" Avec Eminem, Hanson tient un vrai personnage de cinéma, une présence douée d'un indéniable charisme, un physique fragile qui contraste avec une grande violence intérieure. Kim Basinger enfin, avec son impeccable chevelure blonde et sa silhouette sculpturale, ruine le réalisme social de l'ensemble et devient une excellente incarnation de la contradiction interne d'un film qui hésite constamment entre récit honnête et film publicitaire."
Florence Colombani (article entier disponible sur le site de Le Monde)
Les Cahiers du cinéma
" 8 Mile ne raconte qu'en mode mineur les prémices de l'ascension vers la gloire de la plus grande star musicale du moment, pour aborder frontalement son véritable sujet plus léger et plus insaisissable: cette fameuse voix, comment elle naît, quelles rues l'ont fabriquée, de quel état du corps elle s'extrait, ce qu'elle invente sans justification autobiographique outrancière"
Olivier Joyard (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°576, page 85).
Télérama
" On frise l'hagiographie, avec des passages à la fois trop personnels (sur la mère) et trop superficiels pour être vraiment intéressants. C'est la limite et la force de 8 Mile : il touchera un large public, y compris des gens qui ne connaissent rien au hip-hop. C'est moins un film musical qu'un document attentif signé par un habile briscard qui porte un regard à la fois passionné et adulte sur une esthétique de la rage. Et qui, fasciné comme nous, assiste à la vraie naissance d'un acteur.
Car c'est peu dire qu'Eminem crève l'écran. Personne ne restera insensible. Dès qu'il est à l'image, il y a magnétisme. Sa gueule d'ange buté et encapuchonné, sa démarche chaloupée, son air absorbé suffisent à créer une tension."
Jacques Morice (article entier disponible sur le site de Télérama)