Finalement, cet Astérix, c’est une histoire de chiffres. 78 millions d’euros de budget. 15 millions d’entrées espérées. 40 pays concernés. Un nombre incroyable de stars, starlettes, vedettes, comiques, sportifs, et des acteurs, aussi, venus jouer les guest-stars dans un film comme l’Europe n’en fait pas. Du chiffre, du chiffre, du chiffre – pourtant pas beaucoup de pages de scénario, ça c’est sûr… Et puis finalement… Finalement, du rire aussi. Car oui, c’est vrai, certains passages sont tout de même assez poilants.
Evidemment, nous sommes bien loin du deuxième volet des aventures du petit moustachu sur grand écran. Il faut dire qu’avec son
Asterix Et Obelix, Mission Cleopatre,
Alain Chabat avait mis la barre très haut, nous offrant un vrai spectacle, avec un Jamel au sommet de sa forme et des dialogues chiadés qui faisaient revivre pour un temps les grandes heures des Nuls.
Astérix aux Jeux Olympiques se rapproche ainsi beaucoup plus du premier volet… Pas vraiment fidèle à l’esprit de la BD, totalement ciblé 2 – 99 ans, criblé de références musicales, de clins d’œil actuels, de jeux de mots un peu faciles, destiné à satisfaire l’ouverture sur l’Europe et le monde (une mannequin italienne, deux comiques espagnols, un pilote allemand, un beau gosse québécois, une vedette belge…), ces Jeux Olympiques se transforment en parade de stars venues faire leur show pour plaire à toi, public – et c’est ce qui forme finalement le pilier du film.
Notons tout de même Monsieur
Alain Delon, impérial en César et désopilant d’auto-dérision,
Clovis Cornillac, à l’aise dans sa moustache, et bien sûr,
Benoît Poelvoorde, toujours aussi talentueux - qui transformerait d’ailleurs presque cet Astérix en Brutus aux Jeux Olympiques. Bref, ce troisième volet, distrayant et sympathoche, ne casse pas des briques mais cassera sans doute la baraque…
Aurélie Maulard