" À grands renforts de moyens, il livre une scène de bataille qui fera date non seulement pour l’ampleur de la reconstitution, mais aussi pour l’ingéniosité visuelle qu’il déploie (…). Alternant plans larges sublimes – épaulé par une photo dans les tons gris-bleu de toute beauté – et serrés caméra à l’épaule, il parvient à capter chaque détail qu’il englobe dans un ensemble sidérant. Si le film se soucie moins des tenants et aboutissants de la bataille, contrairement au Tora !Tora ! Tora de Richard Fleischer, il évite toutefois l’excès de patriotisme et la caricature redoutée."
Laurent Cotillon (Article entier disponible dans Ciné Live N°47 p.55)
Libération
" Construit selon le même timing que Titanic (une heure trente de romance, une heure trente de massacre), Pearl Harbor est une tentative entêtée de l'élève pour dépasser le maître. Mais comme on ne se baigne jamais dans la même eau, on ne coule jamais deux fois de la même façon un bateau. Bay a beau faire glisser des centaines de figurants sur le pont à la verticale de ses navires de guerre, son film n'arrive pas au fond de cale de son modèle. Si Cameron parvenait habilement à montrer comment une catastrophe collective pouvait être une victoire personnelle (la libération d'une jeune femme), Bay patauge gravement pour trouver un happy end. "
Jean-Marc Lalanne (Article entier disponible sur le site de Libération)
Télérama
" Le lien entre les trois parties est aussi ténu que les personnages sont ectoplasmiques : c’est que Michael Bay, déjà célèbre pour deux films à forte plus-value pyrotechnique (Rock et Armageddon), n’est pas un as de la narration. Peu ou pas de suspense, des rebondissements téléphonés (un romancier de gare n’aurait pas osé le retour inopiné de Ben Affleck, qu’on croyait perdu en mer avec son Spitfire) : la seule figure de style que le cinéaste connaisse, c’est l’entassement, la surenchère, l’effet spécial qui en met plein la vue. "
Aurélien Ferenczi (Article entier disponible sur le site de Télérama)