Notre critique : Chacun sa nuit
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Comme Au Cinema
Chacun sa nuit, chacun ses rêves, chacun son côté obscur… Inspiré d’un fait divers, l’histoire de Pierre et Lucie n’est pas traditionnelle et nous plonge dans les profondeurs de la candeur, du fantasme et du trouble. Incroyablement particulière, leur relation se distingue par son côté hors norme et par un trop plein d’amour qui pourra gêner nombre de spectateurs. Pourtant, il serait réducteur de considérer leur rapport, malsain, et de se laisser choquer par les scènes de sexe, d’ailleurs bien plus sensuelles que bestiales.
La caméra de Pascal Arnold et Jean-marc Barr filme superbement les passages « sexuels » en apportant une naïveté propre aux adolescents et ne tombe pas dans le cliché du baisodrome. Elle sublime les acteurs collectionnant les gros plans mais aussi des travellings sur les hauteurs d’Aix-en-Provence. La nature omniprésente accentue la volonté de rendre les personnages purs. Saluons d’ailleurs la performance étonnement juste des interprètes qui confirment – une fois de plus ! – que la relève est assurée. Cette nouvelle génération surprend par un jeu d’acteurs empreint de pudeur, de naturel et de sensibilité accrue. Lizzie Brocheré qui incarne Lucie est magnifique dans son rôle de jeune fille à fleur de peau, prête à se perdre ainsi que sa dignité et son honneur, pour découvrir la vérité. Lucie est une héroïne des temps modernes… Belle, impulsive, entêtée, perturbée.
Chacun sa nuit a le mérite de ne pas être un film léger dont personne ne se souviendra dans quelques années. À certains moments, sa poésie nous prend aux tripes, nous provoquant un sentiment de malaise proche de la nausée, elle nous émeut et nous transcende.
Mais, finalement, cette valse des sentiments nous donne surtout envie d’aimer…Fanny Cairon
Une histoire troublante servie par des acteurs excellents
Critiques : Chacun sa nuit
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Studio Magazine
"Mais la beauté apaisée de leurs images n’a rien de gratuite : elle offre un contrepoint idéal à la violence terrible du récit. "
T.C. (article entier disponible dans Studio n°227, page 36) -
Les Inrocks
" (…) Parce que les réalisateurs sont dépassés par leur sujet (par ailleurs passionnant). "
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°564, page 62) -
Le Monde
" (…) Raccord entre le panthéisme solaire qui fonde la philosophie des auteurs et la barbarie d’un événement dont l’opacité lui résiste. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible sur le site du Monde) -
Télérama
" Un faux polar, où la vérité, lorsqu’elle se révèle, ne fait qu’accentuer l’incertitude. Comme dans Elephant de Gus Van Sant (les deux films reposent sur des faits divers), l’opacité l’emporte."
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama) -
Le Journal du Dimanche
" Une surprise intéressante. "
C.G. (article entier disponible sur le site du Journal du Dimanche) -
Première
" Le problème, c’est que les cinéastes en manquent aussi pour raconter leur histoire. "
G.D. (article entier disponible dans Première n°355, page 58.) -
Elle
" Tous surjouent, on adore… Non, c’est une blague. "
Héléna Villovitch (article entier disponible dans Elle n°3168, page 54) -
Ouest France
" Une histoire vraie, d'accord, mais un film impensable et impossible."
(article entier disponible sur le site de Ouest France). -
20 Minutes
" (…) Les dialogues et la mise en scène du film sont artificiels. "
(article entier disponible sur le site de 20 Minutes). -
TéléCinéObs
"On a du mal à compatir au spleen de ces ectoplasmes désincarnés (…). "
J.-P.G. (article entier disponible dans TéléCinéObs) -
L'express
" Un fait divers passionnant, une mise en scène ampoulée, un résultat affligeant. "
J.W. (article entier disponible dans L'express Mag n°2881, page 101) -
Score
" (…) Le commun des mortels se trouvera bien dépourvu face à cette farce cosmique. "
Audrey Zeppegno (article entier disponible dans Score n°22, page 97) -
Cinélive
" Le fait divers n’est que le prétexte à une plongée maladroite dans l’univers hypersexué de quatre ados (…) "
X.L.(article entier disponible dans Cinélive n°105, page 49) -
Les Cahiers du cinéma
" (…) la circulation du désir relève du parti pris littéraire plus que de la vérité cinématographique (…) "
Jean-Michel Frodon (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°616, page 43).



