Critiques : L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

    en DVD le 16 Avril 2008

Notre critique : L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

    Le spectre d’un roi qui ne supporte plus sa couronne...

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema

    Once upon a time in the west…
    1881. Il était une fois une jeune nation assoiffée de figures mythiques qui lui offriraient enfin une identité.
    Il était une fois Jesse James, bandit et héros rocambolesque de ce continent nouveau-né. Il était une fois Robert Ford, jeune homme sensible ébloui par un astre bien trop brillant pour lui.

    Comment montrer la chute et la mort d’une icône silencieuse ? Comment filmer l’agonie d’une étoile ? La réponse se trouve incontestablement dans les pas d’Andrew Dominik. Habité par son sujet, le réalisateur se mue en conteur et nous entraîne par les sens dans un drame psychologique multiple et envoûtant.
    Envoûtant… comme le personnage étrange et pénétrant qu’il dépeint : un homme au charisme puissant, mais dépressif et glaçant (faut-il souligner la sobre et étonnante performance de Pitt ?). Intrigant comme l’étrange Robert Ford, transcendé par un Casey Affleck qui n’en finit pas de se révéler, ici en miroir brisé de Jesse James. Fascinant comme ce duo d’ombres dont les yeux clairs s’observent et se répondent en silence…

    Et l’on marche, hypnotisés, à la suite de ces brigands rongés par la peur, la violence et la paranoïa. Et l’on se surprend à regarder derrière leur épaule, inquiets, guettant nous aussi le colt d’un Jesse James vengeur, trahi. Redécouvrant le mythe du « héros », on plonge dans le regard de la bête traquée, de l’ombre silencieuse admirée et redoutée, du spectre d’un roi qui ne supporte plus sa couronne.
    Mythologie moderne et rêves de gloire, icône assassinée et disciple broyé, promenons-nous dans la légende, éblouis par la superbe photo de Roger Deakins (fidèle acolyte des Frères Coen). On entrevoit même Terrence Malick et Clint Eastwood se pencher et chuchoter à l’oreille de Dominik, enveloppés par la bande-son planante de Nick Cave.

    Fascination et tension montent et s’envolent jusqu’au moment attendu et redouté, dans une déchirante scène de suicide assassiné, aussi puissante et résonnante que la mort du traître sera étouffée.

    Le roi est mort, vive le roi.
    Eléonore Guerra

Critiques : L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford 1 étoiles

  • Elle
    Elle

    " Le traitement de l’image, avec ses ralentis, est d’une rare beauté (…) Exit le western traditionnel, il faut davantage parler de western poétique "
    Françoise Delbecq (article entier disponible dans Elle n°3223, page 48)
  • Libération
    Libération

    " (…) la même année deux films comme celui-ci et Zodiac- des œuvres avec des stars (…) "un film intimiste, déjà une gageure pour un western (…)
    Philippe Garnier (article entier disponible dans Libération du 10/10/07)
  • Télérama
    Télérama

    " La beauté engourdie de l’image et, aussi, la dilatation du temps dessinent une sorte de frustre paradis perdu."
    Aurélien Ferenczi (article entier disponible dans Télérama n°3013, pages 56-57)
  • Le Monde
    Le Monde

    " C'est un western lyrique, beau comme un film de Terence Malick, en plus mélancolique, voué au temps dilaté, à l'attente.(…) Une complainte, rythmée par une voix off. Un poème, un pèlerinage, une poursuite de fantômes."
    Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Monde du 10/10/2007)
  • 20 Minutes
    20 Minutes

    " Si Pitt a été récompensé à Venise pour sa prestation, Casey Affleck, traître fasciné par sa victime, est la révélation du film."
    C.V. (article entier disponible dans 20 Minutes du 10/10/2007)
  • Figaroscope
    Figaroscope

    " Ce nouveau film sur Jesse James est plutôt une longue et lente ballade qui chante le vieil Ouest et ses aventuriers avec un romantisme noir"
    Marie Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 10/10/2007)
  • L'express
    L'express

    " L’assassinat de Jesse James… est une œuvre magnifique, poétique et crépusculaire (…)"
    E.L (article entier disponible dans L'express Mag n°2936, page 129)
  • TéléCinéObs
    TéléCinéObs

