Depuis
Toy Story,
John Lasseter s’est imposé comme une icône incontournable dans les films d’animations. Woody, Buzz l’éclair, Flash McQueen ou encore Luigi se sont facilement intégrés dans toutes les consciences cinéphiles. Désormais, il faudra rajouter à ce panthéon de héros animés Volt (ou Bolt en version originale) !
La dernière petite merveille de John Lasseter et des studios Disney.
Après les cow-boys, les fourmis et les voitures, c’est un chien qui tient la tête d’affiche. Volt est, à première vue, un chien héroïque. Regard laser, super « ouaf », forces extraordinaires… Chaque jour, il sauve le monde et sa maîtresse Penny pour le bien d’une série télé. Jusqu’au jour où il quitte subitement les plateaux télé persuadé que Penny est en danger. Commence alors une quête personnelle, spirituelle et amicale dans le monde réel. Là où ses supers pouvoirs ont disparu et dont les vraies valeurs vont se dévoiler au bout de son petit museau.
Les premières minutes peuvent surprendre. Hélicoptères, raids aérien et terrestre, nous sommes devant une des plus grandes scènes d’action et de science-fiction parue dans un dessin animé.
John Lasseter donne le rythme et ne le perd quasiment jamais. Durant 1h37, le héros canin nous entraîne dans ses aventures avec ses deux compagnons : la chatte Mittens et le hamster Rhino. Ce trio improbable va parcourir les Etats-Unis, ils vont se découvrir les uns et les autres. Entre eux va naître une véritable histoire d’amitié. Mention spéciale à ces deux acolytes qui sont parfaits. Certes un peu caricaturaux mais très réussis. Mittens, réaliste et qui a les pattes sur terre face à Rhino, le hamster naïf et crédule. Une relation très électrique ! Évidemment, qui dit Disney dit également bons sentiments. Mais
John Lasseter excelle dans ce qu’il fait et ne tombe jamais dans le pathos. Enfin, à un détail près : on aurait préféré éviter la séquence musicale « Un chien, un chat, un rongeur », un poil ridicule.
Et enfin, comme dans ces précédents films,
Volt, star malgré lui est une mine d’or pour les cinéphiles.
Matrix,
James Bond,
Superman les références des films classiques permettent aux parents de profiter de ce petit chef d’œuvre et aux enfants d’exalter devant les répliques de Rhino, Mittens et Volt.
Laurène Guillaume