filme tour à tour élégante, séduisante, mélancolique, rêveuse, enivrante, amoureuse, en somme bien vivante. Une vraie femme en quête…
De quoi ? D’un souvenir qui la conduira sans se douter vers la réalité. De Paris à New York, Fanette ne cesse de chercher. A la moindre silhouette en costume gris, elle se retourne, court, s’émeut, se retrouve dans le film
Elle Et Lui de Leo McCarey qu’elle voit et revoit. D’ailleurs comme
Deborah Kerr, elle a rendez-vous avec cet homme "invisible" au sommet de l’Empire State Building, symbole de la conquête amoureuse. Tout au long du film, surtout dans la partie américaine,
Tonie Marshall distille le jeu amoureux. Face à un
William Hurt, totalement séduit et déconcerté,
Catherine Deneuve résiste car perdue dans l’illusion, elle ne peut se résoudre à vivre une passion avec un autre homme que celui de son passé. Résister ou vivre l’émotion et l’amour ?
Tonie Marshall livre sa réponse.
Elle offre à
Catherine Deneuve un rôle d’amoureuse fragile et contemporaine à travers une mise en scène simple et un scénario intemporel d’où son profond charme.
Anne Le Tiec