    " La mise en scène est puissante (…) Le film doit aussi beaucoup à ses acteurs : Brad Pitt (…)fait de Jesse James un psychopathe attachant mais Casey Affleck, dans le rôle de l’inquiétant Robert Ford, réussit l’exploit de lui voler la vedette. "
    O.B (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2240, page 13)
  • Brazil
    Brazil

    " Outre la mise en scène de grande classe et la photographie magnifique, le chemin qu’emprunte la narration nous conduit à mieux percevoir la solitude et l’isolement dans lesquels vivait James."
    Véronique Kientzy (article entier disponible dans Brazil n°1, pages 26-27)
  • Première
    Première

    " (Le film) dessine en creux une parabole sur la célébrité et l’enfermement des icônes, s’interrogeant également sur la représentation des mythes."
    G.G (article entier disponible dans Première n°368, page 70)
  • Ouest France
    Ouest France

    " (…) cette longue fresque élégante et sophistiquée se compose lentement dans les recherches esthétisantes d’un chef-opérateur diablement inspiré "
    (Article entier disponible dans Ouest France du 10/10/07)
  • Metro
    Metro

    " (…) loin de la simple biographie linéaire, L’Assassinat de Jesse James est surtout un film poétique (…) mise en scène envoûtante avec ses ralentis et ses plans teintés sépia, légèrement floutés par moments. "
    Rania Hoballah (article entier disponible dans Metro du 10/10/07)
  • Studio Magazine
    Studio Magazine

    " On vit le film comme dans une transe. La photo magnifique donne aux paysages une ambiance irréelle. Ses images sont de la poésie à l’état pur. Pour autant, le film n’est pas abscons. L’intrigue est là (…)"
    Sophie Benamon (article entier disponible dans Studio n°239, page 26)
  • Positif
    Positif

    " (…) il a inséré ses personnages dans les paysages grandioses, parfois enneigés, de l’Alberta, et dans de vastes compositions panoramiques, qui, si elles miniaturisent les humains, n’en font pas moins résonner la note sublime propore au western épique. "
    Jean-Loup Bourget (article entier disponible dans Positif n°561, pages 42/43)
  • CinéLive
    CinéLive

    " Pitt et Affleck au sommet d’un duel d’interprétation dans le non-dit pour un anti-western à la mise en scène laborieuse. "
    Christophe Chadefaud (article entier disponible dans Cinélive n°116, page 47)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche

    " Sa mise en scène ne craint pas de plonger le spectateur dans une douce torpeur, soutenue par une photographie hypnotique et une musique tragique."
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 7/10/2007)
  • Télé7Jours
    Télé7Jours

    " Un peu longue et austère, cette démythification (…) laissera perplexe les fondus de fusillade, de chevauchées épiques et de duels au soleil. "
    Julien Barcilon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2472, page 136)
  • Le Parisien
    Le Parisien

    " Bien qu’un peu long, ce film épique renoue de fort belle manière avec le genre (…)"
    A.G (article entier disponible dans Le Parisien du 10/10/2007)
  • Les Cahiers du cinéma
    Les Cahiers du cinéma

    " Il en résulte une lenteur, une retenue, une platitude parfois plaisante, souvent pénible."
    Eugenio Renzi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°627, pages 31-32)
  • Paris Match
    Paris Match

    " (…) la relation trouble qui les lie et quelques scènes fortes composent l’atout majeur de ce film qui traîne un peu la patte (2h35) sans parvenir à trouver son rythme, entravé par un scénario qui manque de fluidité. "
    Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3047, page 50)
  • VSD
    VSD

    " (…) pensum esthétisant, qui tourne à vide malgré des acteurs exceptionnels et quelques séquences grandioses. "
    O.B. (article entier disponible dans VSD n°1572, page 58)
  • Les Inrocks
    Les Inrocks

    " (…) ce qui est plus gênant, c’est que L’assassinat De Jesse James Par Le Lâche Robert Ford est un film glacial (…). Alors que le western (…) même peuplé d’antihéros dépressifs, devrait toujours rester un genre brûlant. "
    Clélia Cohen (article entier disponible dans Les Inrocks n°619, page 49)
 

Avis des Spectateurs

Moyenne :  étoiles
106 avis 4 étoiles
36 avis 3 étoiles
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Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 55 520 entrées
  • Cumul IDF : 134 543 entrées

  • 1ère semaine France : 117 110 entrées
  • Cumul France : 297 690 entrées